‹ Traité du microscopeChapitre 305 sur 578 · INTERPRÉTATION DE L'IMAGE DE CORPS D'INÉGALE DENSITÉ · texte numérisé non relu

INTERPRÉTATION DE L'IMAGE DE CORPS D'INÉGALE DENSITÉ

Les plans principaux d une membrane ainsi ondulée, dont les images virtuelles sont à égale dislance les unes des autres, ne sont

pas au même niveau. Four ^^-rx**''^?^.'"'^^^ les parties convexes supè-

t;" , , rieurement, ils se trouvent

sur la ligne a b, pour les Fig. 120. autres sur la ligne ccL Les •

ima'^es virtuelles sont donc alternativement hautes ou basses, et, comme elles agissent à la façon de petites sources lumineuses, il se produit diverses couleurs suivant l'état de la mise au point. Ainsi si le microscope est mis au point pour un plan, supérieur a cd, mais inférieur kah, les parties convexes (fig. 120) supérieurement seront bleues, les autres rouges.

Couches denses et aqueuses alternantes.

604 Des couches aqueuses, alternant avec des couches plus denses, agissent comme des fentes dans une substance homogène, remplies d'un liquide dont l'indice de réfraction est a celui de la substance homogène, dans le même rapport que celui des couch aqueuses aux couches plus denses. Sous le microscope on voit des lianes alternativement bleues et rouges, correspondant aux images virtuelles et réelles descouches, qui ne se trouvent pas exactement au point. Le changement de.clarté, la plus ou «^o;"^ des ombres, qui s'obtiennent en changeant la distance de l objet a l'objectif, permettent à un œil habitué de reconnaître approxi.nativement les diverses épaisseurs de ces couches. Il est impossible, îhLiquement, de distinguer par ce seul moyen si l'on a affaire a des couches aqueuses ou réellement à des fentes.

Saillies et dépressions comparées à V alternance de couches de densités différentes.

605 11 est impossible, en regardant un objet dans l'eau, de distmler si des dessins très-fms, comme ceux des Diatomées des cel- Tles vé<^étales. proviennent de la forme même de la membrane ou Ï^ e différent de densité de couches qui la imposent. Ma^ s

INTilRPRÉTATION DE L'IMAGE DES CORPS COLORÉS. 459

En effet, si l'objet est limité par des surfaces planes, il en est de même du sulfure de carbone ambiant ; celui-ci n'agit que comme unelatnelle de verre, il relève l'image de l'objet sans la changer. Si, par contre, la surface est inégale, la surface de contact du liquide ambiant est inégale aussi, en sens inverse, et comme ce liquide est plus réfringent, c'est lui qui détermine la production de l'image microscopique ; l'objet n'agit que comme une cavité de même forme, au milieu d'une substance réfringente.

Il va sans dire que l'objet ne doit pas être desséché; autrement, les couches aqueuses primitivement, feraient des saiUies par suite de la plus grande quantité d'eau qu'elles ont perdue.

B. De Vinlerprélationdes aspects de limage des corps colorés examinés sous le microscope,

606. Les personnes qui ne sont pas habituées aux recherches microscopiques et aux autres études dioptriques, s'attendent, en regardant les éléments anatomiques d'un tissu ou d'une humeur, à leur trouver la même couleur que celle qui est offerte par les parties visibles à l'œil nu qu'ils forment par leur réunion.

Mais il faut rappeler en premier lieu que les corpuscules placés sous le microscope ne représentent pas une quantité de matière suffisante pour que les rayons de teinte spéciale qu'ils laissent passer, puissent impressionner la rétine autant que ceux qui sont réfléchis par un grand nombre de ces corps. Aussi leur coloration ne devient bien sensible que lorsqu'on examine à un faible grossissement un certain nombre de corpuscules superposés. C'est ce dont les globules rouges du sang et les faisceaux striés des muscles rouges offrent des exemples.

De plus, certaines teintes s'éteignent de plus en plus à mesure qu'on augmente le pouvoir grossissant employé pour examiner le même objet coloré. Il en est ainsi pour les corps colorés en rouge comme les globules du sang, etc., d'une manière bien plus marquée que pour ceux qui sont colorés en jaune, en vert, en bleu et en violet. C'est ce qui fait qu'à un fort grossissement les hématies sont presque incolores. Cela tient certainement à ce qu étant les moins réfrangibles de tous ceux du spectre, et étant aussi des moins éclairants, les rayons rouges impressionnent de moins en moins la rétine à mesure que la petitesse ot la courbure des len .Iles laissent arriver dans lœil un moindre nombre des rayons lumineux qui traversent l'objet étudié.

. 4(50 INTERPRÉTATION DE I/IMAGE COl^PS COLORÉS.

