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EMPLOI DES FORTS GROSSISSEMENTS

tions incomplètes .sur les liniitns entre lesquelles peuvent varier ces divers éléments anatomiques et autres, aux diverses phases de leur évolution normale et morbide, sans perdre pourtant leurs caractères spécifiques.

Cette prévention, que se plaisent à répandre quelques opticiens et que répètent à l'envi certains observateurs à l'exemple des personnes qui n'ont jamais employé le microscope, est pourtant la cause de nombreuses erreurs qui régnent encore. Parmi les micrographes et les pathologistes qui repoussent l'emploi des forts grossissements, on pourra en reconnaître beaucoup qui ne les ont jamais ou presque jamais employés, parla seule raison qu'ils demandent l'usage de lamelles très-minces, faciles à rompre, et qu'ils sont plus difficiles à manier à cause de la brièveté de leur distance focale. Mais ce sont là de faibles inconvénients ; et il ne faut pas longtemps pour s'habituer aux mouvements peu étendus et précis qu'exige l'emploi de ces instruments.

L'objection sur laquelle ils s'appuient le plus est relative à la perte de lumière et au moins de netteté des contours qu'on attribue aux forts objectifs. II est certain que, lorsqu'on s'est habitué à l'éclat de la lumière des faibles jeux de lentille, et qu'on porte brusquement les yeux sur un jeu plus fort, on trouvera sous ce rapport une grande différence. Mais ce n'est pas à un examen aussi superficiel et à cette première impression qu'il faut s'arrêter; car, peu à peu, l'œil s'habitue à leur lumière moins éblouissante, les contours deviennent plus nets, et surtout l'on finit par reconnaître que cette teinte plus faible donne aux jeux de lentilles p/ws de pénétration que la lumière trop vive.

Aussi, dans l'emploi des jeux faibles, lorsqu'on observe des corps trés-lransparents, on ne doit employer qu'une lumière Irès-modérée, parce que autrement on ne voit qu'une surface (celle de l'objet) dans un champ vivement éclairé, sans distinguer aussi bien ses détails intérieurs. II y a, du reste, à cet égard, à tenir compte de quelques variétés individuelles, suivant la sensibilité des yeux de chacun, et suivant aussi la disposition dans laquelle on se trouve au moment de l'observation.

625. Ainsi, loin de repousser l'emploi des objectifs puissants, ce sont eux qui facilitent le plus l'étude de l'anatomie générale, en conduisant Irés-vite à pouvoir distinguer les éléments anatomiques les uns des autres, par la facilité avec laquelle ils montrent chacun de leurs détails, chacun de leurs caractères spécifiques et

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leurs variétés. Le nombre^des tissus dont les coupes ont besoin d'être vues à un fort grossissement pour juger de certames dispositions tant normales qu'accidentelles est considérable aussj. Il n est p s usqie dans les descriptions des articulés, des annéhdes de pe- Ut^olume, dans celle des embryons de beaucoup d uavertebres que Von ne voie la substitution d'un objectif puissant a un autre plus faible permettre de résoudre nettement la question de savou^ si telle, ou telle disposition existe ou non, et ainsi des autres.

Aussi depuis longtemps, en voyant combien peu étaient fondées les ob'dions faites aux poissants objectifs et le peu de difficulté nu-on éprouvé à s'en servir habituellement les personnes, en grand nombre, auxquelles j'enai conseillé l'emploi dès le commencement de leurs études, j'ai été porté à penser que beaucoup de e s obrectionsontétèfaites sans essai préalable, ou dumoins sans essais a' ez lon.s pour mériter le nom d'expériences. Depuis longtemps "iss d n beaucoup de cas, je commence les observations a 1 aide d s tux qui sont les mêmes que ceux avec lesquels beaucoup d .nte'rs erminent les leurs, et je dessine les objets à l'-de d o^ectifs plus forts probablement que ceux qu'ils ont jamais employés. ^ I fau remarquer que, dans tout ce qui précède, j ai donne les .r s Sements réels, pris d'après la méthode indiquée plus ba it ° par conséquent, de 200 à 500 ^is au rnoin^ I^us^ aj h.

que ceux ue donnent la plupart des «Ptj-^'^^^!^^ ,Pf ^ ^ ' U semble naturel que, lorsqu'il --^^.^^^.^^ nlus petits que ceux que nous pouvons vou' a 1 œil nu, la preiniei e Ïse'à faire .oit de s'e placer dans des conditions physi^e^^^^^^^^^^^ nue ce corps et les particularités de structure qu il présente ae ZZ^e. à vo^ et à comparer ^ cell^^e^ »• 11 ,pmble loutsimple que la première chose a fane soil ne rappio cherc e r s autant\ue possible d„ volume que pi eseu eiil

