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Î' INTERPRÉTATION DE L'IMAGE DES CORPS CREUX

pénombre, soit w = 60», 5 = 12", n = ij-^gjj' "o»s aurons

LIMITES DË l.A l'ÉNOMUriE.

LIMITKS DE L'OUIIIIE.

En réalité les limites de l'ombre se trouvent portées un peu plus en dedans ; cela provient de ce que les rayons-limites pour lesquels par exemple a = 80" et plus, ont, par suite de réflexions multiples, perdu de leur intensité, èt ne sont plus perceptibles par l'œil.

La figure H 5 représente la distribution de l'ombre et de la lumière pour cbacun des quatre systèmes de rayons, dans le cas où R = 2r. On n'a représenté que les limites de l'ombre totale, les lignes ho'rizontales représentent les parois, CG l'axe du cylindre.

600. Si nous envisageons le cylindre creux comme un simple appareil de réfraction, nous voyons qu'il agit sur les rayons latéraux, qui ne pénétrent pas dans sa cavité comme une sphère de même épaisseur, et sur ceux, pluscenlraux, qui traversent sa cavité comme une lentille divergente. 11 produit par conséquent des images réelles et virtuelles des objets qui se réfléchissent dans le miroir, et l'une et l'autre de ces images sont visibles dès que le

Fig. 115.

tube du microscope est monté ou descendu de façon à ce qu'elles frappent l'œil.

La dislance du foyer principal est approximativement la même que celle d'une sphère ; celle du foyer virtuel peut se calculer d après les formules connues. Ainsi n, étant l'indice de réfraction absolu R et r les rayons, nous aurons dans les cas suivants, pour

INTKRPRÉTATION DE L'IMAGE DES CORPS CREUX. 455 valeurs de F, c'est-à-dire pour la distance négative du foyer à l'axe du cylindre. f

VALEUR DE t, VALbUll ut r

MIIIEU Iflu

( dans l'eau". . . . 3,314 R = G,628.r 2,189 R = 4 378 .

dans l'air. . . . 1,51 R = S-»" L^^^ R = 2,GG0.r

^ — ''•^ 1 plein d'ail- et en- „ n n n

tourà d'eau. . 0,571 R = l,142.r 0,45 R = 0,9 r

dans l'eau. . . . 0,363 R = 4,63. r 0,238 R = 2,38. r

2 =0'M dans l'afr. . . . 0,166 R = l,66.r 0,148 R = l,48.r

Ce tableau montre approximativement l'inHuence exercée sur la distance focale par le rapport des rayons entre eux et par la nature du milieux. On comprend facilement que, quand rest très-petit, relativement à R, on n'a plus à considérer la courbure de la surface cylindrique.

L'effet optique est le même que celui qui est produit par une cavité de même diamètre, renfermée dans une substance homogène, de la densité de la membrane du cylindre et limitée intérieurement et

extérieurement par des surfaces planes. Quand ^ s'approche de l'unité, la distance focale augmente déplus en plus, et devient enfin égale à l'infini. Quant à l'image virtuelle, elle n'est perçue que dans certaines limites, r et R ayant des valeurs absolues trés-fausses.

La mensuration expérimentale de cette distance focale donne des résultats plus faibles ; car, dans ce cas, on n'a affaire qu'aux rayons latéraux, qui sont plus ou moins obliques relativement à l'axe du microscope, suivant la nature et la force de l'objectif.

L'image d'un cylindre creux peut être regardée comme une source de lumière ; en mettant le microscope au point pour ce cylindre, on aura si l'instrument n'est pas corrigé au pointde vue de l'achromatisme, une image incolore ; si on le baisse ou si on l'élève, on aura des bords bleus ou rouges. 11 en résulte que, si l'on examine de petites cavités, comme la lumière d'une fibre du liber , le centre d'un grain d'amidon, on les verra incolores et clairs, quand le microscope sera abaissé, rouges, puis foncés à mesure qu'on l'élèvera. La mise au point du centre de la cavité se trouve entre ces deux extrêmes, et si les dimensions sont assez petites, l'image sera légèrement rouge.

Objets déforme irrégulière ; membranes à dépressions ou à trous de faibles dimensions.

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