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GRANULES GUAISSEUX ET GOUTTES HUILEUSES

lent des formes irrégiilières ou sphéroïdnles. Ces gramiles sont désignés dans les différentes descriptions sous les noms de granules o>'(jani(pies, de granules moléculaires, de poussière organique, etc. Ces gramilalions diffèrent les unes des autres au point de vue de leur coloration et de leurs réactions chimiques.

660. Des granules graisseux. En premier lieu, citons les granulations moléculaires graisseuses qui se distinguent facilement de toutes les autres, en ce qu'elles ont nn pouvoir réfringent considérable, en ce qu'elles présentent un contour foncé et un centre brillant. Elles offrent presque toujours la coloration jaunâtre caractéristique des corps gras; elles ont presque la teinte de l'ambre jaune, d'où le nom de coloration ambrée qu'on lui applique quelquefois. Lorsque ces granulations sont accumulées, en quantité considérable, entre divers éléments, elles peuvent modifier l'aspect des contours et elles donnent une certaine opacité à la préparation qu'on a sous les yeux. Comme les corps gras en général, elles sont susceptibles d'être dissoutes par l'éther, par l'alcool chaud, par le chloroforme et par le sulfure de carbone.

Dans les préparations ces granules viennent généralement do l'intérieur d'éléments anatomiques, rompus ou coupés qui en contenaient normalement ou accidentellement, de la cavité des cellules huileuses des plantes (fig. 132, c), ou ils sont flottants dans certaines humeurs comme le lait, les humeurs sébacées, etc. Les corpuscules graisseux forment des gouttes ou gouttelettes huileuses quand leur volume dépasse itk 6 millièmes de millimètre ; alors elles iie sont plus douées du mouvement brownien et offrent l'aspect général ci-indiqué (v. aussi p. 460), variant un peu selon leur volume. Elles viennent, dans ces cas-là, soi! des vésicules adipeuses, soit des cellules huileuses des piaules (fig. 135, a).

661 . 11 y a une variété de granulations moléculaires, qui ressemblent beaucoup aux granulalions graisseuses et qui n'ont pas reçu de nom particulier ; on les voit à l'état normal dans les capsules surrénales et dans quelques autres tissus sains ; mais on les rencontre fréquemment dans différents tissus morbides et en particulier dans les plaques de Peyer lésées pendant la Havre typhoïde Elles ressemblent aux granulations graisseuses par leur coloration jaunâtre, leur pouvoir réfringent considérable, leur contour foncé et leur centre brillant ; mais elles s'en distinguent en ce qu'elles sont solubles dans l'acide acétique et autres qui au contraire n'oni pas d'action sur les granulalions graisseuses.

5'24 GlUNULATIONS GUISES, l'IGMENTAlUES ET CALCAIRES.

Les granulations portant le nom de (jranulatiom (jfises se distinguent facilement, parce qu'ayant un faible pouvoir réfringent, elles présentent, sous le microscope, une coloration grisâtre, an

Fis. i"i

lieu d'avoir, comme les précédentes, un contour fonce et un centre brillant jaunâtre; de plus, elles sont solubles dans 1 acide acétique et autres réactifs qui sont sans action sur les granulations graisseuses.

Les granulations picjmentaires, se distinguent facilement des précédentes par leur coloration très-accusée, soit d'un brun rougeatre foncé, soit tout à fait noires, ou jaunes.

Des particules calcaires.

662 Dans les recherches du genre des précédentes et autres, lorsqu'on prend des objets qui ont séjourné quelques jours dans l'eau d'un vase ouvert et permettant levaporation du liquide, on entraîne souvent avec eux des pellicules qui donnent ou non a la surface du liquide une teinte irisée. Ces pellicules sont ormees sous le microscope de fragments anguleux, de petites lamelles ho-

. cellules des couches inlernes d'une de cnu=iïère^^

cellul. ro-innie. </, ,'. Bords coupes de la paroi des cellules.

l'ARTICULES CAI-CAIRES CRISTALLINES OU NON. 525

mogènes ou finement grenues, épaisses de i millième de millimètre ou environ, et incolores. Elles sont parfois accompagnées de vibrions cl de LeplothrLv implantés perpendiculairement ou obliquement sur l'une de leurs laces. Les réaclifs montrent que ces pellicules sont composées surtout de sels calcaires revenus à l'état solide par suite de l'évaporation de l'eau.