Il oslcles corps qui, vus à Vœil nu, semblaient devoir être incolores ou peu colorés sous le microscope, et qui, la, au contraire, mit unton brillant, iaun.tre ou non, avec - -^our fon^^^^^^^^^^^^^^ ticularitô due alors au fort pouvoir -figent de leur sub^^^^^^^^^ plus encore qu'à leur coloration propre. Telles sont les fibres ela^tiaues, certains filaments cornés ou pileux, etc. ..^

a faut noter de plus que la plupart des matières colorantes d - ■ rile organique sont dichroïques, c'est-à-dire que les rayons co o- 4s qu'elles réfléchissent sont autres que les rayons colores pa lesquels elles se laissent traverser, de sorte que, vus a 1 œil nu, ils ont un teinte autre que vus par lumière transmise sous le microscope nn\ait du reste que les rayons que les corps laissent passer, L bien qu c^^^^^ qu'Us réJéchissent, sont ceux-là seulement q^'Us n abslbent pas, qu'ils n'utilisent pas. C'est ainsi que es t du sang eï les faisceaux striés des --les rouges

d'un jaune pâle rougeàtre sous cet instrument, que les corps g. s

^ Les grains de chlorophjHe, '«^ ™»'''™^ Crfrl par

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de lentilles (voy. p. 177, §218).

C Interprétation des aspects de nmage des globules graisseux et autres analogues vus sous le microscope.

fin? Parmi les corps qui frappent l'attention au début des ob- 607. Farmiies Lmy>, 4 „^,;.\.,^.,„,es ^lobules graisseux, en servations microscopiques, il faut signaler les «10m o

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de leur centre brillant avec un contour large et noirâtre, toujours au moins de teinte foncée, et bordé lui-même souvent d'une bande irisée qui fait qu'on croit à chaque instant ne pas les avoir bien placés au point de la vision distincte.

Nous avons déjà indiqué quelle est la càlise physique de. ces diverses particularités (p. 266). Notons encore ^ihé, comme pour les autres corps sphériques vus par lumière Iransniise, leur centre devient de plus en plus brillant et plus étroit, à mesure qu'on en éloigne l'objectif à l'aide de la vis micrométrique, pendant que leur contour devient plus foncé, plus large, plus mal limité en dehors. Leur centre clair s'élargit en pâlissant, leur contour se rétrécit et pâlit, puisse circonscrit d'une bande de lumière diffuse quand, au contraire, on en rapproche l'objectif. Lorsque, ainsi que cela est commun, les corpuscules graisseux ont une forme cylindroïde, sous une longueur plus ou moins considérable, ces particularités se voient encore, seulement il faut les observer dans le sens delà longueur des objets examinés, ^-

608. L'aspect de l'intérieur des gouttes d'huile est du reste notablement modifié dans les cas assez fréquents où , des gouttes graisseuses ayant été agitées avec de l'eau, des liquides niucilagineux ou albumineuxjdes gouttelettes d'eau ont été emprisonnées par l'huile, ou partiellement enehcssées à sa surface ; on a alors de véritables vacuoles occupées par un liquide réfractant moins fortement la lumière que la matière qui les environne; mais il ne faut pas les confondre avec les vacuoles qui se produisent spontanément dans les gouttes sarcodiques (voy. Dujardin Infusoires, 1841, p. 41), dont il sera question dans le premier chapitre de la troisième partie de ce livre.

609. On peut considérer, disent Nâgeli et Schwendener {loc. cit., p. 196), une goutte d'huile flottant dans l'eau comme un corps de forme quelconque, à section verticale circulaire, plongé dans un milieu moins réfi-ingent ; soit w et 5 les angles d'ouverture de l'objectif et du diaphragme; MN (fig. 121) le plan delà mise au point; STLF un rayon lumineux réfracté, dont le prolongement de la portion émergente coupe en P le plaa de la mise au point MN ; a et a' les angles d'ouverture et de réfraction. Nous avons pour la moitié de l'angle de divergence :

lotoup-^ = 1lot = LOC;

mais

L£)C = 1,80 - (90 + TLO) = 90° - TLO ; rTLO = « a'

donc

INTERI'BÉTATION DE L'IMAGË DBS CORI'S GRAS.

Si nous prenions ce rayon comme le rayon limite du cône lumineux venant à l'œil, nous établirions comme ci-dessus, que

Si nous considérons des rayons plus internes de ce cône, nous voyons que pour eux nous aurons

ce qui amène à l'équation

Pour le point-limite, éclairé par le rayon le plus extrême, nous avons :

d'où

Fig.

eo -f- ^

Supposons que le prolongement d'un rayon périphérique émergent vienne couper le plan de la mise au point en P, à la surface de

la goutte d'huile (fig. 122); Si alors, nous avons a — a' <— ^ ou « — a' < — - l'ombre totale fera défaut dans le premier cas,

la pénombre même, dans le second. La goutte sera entièrement éclairée, d'une façon uniforme. Cela arrive quand l'indice de refraction = 1 ,5 ; « = 60 0 ; a < 22 » ; a - a' sera égal à 9 1 /2 «, et

9 1/2. De? gouttelettes d'huiles des grains sphériques d'amidon, des poils cylindriques, etc., etc. dont l'indice de réfraction ne diffère pas beaucoup de celui que nous venons d'admettre, ne présentent aucune ombre périphérique, quand on emploie un objectif puissant, tandis que, si l'on se sert de faibles objectifs, dontlan- -le de l'ouvertiu e est plus petit, cette ombre se montre d autant plus

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