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C. HoBi.v. — Microscope

498 IJIÎSSIN DES OIUETS A L\ CIlAllliRl:; CLVIIU:.

ce noir s'enlève compléleraenl par le lavage avec l'acililé, dans les cas ou quelque contour mal tracé doit être recommencé, ce que rencre de Chine ne permet pas de faire. On peut aussi dans nombre de cas se servir de la sépia dont le maniement ay pinceau est 1res-

Comme M Germain de Saint-Pierre, j'ai l'habitude de. recueillir mes dessins d'observations sur des feuilles simples, libres et de même format, ce qui permet de les classer et d'en composer de» volumes susceptibles de grossiçou dè se subdiviser à volonté. Chacun de ces fascicules de dessins est reçu entre deux feuilles de carton libres de même format, et lei.toul est serré au moyen de deux courroies de fil terminées par une boucle ou par, un anneau de caoutchouc. On maintient ainsi le plus grand ordre dansles matériaux de chaque étude, dont aucune feuille ne saurait s'égarer.

11 est trés-important de placer au bas de chaque feuillet 1 explication des figures avec leltres de renvoi, à mesure qu'on les achève ou de mettre sur ces feuillets un numéro de renvoi a la pao-e correspondante d'un registre d'observations qui contiendra cette explication avec description complète, si la nature des objets observés donne le temps défaire immédiatement ainsi. A cote du dessin, il faut indiquer le grossissement employé ou au moins le miméro de l'oculaire et celui de l'objectif, et même le diamètre

de l'objet dessiné. . • «o ^ .

Dans bien des cas, il est utile d'avoir un petit album in-12 ou in-8" s'ouvrant en long sur lequel on fait les croquis destines a rap^ peler certains faits de détails plutôt qu'à être publies.

II. -- PU UESSIN DES OBJETS MICROSCOPIQBES A l'aIDE DE L\ CHAMBRE CLAIRE.

6S8 TJifierentes dispositions ont été adaptée à l'oculaire pour per^ mettrJ à l'observateur de voir à la fois l'objet et une surface sur laciuelle il peut suivre les contours avec un crayon. Ltt plus generjlem nt mployée consiste dans le prisme ou chambre claire de mission qui s'adapte devant l'oculaire. Le microscope élan pl cl horizontalement, les rayons qui passent de 1 oculaii. dans Tprisme subissent la réHexion totale sur sa face obhque e - rivent sur la face horizontale perpendiculairement a leu. d ec

inUiale. L'œil est placé - "^--^ ^^'^'^^ tifH Pu prisme, de telle sorte qu'il reçoit par une des moitiés de la pu pmil raydns qui sortent du prisme, et par l'autre ceux qui lui

CHAMBRE CLAIRE DE WOLLASTON. m

viennent directement d'une reuillc de papier bleu placé sur la table. Ceux-ci leur arrivent avec tant d'éclat que, pour quelques personnes, il semble d'abord difficile de voir à la fois l'objet et la pointe du crayon. Cette difficulté qui est d'ailleurs commune à tous les appareils destinés à dessiner les objets peut être amoindrie en interposant une lentille légèrement convexe entre . l'œil cl le papier dans le but de rendre divergents les rayons qui émanent du papier et du crayon, et de leur donner le même angle de divergence que ceux qui viennent du prisme. Enfin, on complète les préparatifs et on assure le succès en modifiant l'intensité lumineuse du papier, de manière à la rendre égale à celle de l'objet. Si l'image est trop brillante, le papier et le crayon deviennent invisibles; il faut alors, ou bien diminuer l'éclairage de l'objet, ou bien éclairer plus fortement le papier et le crayon. Quelquefois c'est le contraire qui arrive. On peut encore employer dans le même but un petit miroir d'dcier poli, d'un diamètre inférieur à celui de la pupille. Il joue absolument le même rôle que le prisme de WoUaston, car les rayons venant de l'oculaire sont réfléchis verticalement vers le haut, jusqu'à la pupille qui est placée au-dessus du miroir, tandis que l'œil reçoit aussi les rayons du papier et du crayon; l'image fournie par le microscope est alors virtuellement projetée sur le papier comme dans le cas précédent. Ce petit miroir de l'invention du célèbre naltlra= liste Sôminering est préférée au prisme de Wollaston par m grand nombre de dessinateurs.

Quelques micrographes substituent au miroir une plaque dé verre noirci, ou présentant une teinte neutre. L'œil reçoit eil même temps les rayons dd l'image microscopique qui lui sont rénvoyés par la surface du verre et cem du papier et du crayon qui lravei\sent le verre. Dans la chambre claire d'Amici qui s'adapte au microscope horizontal de Chevalier, l'œil regarde l'objet à la manière ordinaire ; au lieu de viser sur le papier, c'est l'Image du crayon qui vient se projeter dans le champ de la vision, ce qiu cHt bien préférable. On y arrive on associant uit miroir d'àcier poli nu centre et un prisme de réOexion lolA\6: Le tout s'a^ dtlptë à l'oculaire.*

