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CHAPITRE II

Des agents chimiques employés pour l'étude des objets microscopiques '.

366. Le biologiste peut disposer comme d'une faculté nouvelle de l'ensemble des procédés chimiques pour perfectionner ses recherches sur les organismes et leurs parties, ainsi que sur les actes qu'ils accomplissent. Ils constituent un ordre de ressources d'une importance des plus grandes, en raison de ce que l'emploi des moyens qu'ils nous fournissent nous conduit plus' près de la nature propre des phénomènes fondamentaux dont la substance organisée

6St l6 siG"'-''6.

L'impo'î-tance directe des moyens d'observation, mais surtout la valeur logique de la connaissance de chacun des ordres.de caractères qu'ils nous dévoilent, vont en augmentant à mesure qu'on approche davantage de ceux qui sont d'ordre chimique, c'est-à-dire des réactions décelant les analogies et les différences de la composition immédiate de chaque espèce d'élément anatoraïque et d'humeur. La raison de ce fait est que la connaissance de ces données nous place plus près des conditions moléculaires d'accomplissement des actions exercées par les parties étudiées. Elle nous conduit plus près des notions relatives à leur état d'orgamsation, c'est-à-dire des conditions les plus directes de leur activité organique 11 y a donc dans l'étude des réactions et des autres caractères d'ordre chimique des éléments anatomiques, des humeurs comme des tissus, une question de méthode qui nous donne la raison scientifique de ce qui rend leur connaissance plus importante encore que celle des caractères physiques, ou de ceux de configuration et de volume lorsqu'il s'ngit de distinguer les éléments anatomiques d une espèce de ceux d'une autre espèce. C'est ainsi, par exemple, que deux ôle^ments de môme forme, de même volume, de même consistance etc ne peuvent être considérés comme de même espèce s'ils réagissent différemment. Sous ce rapport, leur emploi est des plus précieux pour éviter de tomber dans les erreurs de fait et d'interprétations, des plus singulières souvent, qui remplissent la

i rar m\. Grandry (de Liège) et Ch. Robin.

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