CHAPITRE V
Des luts ou ciments employés pour sceller les préparations.
539. Lorsqu'un objet est préparé, recouvert par la lamelle mince reposant directement sur ceki-ci et surleliquide qui doitleconserver ou sur une cellule destinée à le protéger, on fixe celte lamelle à l'aide d'un ciment qui, en se desséchant, empêche le glissement de celle-ci et l'évaporalion du liquide. Il permet ainsi le maniement et la conservation des préparations.
Les ciments employés sont très-nombreux. On peut les préparer soi-même ou mieux encore en acheter une provision de quelques centilitres, chez les fabricants de produits chimiques ou les préparateurs d'objets microscopiques. Ils les livrent et les envoient dans un flacon bas, à large ouverture bouchée au liège. Si, avec le temps, ils durcissent trop ou se dessèchent, on les raniolUt jusqu'à consistance voulue en y ajoutant de l'éther, du chloroforme, de la benzine, de l'essence de térébenthine ou quelqu'aulre des liquides servant à les préparer.
1° Chnent au bitume ou asphalte de Judée. 540. Le ciment le plus anciennement employé et qu'on se procure le plus aisément est le lut noir, ayant une consistance crémeuse. Use compose de bitume ou asphalte de Judée dissous dans des liquides qui varient d'un préparateur à l'autre. En Angleterre et en Allemagne il est désigné sous le nom de noir de Brunswick.
Il faut savoir qu'en demandant de l'asphalte au lieu de bitume de Judée, les marchands donnent parfois une asphalte d'origine quelconque, non séparée des matières terreuses qui l'accompagnent et