INTERPRÉTATION DE L'IMAGE DES CORPS GRAS
nette que l'objectif est plus faible. Elle aura son maximum (|uand on regardera à l'œil nu, car alors eu = 0 . — Si au lieu d'w c'est S qui varie, on observera l'inverse.
Si les rayons incidents sont parallèles, si 5 = 0, les limites de l'ombre et de la pénombre se confondent ; il n'y a pas de pénombre ; à mesure que S augmente, l'ombre se rétrécit, la pénombre augmente et atteint le centre, quand 5 = cj . Si ^ > to, la limite de la pénombre s'écarte du centre, ainsi que celle de l'ombre, et elles arrivent toutes deux à la périphérie plus ou moins tôt, suivant la valeur d w. Le fait expérimental est d'accord (ou à peu près , car il faut tenir compte des déperditions de la lumière) avec ces résultats théoriques. Que l'on regarde par le tube du microscope, après avoir enlevé les lentilles, une sphère ou un cylindre de verre placé dans le cône lumineux incident, le milieu seul de l'objet paraîtra éclairé comme un point ou une ligne, et les bords en seront larges et noirs. Si on regarde l'objet libre , S étant alors très-grand, il paraîtra clair, dans toutes ses dimensions.
La distance focale d'une sphère ou d'un cylindre, en considérant les rayons incidents parallèles, est donnée par la formule
où n' et n" représentent |les indices de réfraction de la substance de la bphère et de celle du milieu ambiant, et r le rayon de la sphère. Mettant le microscope au point pour ce niveau, on aperçoit l'image réelle d'objets éloignés, dont la lumière émise arrive à travers le diaphragme sur l'objet. En rendant les rayons le plus parallèles possible, on peut, dans certains cas, mesurant la grandeur de l'image, celle de l'objet et la distance de l'objet, connaissant les indices de réfraction, arrivera calculer cette formule jusqu'à la deuxième décimale. On se sert à cet effet de la formule des foyers conjugués- = P P f
464 INTlilU'RÉTATlON DE L'IMAGE DES UULLES D'AIR.
'■ D. Interprétation des aspects de l'imacje des bulles d'air sous
le microscope.
610. Les petites bulles dair, d'acide carbonique, etc., qui souvent sont emprisonnées dans le liquide de la préparation se présentent sous Ibrmedc sphères ou d'ovoïdesde teinte générale ioncee, d aspect métallique, de dimensions diverses. Quand elles sont au pomt .. de la vision distincte, elles offrent un contour net et elles sont uniformément d'un noir bleuâtre avec un centre plus clair, d un blanc iaunàtre ou verdàtre métallique, si elles sont de moyen volume et formant un point très-brillant, jaunâtre si elles sont très-petites. Ce centre devient très-brillant, net, et le bord de la bulle s entoure de zones alternativement claires et foncées puis devient diffus et s'efface quand on en rapproche l'objectif. Le centre et le contour deviennent au contraire de plus en plus noirs, puis diffus quand
on éloigne celui-ci. ■ ^- ^ < ^„
Cet aspect des bulles d'air vues par lumière transmise tient a ce que, en raison de la courbure et du poli de leur surface, elles réfléchissent en diverses directions, sans la laisser passer jUsqu al objectif une grande partie de la lumière que le miroir projette sur elles. Elles ne sont vues, par suite, que d'après le mécanisme qui nous laisse apercevoir les corps opaques, qui arrêtent la lumière pendant que les rayons qui passent autour d'eux éclairent sans obstacles e reste du champ du miscroscpe et impressionnent vivement la
11 n'y a exception dans les bulles d'air que pour une portion des rayons qui avoisinent la ligne étendue du centre du miroir au centre des lentilles du microscope, en passant par le centre de la sphérule gazeuse. Ceux-là traversent cette dermère, et doiment a ce centreîe ton brillant dont il a été question et qui tranche sur la teinte noire du contour. C'est précisément en raison de cette leflexion de la plus grande partie de la lumière qui tombe ala sur ace mêmes des bulles d'air que celles-ci paraissent blanches et brillantes quand elles sont acumulèes en nombre assez grand pour eti e visibles à l'œil nu comme dans l'écume. Les faits indiques précédemment et ces derniers doivent être familiers à tous les observa- ÏuT n n-seulement dans le but d'arriver à distinguer aisemei des ;biet. préparés les bulles d'air accidentellement dispe see dl îa pièparaLn, mais aussi parce que souvent ^^J^ se trouver naturellement dans certains organes micioscopiques
INTERPRÉTATlUiN DE L'IMAGE UES ItULLES D'AIR. 405
dont il faut pouvoir interproter exactement la natui'o d'après leur aspect. C'est, par exemple eu raison des particularités physiques indiquées plus haut que les ostéoplastes et leurs canalicules sont noirs sur les préparations d'os secs dans lesquels l'air a remplacé le liquide que contenaient d'abord ces cavités, tandis que ces mêmes parties rélléchissent la lumière en blanc, lorsque, au lieu d'examiner la préparation par lumière rétractée on l'étudié à l'aide de la lumière réfléchie. Les trachées des insectes et des arachnides offrent de fréquents exemples du même genre et il en est encore ainsi pour certains poils et autres cellules des plantes. Notons qu'il est des cas dans lesquels la lumière ainsi réfléchie s'associant à la lumière traversante, donne un ton gris particulier aux objets ; cela oblige de placer un écran devant la préparation qui arrête la lumière incidente, pour éviter les tons mixtes dus au mélange de l'arrivée à l'œil des deux sortes de lumières.
