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CIMENTS COLORÉS

d'une matière un peu épaisse ; mais il est facile de le rendre fluide à volonté, en y ajoutant de l'essence de lérébcntliine, à une chaleur modérée Une couche très-mince, déposée au pinceau, suffit aux préparations conservées dans la glycérine. On applique ordinairement une couche plus épaisse, en forme de bordure, autour de la lamelle, bordure qui sert à protéger cette dernière sans nuire au bon aspect de l'objet.

Le ciment blanc sèche, en général, très-lentement, aussi est-il susceptible de s'affaisser sous une certaine pression, même après des mois entiers. On se gardera donc de superposer les préparations faites à son aide, et l'on évitera tout ce qui pourrait déterminer des adhérences. Mais cette mixtion, une fois solidifiée, n'est jamais sujette aux gerçures, aux éclals, ni à la formation de fentes ou de trous. Au bout de quelques jours, on peut déjà enlever, avec la lame d'un couteau, les bavures qui se trouvent en dehors des parties ciraeutéeè. Quant au ciment qui se serait trop étendu sur la face extérieur delà lamelle, on attendra plusieurs mpis avant d'y toucher. On se sert de l'essence de térébenthine pour nettoyer les pinceaux et les lames de verre auxquels iji adhère. (Frey, le Microscope. Trad. franç. Paris 1867, p. 247.)

6° Vernis coloré de Thiersch.

545. Quand des objets ont été enfermés dans du baume de Canada pur ou chloroformé, pendant des jours, des semaines et même des mois, on les entoure d'une bordure de solution de baume dans le chloroforme. Plus tard, mais jamais avant deux ou trois jours, on applique une dernière couche. Cette couche consiste en un. vernis coloré et épais de gomme-laque, indiqué plus haut (§ 542), préparé à l'esprit-de-vin, chez les marchands de couleurs et de drogueries. On le laisse soigneusement s'évaporer jusqu'à consistance d'un mucilage peu épais ; puis on le colore en bleu ou en jaune avec une solution concentrée et filtrée dans l'alcool absolu de bleu d'aniline ou degomme-gutte.On ajoute, enfin, environ 125 centigrammes d'huile de ricin par 50 gmmmes du mélange ci-dessus décrit; on laisse encore un peu s'évaporer, et on conserve le tout dans un vase parfaitement fermé. Si la concentration devient, par la suite, un peu trop forte, quelques gouttes d'alcool absolu suffiront pour y remédier.

On étend ce vernis, avec un pinceau, sur les bordures de baume de Canada, il durcit au bout de quelques heures, et clôt d'une

façon élégante el hermétique les objets conservés au moyen de substances résineuses. Les préparations dans les liquides, entourées de colle des doreurs anglais, peuvent très-bien subir cette dernière opération, en employant le vernis de gomme-laque coloré en bleu. (Frey, loc. cit., p. 248.)

7° Lut ou ciment à la cire à cacheter.

■ 546. La cire à cacheter fondue à la bougie peut être aisément employée pour cimenter les lames de verre des préparations quand on n'a pas d'autre matière sous la main.

On l'a aussi utilisée comme le copal, en dissolution dans l'alcool, l'essence de lavande, etc., pour former un vernis.

En résumé le plus employé des ciments est le premier de ceux qui ont été décrits, tel que le vendent les préparateurs et les fabricants de produits chimiques, ou rendu non susceptible de gerçure par un peu de térébenthine. Malgré la couleur noire 'du bitume de Judée, qui le rend salissant, c'est le plus commode, le reste n'étant qu'une question de préparation. Pourtant le ciment à la térébenthine du Canada séchée et dissoute dans le chloroforme (v. p. 567) le remplacera peut-être peu à peu.

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