G ' DES INJECTIONS NATURELLES
jectif, mais encore amenèiient la déchirure des tissus vivants au
point où les épingles les traversent.
Quelques gouttes de clilorofôrme ou d'une solution de curare sous la peau suffisent pour immobiliser une grenouille pendant deux ou trois heures. On injecte le curare en solution avec une seringue de Pravaz; ou on en place une parcelle sons les téguments; quelques gouttes suffisent pour déterminer une prompte immobilité. On obtient encore celle-ci sans arrêter là circulation par la section du bulbe, et chez les batraciens particulièrement en plongeant une aiguille à dissection entre les deux yeux parallèlement à la colonne vertébrale, et, en lui imprimant les mouvements nécessaires, on déchire l'encéphale pour empêcher ainsi les mouvements volontaires de l'animal.
Si les recherches doivent être faites successivement sur plusieurs grenouilles, on pourra les placer d'abord dans un vase -contenant de l'eau et quelques gouttes de chloroforme ou d'éther sulfurique pour les anesthésier ; on agira .de même pour les têtards, les salamandres, les poissons.
Chez les mammifères, une semblable étude neiDcut être faite que sur le mésentère et après de graves lésions qui abrègent la durée possible de l'examen, -car le sang cesse assez rapidement de circuler. Exceptons la chauve-souris, dont les ailes membraneuses se prêtent facilement à ce genre d'observation. Toutefois, à l'aide du curare injecté sous la peau, on rend l'examen de la circulation, dans le mésentère des animaux de cette classe assez facile, et on peut le continuer longtemps, surtout sur les nouveau-nés ou les jeunes.
Citons encore, comme application de ce procédé à l'étude de la circulation , l'examen des petits annélides vivants dont le sang est coloré, les Nais, par exemple, sur lesquels on constate les contraclions péristal tiques des gros et des petits vaisseaux.
7. Il arrive fréquemment de trouver sur des cadavres des organes injectés naturellement ; dans certaines maladies où le sang est altéré, une coagulation plus ou moins complète se forme dans les capillaire,;, de sorte qu'au moment de la mort, 4es artcrioles ne peuvent plus se vider comme d'ordinaire. On profitera de ces injections naturelles que l'on peut provoquer chez les animaux en liant d'abord les veines principales d'un organe ou d'un membre, puis, es artères peu de temps avant de les scarifier. En plaçant ces tissus injectés dans un mélange d'eau et de pcrchlorure de fer (i 0 o-rammes de pcrchlorure de fer liquide pour \ 00 grammes d'eau),