est. évident que de petites dépressions cupulaires
Fig. -110.
456 INTEllPRÉTATION DU L'IMAGE DES OBJETS IRREGULIERS.
(fig.l ] 0) agissent comme des lentilles concaves,et que, le microscope étant mis an point convenablement, elles donnent l'image virtuelle
du diaphragme; et, n'étaient leurs faibles dimensions, il en serait de même pour l'œil nu. Si la dépression a une forme prismatique, ou cylindrique, de telle façon que le fond en soit plan, l'image en disparaît pour l'œil nu, tandis qu'elle reste visible au microscope, car l'angle d'ouverture est incomparablement plus grand. Qu'on fasse évaporer sur le porte-objet une solution saline; il se formera une lamelle homogène, mais criblée de trous, de dépressions, de fentes, de sillons de formes très-diverses ; dans la plupart, on verra l'image du diaphragme avec assez de netteté, quand on baissera le foyer un peu au-dessous du plan moyen de la mise au point. La figure i 17 montre la production de ces images. Sur lesbords de
l'ouverture , les rayons lumineux arrivant d'un point très-éloigné, et, par conséquent, à peu près parallèles, sont déviés les uns en n, les autres en m, par réflexion totale ; les deux faisceaux ainsi produits, semblent provenir de leur point de croisement o, c'est là que se forme l'image virtuelle de la source lumineuse. Que celle-ci se dévie à droite, l'image se verra dans le même sens.
Il en est de même, que la surface réfractante soit régulière ou non; que les rayons soient parallèles, convergents ou divergents, il n'en résultera qu'une augmentation ou une diminution de l'espace oii se croisent leurs prolongements ; mais toujours cet espace restera très-petit, il ne paraîtra à l'œil qu'un simple point.
Si l'œil ne reçoit que les rayons qui ont traversé l'ouverture dans un seul sens, de telle façon, qu'ils ne se croisent point, on aura une image confuse, qui paraîtra d'autant plus grande que l'on abaisse davantage le plan de la mise au point. • En se servant d'un objectif non corrigé , en élevant l'objectit
Fig. W.