Dans ces circonstances, on peut trouver des grains de carbonate de chaux isolés ou disposés, soit en séries, soit en plaques, de configurations plus ou moins symétriques et variées, qu'il faut éviter de confondre avec d'autres objets. Le volume de ces grains peut varier de quelques millièmes de millimètre jusqu'à 7 ou 8 centièmes ou environ. Ils sont anguleux, à angles mousses, à contours foncés, arrondis, à centre brillant, comme les corps qui réfractent fortement la lumière. Il est des cas dans lesquels la forme cristalline rhomboédrique de certains de ces grains est nettement reconnaissable, malgré un certain émoussement des arêtes et des angles. On peut alors voir que les autres grains ne sont que des cristaux formés dans de mauvaises conditions de cristallisation '■.

Des groupes de ces grains se rencontrent quelquefois à la surface des lames de verre mal nettoyées, après avoir séjourné longlemps dans la soucoupe ou la capsule où on les tient, sans que le liquide ait été renouvelé et acidulé. L'addition d'un peu d'acide chlohydrique à la préparation dans laquelle ils se trouvent suffit pour les dissoudre avec dégagement de gaz et pour montrer quelle est leur nature.

665. Les caractères distinctifs des diverses variétés de bulles d'air ont été exposés plus haut (p. 464).

Il faut cependant ajouter ici que lorsque les bulles d'air sont très-larges et forment en quelque sorte des plaques aplaties entre les deux lames de verre d'une préparation faite avec de l'eau, on peut leur trouver un aspect particulier. Si l'eau est à une température plus élevée que les lames de verre, la vapeur qui se trouve dans le gaz emprisonné se condense sur la face interne des lames qui le retiennent. Le liquide dans de telles conditions se présente sous forme d'une couche transparente à surface mamelonnée, à la manière d'une toison ou de la surface de la mousse d'eau de savon, avec une régularité souvent remarquable. Chaque saillie est formée par une goutte d'eau réellement microscopique.

' Voy. Ch. Robin etVerdeil, Chimie analomique, Paris, 1855; t. 1, p. 397.

526 DU ÎIOUVEMENT BROWNIEN.

donl la circonférence est continue ou non avec celle des gouttes voisines et dont l'ensemble trace des dessins variés, parfois trèsélégants.

Mouvement brownien.

664. Une particularité commune à toutes les variétés de granulations moléculaires est que, lorsqu'elles se trouvent dans un liquide qui n'est pas trop visqueux, elles sont agitées d'un mouvement continue et vif d'oscillation sur place, sans locomotion à proprement parler; c'est ce qu'on a appelé le mouvement brownien, du nom de Robert Brown, qui en a étudié avec soin les caractères*; il s'observe, non-seulement sur les granules de la favilla, mais encore sur ceux de la chlorophylle et des liquides animaux, ayant moins de 5 ou 6 millièmes de millimètre d'épaisseur.

Les granules d'or, d'iridium, de platine, des autres métaux et de charbon présentent ce mouvement d'oscillation continuel, aussi bien que les granules précédents quand ils ont moins de A millièmes de millimètre de large. L'acide sulfurique, la potasse, etc., bouillants, ne fout pas disparaître le mouvement propre des fins granules de la poussière d' éponge de platine, de la poussière de charbon, de silice et des autres corps résistant à l'action des agents que je viens de nommer. C'est donc un phénomène particulier dont les causes sont encore inconnues, et qui ne se rattache en aucune manière à l'animalité.

Ce mouvement est plus ou moins rapide, selon qu'il s'agit dételle ou telle variété de granulations molèculaires.C'est ainsi que les granulations graisseuses sont douées d'un mouvement browiien énergique, très-visible dans les plus ^eiits globules du lait, etc.; les gra-

1 « Lorsque, dit Robert Browii, des particules extrêmement ténues de matière solide, soit organique soit inorganique, se prouvent en suspension daais l'eau nure ou dans quelque autre fluide aqueux, elles laissent apercevoir des mouvements dont la cause m'échappe, et qui, parleur irrégularité et leur indépendante apparente, ressemblent à un degré remarquable aux mouvements moins ranidés des infusoires les plus simples. J'ai nommé molécules actives les plus petites de ces particules, » llrown, A bricf account oemkroscopical observais nuule in de nronlks ofjune, july and AugusL 1827 On ^"c^^;; -^2s tained in Ihc rotlen of plants, and on tke yeucral '^^f ^^'''.^f . / ™ in organic and inorganic Bodies, et addit ona rcn.ar^^ Lomlon i^^^^ Voye/aussi : Annales de. sciences naturelles, Pans, 1 ' N t. XI , • o41 et sua . ot Remarques additionnelles sur les molécules actives (Ibid., 18o0, t. p. Wt.] Cette oscillation a reçu encore le nom de moiwemcnl moléculaire.

