‹ Traité du microscopeChapitre 280 sur 578 · HE LA FATIGUE CAUSÉE PAR LE MICROSCOPE · texte numérisé non relu

HE LA FATIGUE CAUSÉE PAR LE MICROSCOPE

16ger affaissement que l'on ressent après avoir passé le même temps à mi travail intellectuel quelconque. Mais celte fatigue n'est pas moindre ou peut môme survenir plus rapidement, parce que 1 observation microscopique exige une attention très-soutenue et nne comparaison incessante des objets qu'on a sous les yeux, avec ceux plus ou moins analogues que l'on connaît deja

Il est facile de juger, d'après ce qui précède, quel compte on doit tenir des motifs donnés par quelques personnes qui cherchent à s'excuser de ne pas vérifier les observations faites h 1 aide du microscope, en alléguant la fatigue qui en résulte pour les yeux.

J'ai remarqué cependant sur moi que depuis Fâge de quarantecinq ans, après une à deux semaines d'observations poursuivies tous les jours pendant cinq à neuf heures, chaque jour en deux séances, un scotome ou tache noire flottante se montre dans 1 axe visuel, et suit les mouvements de l'œil. Mais il cesse de se montrer après quatre à cinq jours d'interruption du travail microscopique Il ne se manifeste en tout cas que lorsqu'on se sert d objectifs plus forts que le n» 5 de Nachet; au bout de quelques instants même on n'y fait plus attention et il ne gêne plus l'observation.

580 11 est important pour voir nettement les objets, sans tati- .ue et pendant longtemps, qu'aucune lumière étrangère, surtout si lue est pins vive que celle qui traverse le microscope, ne vieime en mLe temps qu elle, frapper la rétine. Sans cela, ébranlée dn.r^^^^ ment cette membrane n'est plus impressionnée par les contours Tlk^ts et pâles qu'il s'agit de saisir, et on éprouve en même temps un f^dgae très-gênante. Aussi faut -il avoir microsco% les corps blancs ou brillants, de f ^ ^ ^^^^ ^^^^ lumière autre que celle du microscope, en plaçant la main deNant le front lorsqu'on se borne à un examen passager; mais pour les ob erv lions ordinaires, il faut ramener au-devant de l'œil la visie aÏez longue d'une casquette pour le bien garant.r, ou en ada,3^e une al^^^^^^^ Toutes ces précautions, dont oii cro

Tujour pouvoir se passer quand on commence, finissent bientôt par être reconnues comme très-utiles, sinon indispensable ^ Pendant l'examen sous le microscope, on est oblige de t mi l'œi asséz près de l'oculaire pour embrasser toute l étendue du clTamp V sue'; aussi arrive-t-il souvent que, si on n'est pas enco e h bUué I cel les mouvemenls des paupières amènent les cils au nt d^^ a Pupille. Étant placés près de la cornée, ils paraissent immeïe gr s filaments qd traversent le champ du microscope

ACCOMMODAT rON DE L'ŒIL POUR L'EXAMEN DES IMAGES. m

et masquent plus ou moins les objets. Mais on prend vite l'habitude de tenir les paupières assez longtemps immobiles, et assez ouvertes pour que cet inconvénient ne se produise plus.

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