PHOTOGRAPHIE DES ODJETS MICROSCOPIQUES
dionnée. On peut prendre l'image h toutes distances de l'objec • tif; eu général, c'est entre 50 et 80 centimètres qu'on place l'écran. On met au point, en faisant mouvoir la vis de rappel de l'instrument et en regardant sur l'écran. Avec le coUodion humide le temps de pose est presque instantané pour les objectifs faibles, si on prend directement la lumière du soleil. Les procédés du collodion sec ralentissent un peu l'action photogénique ; elle est encore plus lente avec l'albumine. (Voyez les différents traités de photographie usuelle à l'égard des divers degrés d'impressionnabilité des substances sous l'influence des espèces de lumières qu'on peut employer) .
En fixant l'image négative sur une plaque en verre recouverte de collodion ioduré, on a fait faire un grand progrès à l'art photographique ; Frey a reçu de Paris un grand nombre de dessins micro-photographiques qui ont été en partie obtenus avec des grossissements très-forts, par Lackerbauer. Depuis quelques années, Hessiing et KoUmann se sont associés avec Albert, photoo-raphe de Munich, et publient un atlas composé de feuilles photographiées qui mérite les plus grands éloges. Plus tard, le professeur Gerlach, a publié un bon ouvrage sur la photographie comme auxiliaire dans les recherches microscopiques Beale a traité le même sujet avec une grande extension.
On emploie, pourl'éclairage, une lumière concentrée, parallèle, fournie par les miroirs concaves, mis en rapport avec une lentille convergente piano-convexe. Il est bon de recourir à des diaphragmes cyfindriques ayant de petites ouvertures, quand on veut obtenir des grossissements considérables. On se sert des systèmes d'objectifs ordinaires, mais avant d'en faire usage, il faut les nettoyer avec la plus minutieuse attention, car chaque parcelle de poussière produit une tache dans l'image négative.
On peut changer facilement, et à peu de frais, comme l'a montré Gerlach, unmicroscope composé en appareil micro-photographique, fonctionnant avec la lumière solaire (fig. 152). On enlève l'oculaire, et on fixe, sur le tube du microscope, l'appareil photographique cousistant en une caisse en bois (fig. 152, B), une allonge à soufflet et supportée pardespieds A. C'est à l'extrémitésupérieuredecelte caisse qu'on o-Ussera la plaque de verre (eu D), destinée à recevoir l'impression de la lumière. L'écran D ou cadre en bois peut porter un
* Gerlach, De In j>hotogmiihie comme auxiliaire dans les recherches microicopi^ues. Icipn^, 1802.