M. Nachet, pour le microscope vertical, emploie un prisme à peu près rhomboïdal (fig. d31), dont l'une des faces inclinées est placée au-dessus de l'oculaire; sur celte face, on a collé im petit prisme de Verre; de telle sorte que les rayons émanés de Tol-jet tombent noi-

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500 CllAMBIlE CUIRE DE NACIIET.

malemenl sur le prismo. Us traversent donc, sans déviation, et le petit prisme et le grand prisme, tout en subissant une légère per e ^ de lumière par suite de la réflexion sur la

face de contact. La lumière qui vient du crayon et pénètre dans le prisme rhomboïdalest réfléchie dans le grand prisme de manière à être ramenée en coïncidence avec .. le rayon qui vient directement de l'objet. Pour le microscope oblique, M. Nachet a proposé une autre forme de chambre claire construite slir le même principe, c'est l'une des dispositions les plus commodes pour le dessinateur.

659 11 est si avantageux pour le micrographe de pouvoir dessiner avec l'un ou l'autre de ces instruments qu'il devient nécessaire de s'y exercer. Bien que quelques personnes puissent voir a la fois l'ïmage et le crayon avec une égale netteté la plupa.- des ob ^ valeurs ne sont pas dans ce cas; aussi ne faut-il pas se la r décourac^er par ses premiers insuccès. Il arrivera que quefois,

faL^t uLge du prisme, que l'impossibilité de w est due à une mauvaise position de l'œil, qtu se trouv t.op u dessus du prisme. Quand on aura pris une bonne P- ^^^^^^^^^ dra avoir soin de la maintenir d'une mamere invariable jusqu a c que le dessin soit achevé. 11 est essentiel de ne pas oidolier qu e rapp ?t des dimensions de l'objet et du dessin est modifie par 1 haZr de l'œil au-dessus du papier. Par ^f-^^f^—^ placé sur des suppor.s de différentes Ze Z^a^^^^^^^

HirP est tiré ou rentré, l'échelle sera changée. Cette lemarque esi rti^m^Jn. i^poAante quand on ^^^^ ^^^Z^^Z fchelle une série d'objets ou quand on se sert de la cliambie .■nmniB imlrumenlmicromèlrique. (Carpenler.)

m "emploi des chambres okires est rarement ut,le en anatomietnéraTe parée que le dessin quelles donnent est trop grand "e qu tablit une Irof grande disproportion entre 1 esquisse d et sou ima-e telle qu'on la voit dans le mieroscope. Celle r p r ™. le^d Ha.re re'prendre aux éléments analouuques e^diS dans les planches et ensuite sons le mieroseope. leur cachet sp.

cray6n Oans tous les points du chan.p.

EMPLOI DE lA CirAMDRE CLAIRE. 501

cial, qu'il est important de leur conserver dans les dessins. De plus, les lignes à dessiner sont extrêmement pâles, le plus souvent trèsdélicates, et la perte de la lumière et de netteté, que cause la chambre claire, empêchent de lès voir, de sorte que le croquis des traits principaux doit être repris et achevé sans cet instrument. Comme le prisme renverse l'objet, on ne le trouve plus exactement dans la p. sition où il était. Il faut, en outre, grossir tous les détails qu'on saisit proportionnellement à la grandeur du croquis, d'où résultent des difficultés plus grandes que celles qu'on éprouve à faire le dessin sans chambre claire. Les dessins d'anatomie générale sont, du reste, assez faciles pour qu'on parvienne au bout de peu de temps, sans savoir dessiner auparavant, à reproduire les éléments anatomiques avec leur cachet spécial, pourvu qu'on les ait déjà assez étudiés pour les bien connaître.

641. La chambre claire de Nachet (fig. 130) est de beaucoup la plus commode de toutes celles que j'ai employées. C'est celle qui montre le mieux la pointe du crayon en même temps que le contour des objets, et elle ne renverse pas l'image de ceux-ci. Elle permet ainsi de tracer des contours moins tremblés qu'avec les autres, bien qu'ils le soient toujours un peu ; elle permet encore d'esquisser les objets sans agrandissement notable de leur image, comparativement aux dimensions de cette dernière vue sans chambre claire, en plaçant le papier sur un pupitre ou sur des livres au niveau de la platine du microscope ou même sur un niveau plus élevé. Aussi, suis-je revenu des préventions défavorables que m'avaient inspirées les autres chamjjres claires. On en tire en particulier un excellent parti pour esquisser les contours compliqués de beaucoup d'articulés microscopiques ou de leurs organes, pour conserver à ces derniers leurs rapports exacts, leur symétrie, etc.

La difficulté la plus grande dans l'emploi des chambres claires, en général, est de voir la pointe du crayon ; pour atteindre ce but, il faut que le papier sur lequel on li\Tce l'esquisse soit peu éclairé ; on peut projeter sur lui l'ombre d'un objet, ou encore, se servir de papier Bristol teinté en gris, tel qu'on les emploie souvent pour les dessins anatomiques, ou encore, le papier à décalquer de teinte grisâtre. On peut aussi recouvrir de couleur blanche (blanc de plomb ou d'argent préparé pour la gouache) la pointe du crayon, il est alors très-facile de la suivre, et le dessin devient moins pénible cl plus rapide à exécuter.

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