MANŒUVRES NÉCESSAIRES A L'EXAMEN MICROSCOPIQUE
aussi le porte-objet. Cette manœuvre, du reste, doit être exécutée toutes les fois que, ayant examiné un corps, on veut, sans le déranger, remonter le tube ou l'enlever tout à fait pour remplacer l'objectif employé par un autre.
Ces mouvements s'exécutent avec la crémaillère dans les microscopes qui en sont pourvus et en faisant simultanément tourner et glisser le tube dans son support, si le microscope est fait d'après ce dernier système. (Voy.p. 138, j42 et 143.)
Il est utile parfois de procéder en sens inverse de ce que nous venons de dire et cela particulièrement au début des études ou quand on opère avec un objectif dont on ne connaît pas la distance focale. Dans ce cas, on descend l'objectif jusqu'au niveau de la platine et même plus bas. Puis on remonte le tube jusqu'à ce qu'on puisse glisser au-dessous de l'objectif la préparation posée sur la platine et de la propreté de laquelle on s'est assuré afin de ne pas salir celui-là. On continue alors à remonter le système optique de bas en haut, jusqu'à ce que l'objet à examiner soit assez nellement visible.
Toutes les fois qu'on a à faire monter ou descendre l'objectif d'une hauteur d'un millimètre ou davantage, c'est par glissement du tube plutôt qu'en faisant tourner la vis micrométrique qu'il faut exécuter les mouvements de rapprochement et d'éloignement par rapport à l'objet, afin de ménager celle-ci et d'aller plus vite ; car on prend en peu de temps l'hahitude de faire aisément cette manœuvre, sans briser ni écraser la préparation sous-jacenle.
Quand on voit plus ou moins neltementl'objet cherché on use alors de lavis micrométrique pourme«refmpom<dela visiondistincte tant son ensemble que les diverses parties de son épaisseur et de ses ■deux surfaces, s'il est transparent; cela s'obtient en faisant monter et descendre tout le système optique à laide de tours ou portions de tours imprimés dans tel ou tel sens alternativement au pignon de la vis.
Comme,en réalité, le microscope nenous faitvoir nettementque les objets placés dans un plan mathématique situé au foyer même de l'objectif et parallèle à la grande circonférence des lentilles, on comprend que, pour avoir une notion exacte des corps préparés, il faut, pour chacun d'eux, à partir du niveau de l'une des faces de 1 objet translucide observé, faire passer ce plan par la succession de pomts en nombre en quelque sorte infini qui se trouvent dans son épaisseur entre celte face et l'autre. On le dissèque ainsi par tranches en s'arrêtant au niveau de chacune des dispositions de
442 ' MANŒUVRES NÉCESSAIRES A L'EXAMEN MICROSCOPIQUE. Structure véritablement intime qu'il présente. C'est là ce qui donne au microscope cet inappréciable avantage de nous faire connaître, non-seulement la superficie des objets qu'il nous montre, comme cela est pour ceux qui sont habituellement soumis à notre examen, mais encore tout ce qui, dans leur épaisseur,est susceptible d'influer sur la direction et sur la nature de la lumière. C'est ensuite par la réunion synthétique de cette succession d'examens que nous nous •. représentons l'objet observé, que nous nous en faisons une idée ou image, dans toute la force du terme, quelque petit que soit cet
objet. , .
Ces particularités sont surtout manifestes, quand ils s agitde corpuscules sphériques, qui, en raison de ce qui vient d'être dit, nous montrent sous le microscope, leur circonférence mal limitée, quand nous voyons nettement les points de' leur surface les plus rapprochés ou les plus éloignés de l'observateur, et dont nous ne voyons plus les détails qui sont là quand le plan de vision distincte, amené au niveau du centre de cette sphère, fait découvrir nettement la circonférence de cette section, ainsi que les granules, etc., semés
dans ce cercle. . . ^ ,
Ce résultat s'obtient comme on le sait déjà en faisant tourner la vis micrométrique qui élève et abaisse à volonté le système optique, pendant que l'objet étudié reste sur un plan fixe. Aussi faut-il presque toujours avoir la main sur cette vis et d'autant plus qu on use d'objectifs d'un plus grand pouvoir amplifiant. On distingue même immédiatement des autres, les personnes habituées au maniement du microscope, au mouvement de leur main qui, au heu de rester immobile, cherche la vis micrométrique, en même emps que l'œil poursuit l'objet dans le champ d'observation. Car il n es iresque pas d'objet vu par lumière transmise dont la minceur soit telle que tous les détails à étudier se trouvent placés sur un même plan, sur un plan assez étendu du foyer, pour que la vision en soil distincte d'une manière égale.
592 Quand la netteté des contours des objets a montre que, pai les manœuvres précédenles, l'objet se trouve mis au pmnt, il aut courir la préparation en divers sens sur la Platu^e^-. en abandonnant lavis de rappel, soit mieux encore, en contmuanta s'en servir dans le but déjà indiqué.
ces" ouve^ents do glisscent de la préparation en*ve-sens sur la platine sont indispensables ponrvon- tous les objc s qu, sont ;lcès entre les deux lames de verre, et cela d'autant plus ,ne le