Quand les bulles sont grosses et surtout quand elles sont déprimées entre le porte-objet et la lamelle supérieure, l'aiigle formé avec leur surface parles rayons qui la frappent est assez oiiv'ert pour qu'une partie de ceux-ci pénètrent dans la bulle, de manière à ce que, réfraclés parle gaz, ils en sortent et arrivent sur l'objectif, puis de là'jusqu'à l'œil de l'observateur. Le centre de ces bulles est par suite clair, mais pourtant un peu moins que le reste du champ du microscope, et bleuâtre tandis que leur pourtour, dont la courbure est telle qu'il réfléchit la lumière comme il a été dit plus haut,. est noir, puis présente, quand on en éloigne ou en rapproche l'objectif, les modifications de ton et de netteté déjà méntioiiiiêés.
Quand les bulles en plus ou moins grand nombrii âe touchent au sein du liquide sans se réunir, la lumière est réfléchie laléralement de l'une sur l'autre sous des incidences qui lui pel-mettcnt de traverser le gaz, et d'arriver à- l'objectif après une réfraction qui la concentre sous forme de bandes claires rayonnant avec régularité du pomt commun de contact des bulles jusqu'au ,bord intérieur du contour foncé de chaque bulle.
Il n'est pas sans importance sous ce rapport d'étudier les mouvements et les changements d'aspect que montrent les bulles de gaz qm grandissent et se réunissent plus ou moins brusquement sous les yeux de 1 observateur, quand on traite des carbonates par les acides sous le microscope.
Au lieu d'être emprisonnés sous forme de bulles, les gaz sont souvent disposés en trainécs ou cylindres plus ou moins étroits, subdi-
l^. iXouK. — Microscope. 2q
466 IN l'ERl'RÈrATION DE L'IMAGE DES BULLES D'AÏU.
Visés OU non non, de forme bizarre. Leur centre el leursbords présentent, quand on en rapp.-oche ou en éloigne 1 object.l les changements indiqués ci-dessus (p. 404); leur forme et leurs dimensions
seules sont différentes. ' .
611. Quand une préparation se dessèche et que air remplace, entre les deux lames de verre, le liquide évaporé, il reste souvent d bandes étroites de ce dernier, prenant des figure, vanees . pouvant ressembler à des traînées de gaz ; elles sont ^--^l^^^J^ un contour foncé de teinte analogue à celle du pourtour des bulles e des tr înées de gaz, parce que là c'est en effet l'air qui emprinn en quelque torte le liquide dont les portions contigues a c dernier arrêtent la lumière en la réfléchissant vers sa source comme le'font les bulles. Mais on les distingue aisément, en ce qu en appro chant l'objectif des bandes liquides ainsr limitées, ^-r lant devient foncé avant de disparaître ou de devenu diffus m e
sèment a ce qui a iieu pour les gaz; il pâlit, puis s'obscurcit , au contraire, quand on éloigne l'objectif.
C'est 'à la forte réfraction que les corps gras font subir à la lumière ét à la déviation par réflexion que lui iuipriment les bulles de gaz qu'ils doivent de rendre invisibles les corpuscules auxquels ils se trouvent superposés.
6l2.SoitAB(fig.l23) la section verticale d'une bulle d'air sphérinue flottant dans l'eau, et MN le plan mis au point du micros ope point quelconque P de ce plan, disent Nâgeli et Sch.ena Z. ( oc ait P 154), a son image microscopique produite par tT av ^qS après avoir traversé^a bulle d'air, pa-issent P- Ipnh dTp et qui, réfractés dans le microscope, arrivent a œil. Ces rayons' ne peuvent évidemment pas faire avec la verticale un