MANŒUVRES NÉCESSAIRES A L'EXAMEN MICROSCOPIQUE
champ de l'objectif est plus étroit. C'est de la sorte qu'on prend' ce qu'on appelle une idée de la préparation, c'est-à-dire en réunissant, de mémoire, en un tout, l'ensemble des objets ou des caractères d'un même objet, observés successivement sur tel ou tel point de la préparation, amenés au foyer de l'objectif par ces mouvements horizontaux de latéralité, d'avant en arrière, etc.
C'est ainsi qu'on voit les divers objets compris dans une préparation quand ils sont multiples, qu'on suit les divers points de la longueur de ceux qui sont allongés, filamenteux ou tubuleux et qu'on observe les diverses portions des coupes ou des corpuscules qui sont lamelleux comme certaines écailles, etc.
Pour faire exécuter à la préparation ces mouvements destinés à la parcourir en entier, on fait glisser le porte-objet sur la platine avec l'extrémité des pouces de chaque main ou d'une seule main, le poignet reposant sur la table.
L'habitude rend ce moyen aussi précis, plus commode et plus rapide même que l'emploi des vis micrométriques des platines mobiles ou chariots, malgré la nécessité où l'on est de faire ces mouvements à rebours, en raison du renversement des objets par les lentilles du microscope.
Lorsqu'on est arrivé à trouver un objet que l'on veut examiner, il faut de nouveau porter la main au pignon de la vis microraétrique placé au-dessous de l'oreille de la platine, et la faire mouvoir presque incessamment, de manière à élever ou abaisser l'objectif par des mouvements à peine sensibles, pour étudier la préparation dans toute son épaisseur comme nous l'avons dit.
On peut aussi d'une main faire glisser la plaque, et de l'autre faire mouvoir la vis micrométrique pour étudier certaines dispositions en combinant les deux mouvements. Ce n'est qu'en parcourant la préparation à la fois en largeur et- en épaisseur (car les deux plaques qui semblent se toucher renferment cependant plusieurs couches superposées de fibres, de cellules; etc.), qu'on parvient à bien connaître la préparation, à se faire une idée nette de tous les éléments et de toutes leurs variétés, qui peuvent se trouver dans un même tissu.
On étudie ainsi les éléments anatomiques considérés isolément sous le point de vue de la forme, du volume absolu et comparatif, de la régularité ou de l'irrégularité de leurs bords, de leur couleur, etc., pour arriver à interpréter exactement les dispositions observées.