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EMPLOI DE LA LUMIERE POLARISÉE

proque des cellules tant qu'elles sont encore juxtaposées. Ils se montrent suivant ces lignes de contact sous forme de sillons ou de lignes grisâtres, souvent très-pâles, difficiles à voir sur l'animal vivant ou sur l'épitliélium encore frais. Mais ils sont plus foncés, plus nets, quand les cellules se sont durcies et sont devenues plus granuleuses , par suite des premières modifications cadavériques qu'elles présentent après leur ablation ou après la mort de l'animal. Certains sels, comme l'acétate de plomb et surtout l'azotate d'argent, les chromâtes, l'acide chromique et autres réactifs en coagulant la substance des cellules, ou en se décomposant et se précipitant à la surface et dans l'épaisseur de ces éléments qu'ils colorent donnent à ces lignes (marquant la place des surfaces de contact réciproque des cellules) une plus grande épaisseur et une teinte plus foncée. C'est cet aspect qui a, par erreur, été décrit comme dû à la présence d'un ciment, destiné à unir les cellules entre elles, mais par des auteurs ne connaissant pas le mode de génération et d'individualisation des épithéliums non plus que les données précédentes.

ARTICLE III. — DE l'eMPLOI DE LA LUMIÈRE POLARISÉE.

575. La lumière blanche polarisée donne lieu à des phénomènes de coloration très-remarquables en traversant, soit de petits cristaux, soit des lames cristallines minces, soit des tissus placés au foyer de l'objectif, puis un prisme biréfringent superposé à l'oculaire. Un grand nombre de sels, des bois fossiles réduits en lames minces, Fèmail des dents, les muscles, l'épiderme, le derme, les cheveux, les fécules, etc., sont dans ce cas.

Lorsque par une étude méthodique de ces phénomènes, on est arrivé à reconnaître quels sont les corps qui jouissent de cette propriété et qu'elle en est l'intensité, on peut s'aider de cet ordre de caractères pour distinguer entre elles diverses substances. L importance de cet examen est assez grande pour que si habiuellenient on a deux microscopes sur la table de travail, on doit aisser a demeure le pnsme de Nicol sous celui qui est muni de faibles .objectifs, afin de pouvoir soumettre à volonté au prisme analyseur toute préparation dans laquelle on pense trouver des corps doues de la double réfraction.

Ce fut Henri Fox Taibot oui P7i -ts^.') n^v.. i i

, . , , "-^l,'^" l^-J^' employale premier un appa-

dfo " I ""'""^ du microscope po'ur

4,8 DO PRISME DE WCOl, OU rOUlllSATliUli.

subslancK animales el m ^.^ coiisli uire par

Uù est ^ , ji^alèurs pour les microscopes

^,rl::"eW.;Sre,uVea„eoup .'emploi de cet ordre

d'études. I polarisée, il faut cm-

6,6. Pour ' ^ Cet appareil se compose de deux

P'T H S e s n" r dit de Nicol, du nom du ph,s>parties. La Pf^'^ lÉvlimbour- son inventeur. Ce prisme est eien «-''f ^^'^f ^„^t"''7Jo°; substitue aux diaphragmes à enchâsse dans «ne montme^q^^ ^^^^^^^^ , ^

toules les fois qu'il est nécessaire de 1 emplir. Ce petit appareil s'appelle le potema- Lr et, parfois, mais à .ort,ilestdit,»ian-

"Te nrisme de Nieol est, comme on sait, r„™é'd un rhomboèdre de spath d lslon e d environ 25 millimètres de longueur (dg 104, i sûr 9 millimètres de largeur et d épais- ::!,:. on coupe le prisme en deux p.-ties p

plan conduit f'-^^:-^^^^:^:;:

deux des longues faces, et 1 on eu

t,„™e du canada '"/"/'t^e plus petit que

comme l'indice de ^^'^^''^^^'^^^d ue l'indice extraordidice ordinaire du rhomboèdre et plu „ra d 1 ^^^^^^

naire, le ra,on ordinaire se „„ite, le rayon

baume interposée enire les deu p,.mes P^^^^^^ , ,^

^;;rartra;ersé l'o.et .

Fig. 105.