DU MOUVEMENT BROWNIEN. 527

miles pignientaires moiiireiil, un mouvement plus vil' encoi'e. Presque tous les éléments analomiques contiennent dans leur épaisseur des granulations qui prennent part à leur structure. Or, lorsqu'un élémeiit anatomique est aussi dense vers le centre qu'à la périphérie, les granulations qu'il renferme sont immobiles; si, au contraire, il s'agit d'une cellule présentant une cavité distincte de sa paroi, les granulations moléculaires qu'elle contient sont douées d'un mouvement brownien aussi bien dans l'épaisseur de la cellule qu'en dehors, de telle sorte qu'on peut déterminer ainsi, avec une grande précision, si un élément anatomique est plein ou creux, s'il est solide ou s'il présente une enveloppe circonscrivant une cavité renfermant un liquide avec des granules en suspension. Beaucoup d'infusoires, les leucocytes et autres éléments anatomiques cellulaires abandonnent, en se décomposant, des granulations douées d'un mouvement brownien (rès-vif, qu'il faut se garder de considérer comme indiquant un mouvement de locomotion animale propre à ces particules. Dans certains cas, les éléments anatomiques renferment un fluide tellement dense que le mouvement brownien est peu marqué ou même n'existe pas ; mais pour peu qu'on ajoute de l'eau à leur préparation, celle-ci pénètre par endosmose dans la cavité de l'élément anatomique, et le mouvement brownien commence à se manifester ; c'est ce qui arrive pour les leucocytes, etc.

Les corps d'une densité considérable, comme les particules métalliques, calcaires, etc., doivent être plus petites que les autres pour que le mouvement se produise d'une manière aussi intense que sur les corps d'une densité peu supérieure ou peu inférieure à celle de l'eau. Le mouvement est plus vif dans l'eau et dans les autres liquides chauffés qu'à froid; mais l'électricité, la lumière, etc., ne le modifient pas. On est, par suite, conduit à supposer que ce mouvement est dû aux impulsions que chaque particule reçoit de la part du calorique rayonnant éjnis par les corps voisins

Le mouvement brownien n'a aucune analogie avec les mouvements sarcodir,ues, et amiboïdes, ni avec les mouvements ciliaires dont 11 sera question dans la troisième partie de ce livre. Leur assi^ mi at.on et leur rapprochement établis par quelques auteurs dans le but de trouver une explication à certains phénomènes physiologiques constitue une erreur des plus gl-aves et des plus singuiiérds que puisse faire commettre la tendance à substituer les suppositions

528 DU MOUVEMENT BROWNIEN.

Il dure indéfiniment dans les préparations anatomiques qui contiennent des granules en suspension dans des liquides assez ténus pour que celte oscillation ait lieu. J'ai des préparaUons de poussière de charbon et autres, conservées dans 1 eau depuis 1 8bo, dans lesquelles ce mouvement n'a jamais cessé.

,i DES POUSSIÈIIES.

665 11 est commun, ainsi qu'on lecomprend aisément, de trouver, isolés ou réunis, dans bien des sortes de préparations, tels ou tels des corpuscules qui composent les poussières. 11 n'est pas rare de von^ l'attention de ceux qui ne les connaissent pas encore, fixée et détournée de l'examen de l'objet à étudier. Aussi est-ce une étude préalable fort utile à faire que celle qui consiste à examiner la constitution des poussières déposées sur un porte-objet humecte ou non de c^lYcérine, laissé soit en quelque point du laboratoire ou du cabinet de travail, jusqu'à ce qu'elle en soit recouverte, soi a 1 a., libre ^. On peut aussi, dans le même but, prendre un lambeau d une toile d'araignée couverte de poussière. , . ,

0„ verra que la poussière proprement dite est formée d une multitude de corpuscules solides dont le diaméirs ,ane depuis 0-,001 et moius, jusqu'à 0-M50 euvirou. Leur densité, bien qu elle s

Iu,e;t;plus grande que celle de l'an', -'Z'™:; ^^rt oazeuse adhérente par capillarité à la surface des ob ets de très ; U dimension, laquelle tait corps avec eu. eUes.-U dans eu^ Luvements- de là résulte que l'impulsion de 1 atmosphère en mouvement les entraîne et les soulève facilement, puis ils vont se déooser dans les lieux où l'air est calme.

