A«T II. - IN^CE DE LA PBESBYTIE ET DE LK MYOPIE
SUR l'examen des objets microscopiques.
582. Lorsqu'un objet a été mis au point convenable PO^r êlre^ni nettement par une personne qui a une vue «[f.'-'^'; , r au point pour toute autre. Les myopes sont obhges de ^«l P»^':''^; rob e::;!f'de robjet ; l'image se forme alors plus lom d^™ 1 iect f et plus près du verre frontal de l'oculaire. Les P^esbylos som oXgés défaire exécuter un mouvement en sens inverse pour»..,e
T:^t aussi qu'une fois l'ob3etau poi., -s .s in^^^^^^^^ voient pas de la mémo grosseur. Les uns le voient plus ,i and q
DIFFÉRENCES INDIVIDUELLES DE L'AGCOMMObATION 429
d'autres ou vice versa, ce dont on peut s'assurer en Taisant dessiner à plusieurs reprises le même objet par plusieurs personnes, en ayant soin de recommander à chacune de donner à la figure les dimensions do l'image qu'elle voit dans le microscope. Lorsqu'on veut répéter l'expérience sur un grand nombre de personnes ou plusieurs fois, il suffit de prendre un objet allongé comme un cheveu et d'en indiquer la largeur. Il paraît y avoir, à cet égard, de petites différences, encore inexplicables, entre les individus voyant exactement à la même distance.
Chaque observateur peut remarquer, en outre, qu'il voit les objets mi peu plus grands ou peu plus petits, suivant les conditions physiologiques où il se trouve. Ainsi lorsque la circulation est activée par une cause quelconque, que les yeux sont congestionnés,les images semblent un peu plus grandes que lorsqu'on les étudie depuis quelque temps, de manière à adapter l'œil à cette vision à courte distance et à laisser la circulation se ralentir. Ceci tient probablement à ce que, alors les images qui se peignent sur la rétine sont entourées d'une auréole colorée, comme si le microscope était imparfaitement achromatique, ou comme s'il y avait beaucoup de diffraction sur les bords de l'objet. Mais peu à peu ce phénomène diminue, ainsi que nous le verrons plus bas, à moins que la cause de la congestion ne soit permanente.
583. Les causes qui influent le plus sur la grandeur avec laquelle sont vus les objets examinés avec le microscope sont la myopie et la presbytie. Les myopes voient , en effet , avec cet instrument les images toujours un peu plus grandes que les presbytes. En effet, comme en nous servant du microscope c'est l'image réelle de l'objet grossi par l'objectif que nous regardons avec la loupe ou verre de l'œil de l'oculaire, le fait que nous avons signalé (p. 113) à propos de la loupe se reproduit ici. Les myopes, en rapprochant l'objectif de l'objet, rapprochent l'image de la loupe qui sert à l'examiner; c'est comme si (fig. 59, p. 115), au lieu d'examiner un objet en a' b', on le plaçait en a b. Dès lors les rayons pénètrent dans l'œil en divergeant davantage et vont former, daus le second cas, sûr la rétine une image plus grande que dans le premier; car il sous-tend un angle optique a' ob^aob, d'oîi il résulte que la figure rs peinte sur la rétine est plus grande que m n.
L'effet inverse est produit dans l'œil des presbytes qui sont obligés d'éloigner l'objectif de la préparation. La distance à laquelle est reportée l'image peinte sur la rétine, n'étant pas celle de la vision dis-
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linctccl ôlaiil la môme chez les myopes et les presbytes, ainsi que nous l'avons vu page 130, n'a aucune innuence sur ce phénomène. Aussi les myopes figurciU-ils toujours les objets qu'ils examment au microscope un peu plus grands que ne le font les presbytes, avec la même combinaison d objectifs et d'oculaires. C'est ce qui fait qu'il est rare de trouver deux observateurs qui attribuent exactement la même grandeur à un objet qu'ils étudient en même temps aussi longtemps du moins qu'il n'est pas mesuré.
584 Nous savons que l'œil s'adapte à la vision des objets microscopiques comme lorsqu'il s'agit de voir à une faible distance.C'est a cela qu'on doit attribuer ce fait que d'abord les objets vus au microscope n'ont pas des contours aussi nets qu'après quelques instants d'étude ; peu à peu des détails restés inaperçus apparaissent. Ceci tient également à ce que la rétine s'habitue à la lumière de l'instrument, car tantôt elle était trop vivement impressionnée d abord tantôt au contraire elle ne l'était pas assez. Aussi il faut touiours un certain temps d'examen avant d'arriver à distinguer
nettement tous les objets qu on a sous les yeux et d'être à même d'observer avec soin. C'est une des raisons qui font que, dans de certaines limites, plus on a l'habitude du microscope, plus on demande de temps pour faire une bonne observation.
On sera surtout frappé des remarques précédentes en examinant les objets le soir à la lumière de la lampe. Pendant le premier quart d'heure environ, les obiets paraissent avoir des contours dif-
rorle-cliaphragme (A), qui par un J 1 , „„«Anlp irkpp
mouvement escenirique sera- fus et ClltOUreS d Une aureole iriSCC , mène sous le centre de la platine , ^ ^ j^g :^ attribuer a
et reçoit les diaphragmes AB, le qi» un t-au i
prisme de Nicoi , etc. (Voyez l'instrument. Nous avons deja \u que pages 406 et m.) ^^^^^ auréole est alors réellement plus
.rande qu'à la lumière du jour, et que le plus fin diaphragme ?ficr 106 A) la fait diminuer; puis, après quelques minutes, au fui timesure que l'œil s'habitue à cette lumié.-e, on ^o^K^-f^J^^f^^^^ plus en plus ces phénomènes d'irisation qui gênaient 1 obsem
teur.