. H. L„ nue nous avons communément sous les yeux, et

déjà visible \ choisissant un objectif assez

voir l'objet s il est invisinie, ci u , bjct, mais

puissant, non-seulement pour déceler la piesence rte odj

MAiSIEMENT DES RÉACIIKS DURANT L'EXAMEN. 485

dans laquelle, après avoir entendu traiter longuement de la distinction de corps qui ont quelque analogie entre eux,.el soutenir de la manière la plus assurée l'impossibilité de leur dili'éronciation, l'on n'entende bientôt dire que les objets ont été vus ù 200 diamètres, par exemple, lorsqu'ils en exigent de 500 à 600 avant d'être dans les conditions convenables pour qu'on puisse en étudier réellement les caraclères distinctifs. Entre apercevoir une espèce de corps et voir celui-ci de manière à ce que les caractères qui le distinguent d'un autre soient nettement saisissables, il y a une très-grande distance; entre voir un objet, une cellule et son noyau, et connaître ces détails distinctifs qui ne s'apprennent, naturellement, que par une comparaison avec les objets analogues, mais non identiques, quoi qu'on dise, il y a la nécessité de remplir ces conditions, qui sont relatives à l'emploi de tel ou tel grossissement, et de remplir les conditions plus longues, plus pénibles, se rapportant aux comparaisons anatomiques répétées pour lesquelles nulle supériorité intellectuelle ne peut jamais prévaloir sur l'expérience. Ce n'est pas du premier jour, en effet, qu'on arrive à pouvoir saisir la valeur des détails déstructure de chaque élément ou de chaque animal, ni surtout ce cachet que présente l'ensemble de la préparation que l'on doit avoir parcourue successivement dans toutes ses parties.

ART. IV. — DU MANIEMENT DES RÉACTIFS CHIMIQUES DANS L EXAMEN DE CHAQUE PRÉPARATION EN PARTICULIER.

624. Nulle observation ne peut être considérée comme complète, tant qu'on n'a pas observé l'action des réactifs chimiques sur les corps qui font le sujet de la recherche entreprise. 11 faut, par conséquent, en avoir un certain nombre sur la table de travail, contenus dans de petits flacons bouchés à l'émeri et à bouchon prolongé . ' en tige plongeant au sein du liquide de manière à ce qu'une goutte restant au bout de celle-ci quand on l'enlève, puisse être portée où il eu est besoin.

Ceux qu'il faut considérer comme indispensables à avoir dans une étagère ou une boîte à réactifs, sont : 1° la potasse, 2" la soude, 3" l'ammoniaque, 4» les acides sulfurique, 5" nitrique, 6» clilorhydrique et 7« acétique; 8" l'éther; 9«.le chloroforme; 10° l'alcool; il" l'essence de térébenthine'; 12° les solutions aqueuses, d5"ct alcoolique d'iode ; 14° la teinture de carmin; 15" la glycérine; 10" une solution très-faible d'acide chromique ou de

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chromate do potasse. L'insolubilité ou la solubilité dans tel réactif indiquent une différence de composition clumique dans les fibres ou les cellules, qu'il est toujours trés-irnportant de constater.

695 Quand le bouchon n'est pas disposé en tige plongeante le liquide doit être pris à l'aide d'une baguette de verre qu'on introduit à chaque fois dans le flacon qui le renferme ; on dépose ensuite ia loutte ii reste suspendue à son extrémité au bord de la plaque ^ cru? re ouvre la préparation, et on laisse pénétrer le reactif par capillarité. Quand on n'a pas à ménager la disposition de la prepa- Jion on peut faciliter sa pénétration, en soulevant un peu le bord de la flaque. Il faut avoir soin que le liquide ne vienne pas toucher obiectif et surtont pénétrer entre les tours de vis de ses différentes pièces, principalement quand on emploie des acides. Des que l ob- 1^3ctif est mouillé, il faut l'essuyer avec un linge fin, sec ou humecte

soit d'alcool, soit d'ammoniaque.

626 L'action des réactifs chimiques est toujours tres-lenle sous

IP .mcroscope parce que chaque élément s'imbibant à son tour de 0^ ce Fut prendre de la goutte de liquide qui s'introdui pet t à p tit par capillarité, il faut longtemps pour que chacun ai nu se dLoudre. La lenteur de cette action permet d'en suivre les d f r^ es phases qui différent ordinairement pour chaque espèce d éléments anatomiques. Il faut, par conséquent, avoir soin de l observer pendant plusieurs minutes, et d'examiner de nouveau la préparât on près une demi-heure d'action du réactif, plus ou moins, L V T^^^^^^^ cas. Il est important quelquefois d'étudier action rssit d'eplusieurs agents, comme, P-.^^^^' ^^^^^^^^^^^^^ 1, i^ianrs du sancr celle de l'eau en premier heu, puis de 1 acme ou uu"s agents encore. Ap,-.s qnel,ues essais on fn.t X rëclnailre quels Lnl les réactifs les plus importants a em- • .£er avec tels ou tels tissus, cest-à-dire ceux qu, peuvent ser- ■ . entre cenx-là et d'autres une distinction facile.

"V\st un cert 1 10 bve de circonstances que rexpérience con- Jif r.niner dans l.qu..s >es -P^ - -^^^^^

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