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PHOTOGRAPHIE DES OBJETS MICROSCOPIQUES

papier huilé et transparent, au lieu de la feuille de verre dépoli d'an appareil ordinaire. Pour le priver de lumière pendant l'opération, on se sert du drap noir habituel enveloppant la tète.

On remplace parfois la capsule en cuivre, couvrant l'objectif d'un appareil ordinaire, par une tablette horizontale et noire qui glisse entre le miroir et la lentille convergente du microscope.

Une chaleur de 14 à 18 degrés Réaumur est la plus convenable pour l'opération. Le temps nécessaire diffère naturellement selon l'intensité de la lumière ; il augmente suivant la force des grossissements employés, et varie, d'après les observations de Gerlach, quand on opère en plein soleil, entre 5 secondes (pour des objets grossis de 5 à 25 fois) et 40 secondes (pour les objets grossis de 250 à 500 fois). Afin d'obtenir une image dont on puisse se servir, il faut procéder avec

le plus grand soin et ne nas ~ '^ppa'-cii've.iicai.^

1 o ^ ouiu, LU iiL pils coulisse snpporlant la chambre noire, li oublier qu on ne peut guère se Allonge à ouverlure latérale. C. Porle de It

dispenser d'ajuster une vis mi-

crométrique au microscope photographique, à côté de l'entonnoir ci-dessus mentionné.

645. Il est important de n'avoir dans le champ visuel qu'un petit nombre de corps ; quelques globules de sang, par exemple, et quelques cellules èpilhéliales suffisent. Les tissus épais exigent les divisions les plus fines. Les objets à contours pâles demandent dos ombres plus prononcées. Aussi, des préparations conservées dans le baume du Canada ou dans la glycérine no conviennent guère dans le cas présont. Mais on peut remédier à cette pâleur avec la teinture de carmin. Dos préparations A injections, laites avec du car-

AA. Mgles A la

rm PHOTOGRAPHIE DES OBJETS MlCUOSCOPlQUES.

min ou du bleu do Prusse, fournissent de très-belles images. Ger-

lach eu a produit qui possédaient leur coloration naturelle.

Si, en môme temps que l'objet et avec le même objectif on photographie un micromètre dont la division est connue, on pourra facikment, ù l'aide d'un compas, déterminer exactement la grandeur de l'image rcprésenléc.

Quand il s'agit de photographier des objetsplus considérables et à un grand nombre d'exemplaires, ces sortes de micro-photogra. phies conviennent moins; attendu qu'il est impossible d'éviter une dissemblance avec l'objet primitif. Elles sont, au contraire, trèsbonnes employées comme objets d'enseignement. Mais, d'après ce que nous connaissons des objets microscopiques qui ont été photooraphiés jusqu'à ce jour, il semble douteux qu'on puisse utiliser, pour les corps de texture très-délicate, ces sortes d'images. Nous exceptons de ce jugement la photographie obtenue, à Pans, par M. Lackerbauer, et représentant le Pleiirosigma angulatum et par M. Moitessier, à Montpellier (voy. Moilessier, loc. cit., pl. H).

On a obtenu des images tellement petites qu'une forle loupe, quelquefois même le microscope devient indispensable pour les metlre en évidence. Le précipité d'argent est tellement fm quil faut employer de très-forts grossissements pour le rendre perceptible Ces photographies-miniatures ont conduitGerlach a se servir de l'art photographique afin d'arriver à un grossissement gradue dans les recherches microscopiques.

C'est ainsi que la première épreuve négative d'un objet, obtenue à l'aide du microscope, est soumise à un nouveau degré de grossissement. On a, de la sorte, une deuxième image de l'objet en clairobscur, qui ne pourrait, par celte raison, être changée en une image négative à un aulre grossissement, qui donne, a son tour, une troisième image, analogue à la première quant au clair-obscur. On pourra augmenter le grossissement jusqu'à ce que le précipite d'ar-ent devienne perceptible. En diluant les solutions photographiques, et en recourant dans de certaines conditions à l'usage de la plaque de verre, si sensible à lumière, il est possible de retarder considérablement cette perception (voy. Frey, loc.cit., 1807, p.

V46 Parmi les travaux publiés des premiers à l'aide de procédés de ce genre. 11 faut ci 1er l'admirable mémoire de Dean {On the aray substance of lhe mednlla obloncjata, elc, Waslnnglon 186.4 in-i») accompagné d'un allas de figures photographiques dont la

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perfection n'a pas clé nolablemonl dépassée. M. Luys a également présenté à diverses sociétés savantes des pliolographios des plus démonstratives de coupes minces, touchant la sli'ucturc de diverses parties du cerveau, du cervelet, etc. Beale, dans un travail remarquable {On the hiver, London, 1850, in-S»), a bien antérieurement reproduit aussi par des photographies d'une grande netteté ses belles préparations sur la constitution du foie. Mais beaucoup de ces reproductions pâlissent depuis quelques années, bien qu'enfermées dans le corps du livre, au point de faire craindre qu'elles ne puissent plus être étudiées dans dix ou vingt années.

fioudanovski a publié (Paris 1808, in-8"; et allas in folio, et 2" édit. 1870) un fort bel atlas photographique de préparations faites sur le tissu nerveux à l'état frais, sans qu'il ait été soumis ni à la dessiccation, ni à l'action des matières colorantes ou d'autres réactifs, avec aussi la représentation de préparations faites sur du tissu nerveux soumis préalablement à l'action de divers agents. Ses coupes ont été pratiquées sur du tissu nerveux congelé et à la température de — 0" R., et avec le couteau à double tranchant; par ce moyen on a le tissu dans son état normal. Si la préparation est faite à une température plus basse, le tissu nerveux subit quelques modifications pouvant aller depuis la simple dissociation des éléments Jusqu'à leur rupture, et déterminées par la foi'mation de cristaux de glace. Mais cette action même peut devenir utile et permettre de reconnaître la nature de certains éléments ; ainsi, la figure 6, planche XV de son allas représente une coupe de la moelle épinière qui a macéré pendant peu de temps dans une solution étendue d'acide chromique, puis a été congelée. L'acide chromique a diminué le volume des cellules ; celles-ci paraissent comme entourées d'une lacune, mais ces lacunes ne sont dues qu'à l'action exercée par l'acide chromique sur les cellules nerveuses uniquement, lesquelles sont mises à nu, ainsi que leurs prolongements anastomosés les uns avec les autres. Si l'on prolonge l'action de l'acide chromique, ou si l'on soumet la pièce à une phis basse température, ces prolongements et ces anastomoses n'apparaissent pas ; il y a en effet alors rupture des prolongements.

L'image photographique peut être faite de deux manières : par transparence, on faisant passer les rayons lumineux à travers la pièce à photographier,— par réncxion, en plaçant un écran noir derrière la préparation éclairée par la lumière du soleil. L'interpo-

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