DES MIROIRS RENVOYANT U LUMIÈRE SUR L'OBJET
bien qu'à celle du jour. Seulement, dans le premier cas, la teinte est plus jaune, le contour des objets paraît plus large et moms net; maiscette apparencedisparaîtenpartioauboutdequclquesmmules, à mesure que l'œil s'adapte à ce genre d'examen, et surtout par l'emploi du plus petit diaphragme, qui doit alors être mis en usage et rapproché autant que possible du porte-objet. A l'aide de ces précautions, on peut observer aussi facilement que de jour, on a môme une lumière plus vive que celle des nuages, que l'on augmente ou diminue à volonté ce qui est souvent utile avec les forts grossissements.
Mais cette lumière plus vive, plus éblouissante, est moins pénétrante, c'est-à-dire ne permet pas de distinguer les contours délicats de fibres ou de cellules plongées au milieu d'un tissu ; telles sont les cellules pâles qui tapissent la face interne des globules o-ano-lionnaires des racines spinales des raies, qu'on voit de jour et ne peuvent pas être étudiées à la lampe; les cas de ce genre sont du reste assez rares. Cet inconvénient est moindre avec les forts grossissements qui éteignent davantage la vivacité de la lumière qu'avec les autres.
Des miroirs renvoyant la lumière sur la préparation, dans l'objectif et l'oculaire.
565 Le miroir concave (voy. p. 125 et p. 139) doit être placé assez exactement à une distance de la surface de la platine portant la préparation telle, que le foyer de celui-là soit un peu au-dessus du niveau de cette surface, afin de donner le maximum de lumière possible Placé plus haut ou plus bas, il produit des franges sur les bords des objets, indépendamment de la perte de lumière qui resuite de la situation fausse du point où se rencontrent tous les rayons. En raison de l'aberration de sphéricité produite par la courbure sphérique du miroir, il est impossible d'avoir un point lumineux pour foyer; c'est toujours une surface d'une certaine étendue qui constitue celui-ci. Déplus, la section de cette surface n'est pas un cercle, mais une ellipse assez rètrécie et dont le grand axe est parallèle à l'inclinaison du miroir. On conçoit qu i ne peut en être autrement, le faisceau lumineux perpendiculaire a la platine étant rénèchi par une surface inclinée.
Tout ce que nous venons de dire s'applique aux rayons venant de l'infini et tombant en faisceaux parallèles sur le miroir (voy. p. l^ô, fio- 47) Si on emploie une source lumineuse rapprochée, le loyti se produit plus loin, et d'aulant plus loin que le point lumineux se
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rapproche davantage du miroir. Il faut donc éloigner ce dernier de l'objet, si on veut avoir le maximum de lumière.
Le foyer lumineux est aussi plus déformé et varie beaucoup d'intensité dans les différents points qui le composent ; il faut tâtonnerun peu pour s'assurer qu'on a obtenu le meilleur éclairage possible, et enfin, ilfaulfaire attention à ne pas placer la lumière (lampe, bec de gaz, etc.) trop haut (V. p. iOi). Dans ce cas, eii effet, le bord antérieur de la platine faisant ombre sur le miroir, une seule partie de celui-ci servirait efficacement, ce qui réduirait l'effet de l'éclairage à celui d'une lumière oblique, très-faible, il est vrai, mais cependant nuisible pour certains objets. Le support du miroir étant articulé (voy. p. 153, fig. 57) permet, du reste, d'obtenir, à l'aide du miroir porté hors de l'axe de l'instrument, les effets delà lumière oblique dont il sera question ci-après.
La grandeur des miroirs ne devrait pas excéder un certain nombre de degrés de leur courbure, 15 à 20 degrés. Au delà, les rayons venant des bords agissent comme ceux d'un condensateur. Cependant, les opticiens les font le plus grand possible, dans le but d'augmenter la zone annulaire marginale la plus avantageuse pour faire ressortir les qualités des objectifs à grand angle d'ouverture soumis à l'épreuve des test-objets.
Quant au miroir plan qui accompagne toujours le miroir concave dans les microscopes, son diamètre importe peu, son usage étant restreint à l'emploi des objectifs faibles.
566. Les miroirs sont formés de verre dont la surface inférieure est étamée au mercure ou argentée chimiquement.
Ce système a l'inconvénient de donner deux faisceaux de lumière différents, le premier réfléchi par la surface supérieure et le second par rétamage ; mais cet inconvénient est minime, comparé à la difficulté dé garder intact un miroir dont la surface supérieure serait métallisée par les procédés de Foucault ou simplement taillée dans le métal des miroirs de télescopes dont on se servait autrefois, car ces surfaces se ternissent promptement.
L'étamage au mercure a l'inconvénient de se piquer au bout de quelques années, c'est-à-dire de se charger de petites bulles rondes dont la multiphcation finit par diminuer sensiblement la quantité de lumière renvoyée. Cet inconvénient est plus grand encore, si le miroir mal fixé dans sa monture frotte contre celle-ci de manière à ce que l'étamage soit enlevé sous forme de plaques ou de fissures. 11 faut alors le faire rétamer, ou mieux, le faire argenter
^08 DES DUPIIRiVGMES ET DES ÉCRANS.
Des diaphragmes et des écrans.
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