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ART. I, — DE LA VISION DISTINCTE DANS I-ES MICROSCOPES

581. Lorsqu'on fait usage d'un instrument un peu puissant, microscope, lunette ou télescope, on ne peut faire varier l'ajustement nécessaire à la vision nette des images qu'entre des limites trèspeu sensibles : l'œil semble avoir presque entièrement perdu sa faculté d'accommodation. C'est de cette circonstance mal interprétée qu'est venu, sans doute, dit avec raison E. Yerdet, l'usage déparier, dans la théorie des instruments d'optique, d'une distance de la vision distincte, unique pour chaque observateur, dont on fixe arbitrairement la valeur à 25 ou 50 centimètres environ. (Voy. p. 205.)

En réalité, lorsqu'un observateur doué d'une vue normale, c'està-dire capable de voir distinctement à toute distance comprise entre l'infini et une limite inférieure déterminée A, place un verre convergent au-devant son œil, il ne peut plus voir nettement queles objets dont l'image virtuelle se forme à une distance comprise entre A et l'infini.

Si, par exemple, la distance A est, pour la vue de l'observateur, de 15 centimètres, et si la distance focale de la'lenlille est de 2 centimètres, on trouve par le calcul, que l'amplitude de l'accommodation est simplement de 2 '""■,35

Si maintenant, en avant de l'oculaire et à une distance D, se trouve une lentille objective, de manière à constituer un microscope composé, on ne verra nettement que les objets situés de façon que l'image réelle formée par l'objectif soit à une distance de la loupe comprise entre S et f.

Si l'on conserve les hypothèses précédentes sur A et /), et si l'on suppose, en outre, que la distance D des deux lentilles, soit de 20 centimètres et que la distance focale* de l'objectif soit de 5 millimètres on trouve quep^ — p.2estinférieur à un centième de millimètre.

D'ailleurs, il paraît assez évident que l'œil, lorsqu'il regarde un objet à l'aide d'une loupe, doit tendre à s'accommoder pour la limite inférieure à celle de la vision distincte, afin d'apercevoir l'image virtuelle de l'objet à une moindre distance, et d'y discerner des détails aussi petits que possible. Il en est sans doute de même

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