‹ Traité du microscopeChapitre 330 sur 578 · DESCRIPTION DES OBJETS MICROSGOPKJUES · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DES OBJETS MICROSGOPKJUES

de consistance, etc., cl cela dans un ordre plus ou moins artificiellement choisi, tandis que la vue de l'objet même, les soulevé toutes simultanément.

Ce dernier fait résulte à son tour de ce que les objets étudies sous le microscope ne sont pas vus à l'aide de la lumière réfléchie par leur surface seulement, comme le sont les corps que nous avons communément sous les yeux. • •„„„„';i«

Nous savons déjà qu'ils sont observés à l'aide de la lumière qu ,1s transmettent et réfractent par toute leur épaisseur, de telle sorte nue de ces corps invisibles à l'œil nu, le microscope ne montre pas seulement la superficie, mais par la nature même de sa construction, il nous permet de saisir à la fois leur surface et leur profondeur, leur structure intime K ,

651 Mais à un autre point de vue, dans l'étude directe des corps placés sous le microscope et autres, cette réunion de tous ces attributs qui nous frappent en même temps, fait que pour arriver a bien connaître le corps qu'il nous décèle il devient nécessaire de 1 avoir décrit c'est-à-dire d'avoir passé en revue successivement et traiisformé'en signes ces attributs vus simultanément. C'est sous ce rapport aus^qu'au début des études surtout, les livres qm parlent des objets que nous voyons sont nécessaires pour les bien connaître, et cela au Se titre qu'un scalpel ou un réactif, en tant qu'instrument d analYse, mais sans jamais non plus pouvoir remplacer, au point de vue de la netteté et de la précision des notions acquises 1 observalion directe aidée du scalpel, du microscope, des réactifs, etc.

A l'observation succède en général la comparaison qm ment à l'interprétation de la nature des objets vus par lumière transmise u réfléchie, et la description suit. Toutefois, souvent on est force d dé ire 1 s corps observés avant d'en avoir détermine a natu il es donc nécessaire de traiter d'abord de ce qui touche la marche voSue pour bien décrire ces derniers , avant de parler de la ma-

anlomique, un granule, un tissu normal «u P— e . nnp nvoduit morbide, il faut toujours en venir a constater sa situa

physique, tels que sa consistance, son élasticité, son i

DESClllPTION DES PARTIES MICROSCOI'IQIJES ÉLÉMENTAIRES. 515

son pouvoir réfringent, sa couleur; pour cliacun, de plus, il faudra noter l'action des agents chimiques sur lui.

La description consiste essentiellement à exposer méthodiquement ces divers ordres de caractères aussi brièvement que peut le permettre la nature de l'objet dont il s'agit et autant que possible à mesure qu'ils sont constatés. Elle consiste, en un mot, à signaler successivement avec ordre chacun des attributs que l'objet nous présente simultanément et par suite avec une apparente confusion.

Mais, en général, pour chaque élément anatomique il faut de plus tenir compte de ce que chacun a une structure, c'est-à-dire est construit (structus) de parties diverses de substance organisée. Ces parties constituanles diifèrent elles-mêmes de situation, de forme, de volume, de consistance, de couleur, de solubilité ; elles diffèrent en outre parleur composition chimique. Dans une cellule, le corps de la cellule, le noyau, le nucléole, les granulations moléculaires en sont des exemples ; toute choses qu'il faut chercher et dont la description doit faire mention.

L'un des caractères de la substance organisée est donc de ne pas être identique avec elle-même dans toute la masse de chaque être qui vit ou qui a vécu, qui en est constitué, et cela non-seulement au ponit de vue de la configuration extérieure, du volume, d^s caractères physiques, mais encore au point de vue de ses réactions chmiiques, de sa composilion immédiate, en tant que substance organisée. La description consiste donc à signaler qu'ici elle est en masses ou couches amorphes, ailleurs à l'état de granulations, de filaments, etc. ; que chacune de ces parties à son tour offre une coiisislance, une couleur, des réaclions chimiques différentes; qu'ailleurs des granulations moléculaires, des gouttelettes liquides, etc., se trouvent associées à une masse homogène pour composer des tubes, des fibres ou plus souvent des masses sphéroïdales ou polyédriques, creuses ou non, appelées cellules, etc. On montre amsi que, dans l'intérieur de chacune des parties ainsi construites, ayant son mode de naissance, de développement, sa manière propre d'agir, chaque portion qui est à l'élat de novau, de granule, de gouttes ou de contenu liquide, est formée de substance organisée distincte des autres portions par sa couleur, ses réactions et par le mode d'union moléculaire de ses principes constituants.

Or toutes ces dispositions spéciales de grantdations, de corpuscules, etc., présenlant des couleurs et réactions diverses, sont des parti-

616 DBSCBIPTIOB DES ÊTRES mCllUSCOWOOBS.

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celle des tissus des plantes.

DESCRIPTION DES TISSUS VUS AU MICIIOSCOPE. 51i

La description indiquera si, au contraire, ils sont formés de plusieurs espèces d'élénienls, parmi lesquels sont toujours des vaisseaux. Ce sont les tissus constituants, car ils composent essentiellement l'économie, en masse et en action, et les précédents ne sont à côté d'eux qu'un perfectionnement de l'organisme.

Parmi ceux-ci, les uns ont toujours une espèce d'élément fondamental et une ou plusieurs espèces accessoires . Ce sont les tissus proprement dits qui, de tous, sont les plus nombreux. Ce qui distingue les tissus proprement dits, c'est que tous offrent une espèce d'élément (fibre, tube ou cellule, etc.), qiù es\. dhe fondamentale, parce qu'elle prédomine quant à la masse, et donne au tissu les principales propriétés physiologiques dont jouit cette espèce d'élément; propriétés légèrement modifiées toutefois par la présence des éléments accessoires dont les propriétés tendent à masquer un peu celles de l'élément principal. Ainsi la description indiquera si on remarque ou non dans chaque tissu décrit la présence d'une espèce d'élément anatomique qui prédomine, élément fondamental ou principal anatoraiquement et physiologiquement, accompagné d'une ou de plusieurs espèces d'éléments accessoires , avec subordination de l'arrangement des éléments anatomiques accessoires à celui de l'élément fondamental.

Les autres tissus ne renferment aucune espèce fondamentale, mais plusieurs espèces presque en égal nombre sauf un tube propre ou des vésicules tapissés d'épithélium, entre lesquels les éléments précédents forment une trame. Ce sont les parenchymes ou tissus ■parenchjmateux, qui ont, en outre, ceci de spécial, qu'une variété d'épithélium particulière pour chacun d'eux entre dans leur constitution, comme élément accessoire quant à la quantité parfois, mais non toujours physiologiquement.

Toute description de cet ordre devra en outre tenir compte de la texture ou de l'arrangement réciproque des éléments daiis les tissus. Elle mentionnera \tK juxtaposition seulement dans les produits où la texiure est des plus simples par suite de l'existence d'une seule espèce d'éléments, avec ou sans imbrication, selon que ce sont des cellules, des prismes, des fibres ou des tubes. Dans la description de la plupart des tissus de végétaux il n'y a pas d'autres dispositions à décrire, quant à l'arrangement réciproque de leurs cellules; mais il faut mentionner en même temps les différences de forme et de volume des cellules, d'épaisseur de leur parois, de nature de leur contenu, etc., qui entraînent de nombreuses différences d'as-

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