CHAPITRE II
Des caractères anatomiques que nous enseignent les injections.
8. Pour injecter des vaisseaux capillaires, des canaux glandulaires, des réseaux lymphatiques, de façon qu'on puisse durcir les pièces, pratiquer des coupes, examiner et conserver les préparations, il faut des instruments, des matières colorantes et des véhicules convenables, on doit s'entourer de raille précautions, enfin, c'est un art véritable qui doit être familier à tous les anatomistes. Mais avant d'étudier cette partie de notre sujet il importe d'examiner dans quel but ou remplit ces conduits.
Le but des injections en anatomie générale est de nous faire connaître , en premier lieu , la vascularité absolue des tissus, les uns par rapport aux autres, sans distinction des artères et des veines; en second lieu, la quantité et le volume relatif de ces deux ordres de vaisseaux et souvent en outre des lymphatiques ; enfin, en troisième lieu, la forme spéciale des mailles qui constituent les réseaux vasculaires, principalement de celles des capillaires. C'est ce qu'on appelle quelquefois le mode de lei^minaison des vaisseaux, qui, en général, présente un cachet particulier dans chaque tissu et indique par conséquent des différences de texture , lesquelles coïncident toujours avec des différences de propriétés. Cette forme spéciale des réseaux vasculaires et certaines dispositions des capillaires, sont donc importantes à bien connaître, surtout dans plusieurs glandes et diverses muqueuses.
9. Du reste, dans quelque tissu que ce soit, lorsqu'on étudie les vaisseaux dans un seul ordre d'organes ou de tissus, ou bien les vaisseaux indépendamment des autres éléments organiques, on est surpris du peu de l'ésultals auxquels -on est conduit, et on est forcé de reconnaître que les parties dans lesquelles on s'attendait à trouver des différences de vascularité considérables se ressemblent beaucoup. Ce fait est frappant pour les glandes eu grappe, par exemple, pour les séreuses, etc. Ce n'est qu'en tenant compte des autres élé-