USAGE DU PRISME ANALYSEUR. . hq

perposô à l'ociilairo et qui emboîte la partie supérieure du corps du microscope i R. Cette monture est percée au centre c, qui correspond à la fois au verre oculaire supérieur et à la face inférieure du prisme. Cet appareil se nomme \'anabjseur.W est préférable de l'avoir ainsi placé sur l'oculaire et mobile que fl.xé dans le corps du microscope au-dessus de l'objectif.

Lorsqu'on fait arriver le faisceau lumineux polarisé sur le prisme biréfringent a h, sans lui faire traverser la lame cristalline, on voit deux images de l'ouverture c dont l'intensité relative varie selon la position de la section principale du prisme par rapport au plan de polarisation du rayon. Elles se réduisent à une seule quand ces deux plans sont parallèles ou perpendiculaires entre eux-; effets qu'on peut obtenir facilement, parce que la monture e/-^, A tourne à volonté sur le microscope. Si, au contraire, on place au foyer de l'objectif une lame cristalline ou d'autres substances susceptibles de donner lieu à des phénomènes de co oration, la lumière polarisée éprouve réellement une double rétraction en traversant ces substances. Mais les deux faisceaux ne se séparent pas sensiblement à cause de la faible épaisseur de ceiles-la ; de sorte que le prisme reçoit un seul faisceau de lumière

'ZZ dfl ^^P^^^i^f-" dédouble ce faisceau et l'on voit deux images de 1 ouverture; de plus ces deux images sont colorées de couleurs complémentaires. i^i^iuiet. ae

nn!l?'r r '"^'"'T''' 'ï"'"'^ '"^t substances, placées sur le

fe nnsme . ni ^es images circulaires en faisant avancer sur ur son axe 1 cl" ' t'"'"' '''''''' - dernier

rt:;^::s^:;:«^^

wooui le cnamp. Ces derniers corps sont dits

»„uvcn. o. ceux ,ui agbsent .oat ■nvc.ome.U

cés ,^Xtrèfri^ ou de leur structure , ils dépo-

qu'en raison de leur Duunuo . j^^erse .

Lisent la lunn.re ^^^^^^^^^^ de lumière à celle qui a été produit , xls k ram neni a ^^^^^^

naturelle. (Yo^^ POur 1 expose ^^^^«^"^^^f^. f^. ^^..biée par Vana- . de l'extinction delalum. re blanch P;^^;;^;;'^;;^ c/umie Zyseur, les Traités de physique et Ch^ Robm anaiomique, Paris 1852, 1. 1, p. ^^^^f ^.^^^.^.^i.e ne faire Ces cristaux peuvent borner la leur -^^^^^^ '

que rendre clair le ^^^7 ;f ^^^^^^C^^ qui peud'autres, aussx bien que ^f^^^ ^

vent en outre décomposer cette l""^^^'^ ^^^^^^urs que déve-

rèes de ces solides {polarisation f^'^'^"'"";^"'^' * , ^^mes

minces

loppe la >umiàre bm^^^^ » '

des corps qui ont aclion sur eue, n i ^^^^ ^^ compiéto,

produites par mterlercnce »f ■ *°r* ^ polarisation

t. VU, p. 367.) iussi ex,ste-t.d > "/j;;, i, ;„.position

généralement chromat,que ^ ' «^^^^^^^^ c'est la,oia«-

moléculaire des corps et de W exercée sur la

,„tio» lameUaire. qm ^""'.^Xancesmonorétringenles, lumiére.pardes lames superposeesdesubs^^^^^ ^^^^^^ ,^

ou biréfringentes, peu 7»*' ' fSpendante.ellepeutlu, double réfractim molecvlmre, en l aussi in P être comme nelui être pas «•^^ ''^tême cristal. C'estlapoexister simultanément ave elle d^^^^^^ ^ Urisa.io»taeH«« de B. t^^^^^^^^^^^^ des Urne des sc«nc«, Pans 18 tl , m . microscope orfre

corpuscules, organises ™ * , , ne k^^^

de nombreux exemples de s»bs^J^ces lue ^ laire ou chimique rend sans 'j^etureirtime, lamel-

pourtant agissent sur elle en * ™ ^^^^^^^^ do, és de la pela-

leuae, f.briUaire ou stnée '^/"' ^ces substances, agissent

risation ,noUcula,re chromaUqu ° ' "^^'ijeulairer aent, mais par ,„r la lumière blaache P"'"-;; "™ ™^ de concbes

polarisamn lamellaire, "''^JJe'jrêr ég dierd'apposiUon

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