66C La POu-iè« - ■ *" g''a™les de matières mi, -

1 .li-és diverses surtoutcalcaires et siliceuses, de formegeneralem S o^r^-e.' irréguliére, à angles arrondis. de fragments «îémeiJs anatomiques ou de tissus végétaux, tels que fragment de Sb sTneuses et de cellules d'espèces diverses ou même enliei s f ."lès dn liber provenant des étoffes; de nombreuses variétés ou làiÎe: (4. 15*), de cellules mamenteuses des ailettes

^)uval, Des ferments organes. Pans, 1869, ,n 4 , p.

COMPOSITION MICUOSCOPIQllE DES POUSSIÈHES.

Fig. 134. — l'oil rameux consliliié par une seule cellule plusieurs lois subdivisée.

spores de cryptogames souvent appartcnuiit à des espèces nombreuses, etc. ; de noir de fumée, de fragments microscopiques ou non de charbon; 3» d'éléments anatomiques entiers ou brisés, ou de fragments de tissus animaux, tels que : écailles de papillons et autres insectes ; cellules épithéliales desséchées ; poils ou fragments de poils des insectes et des vertébrés ; barbes et barbules des plumes ; fragments d'animaux articulés de trés-pelit volume , tels que les acai'iens (fig. 155, 6), squeleltes d'infusoires siliceux et autres, surtout dans les temps de grands vents; corpuscules indéterminés de nature azotée, parmi lesquels il en est d'arrondis, etc., offrant les caractères d'infusoires entiers desséchés.

Dans beaucoup d'industries, il s'élève des poussières qui, entraînées paiM'air jusque dans les bronches, sont plus ou moins nuisibles, surtout lorsqu'elle pénètrent dans le tissu pulmonaire, puis dans les glandes lymphatiques, où on peut les reconnaître à l'aide du microscope.Telles sont les poussières de charbon de bois (fig. 136) et de houille, chez les fondeurs de métaux, celles du silex chez les aiguiseurs et les tailleurs de grès, les poussières de verre chez les tailleurs de cristaux, etc.

667. Les poussières des vêtements sont formées de granules n'ayant rien de fixe dans leur disposition réciproque. Quelques-uns de ces grains sont sans coloration propre, à centre grisâtre ou incolore, plus ou moins brillants, et à contours épais, noirâtres.

Leur diamètre varie de 5 à 70 millièmes de millimètre et plus.

• Poussières contenant des enveloppes de rvro,,lyphm (ncarus) enlouophagm (d's^près A. Lahoulhenc et Ch. lobin). a. Ovules de TAcai icn. bb. t'aninial vu de dos m co e Les autres corpuscules sont des enveloppes provenant de la mue de cet articulé ses fèces globuleuses, des lilamcnls de coton, etc.

lioBiN. — Microscope. -j^

550 POUSSIÈRES MINÉIWLES.

L'eau reste sans action sur cuk ; l'acide acétique, ajouté à la préparation, les attaque à peine en dégageant c,.elques buU- ci ega. de leur substance L'acide chlorbydrique les dissout assez rap dément avec dégagement d'une certaine proportion de gaz, comme lorsqu A

^^"D :::rÏd":ns .réguliers, en quantité un peu moindre, offre^l mêmes%rrégularités de forme, mais une te.nte rouge . brrasse brillante, que l'on remarque, à l'aide du microscope, sur dlv^. X des et sur les carbonates de fer surtout. Ces fragments ™ bnm irréguliers, ont un diamètre variant entre 4 a 55 mil- S s de millimètre; l'eau ne les attaque pas; l'acide acétique, outè à la préparation, ne les attaque qu'au bout de quelques heu-

r et fort peu Ces grains irréguliers sont, au contrante, attaques ass;z rapidement par l'acide chlorhydrique de la même manière en même temps que les grains incolores mentionnes p us haut

auxquels ils sont mllangès. Ce sont des fragments de romlle ferru-

eeT^Le charbon des poussières aériennes, le charbon porphyrisé ila pable des pharmacies, employé pour les dentifrices et autres impalpable ^p^^^^ ,,^blables chimicpiement au noir de fumée, s'ma distinguent pourtant en ce qu'ils sont dépourvus de toute humectation huileuse. Aussi, ils se mêlent facilement à l'eau et adhèrenl moins aux corps sur lesquels ils tombent, ou auxquels ils se niekngen - , L'aspect extérieur du charbon dit impalpable est

• S « tout différent de celui du noir de fumée 11 se compose H * bien d'un petit nombre de granules de charbon, an on- ^ ^ dis larges de 1 à 2 millièmes de millimètre, comme

celui-ci? mais la plus grande partie de ces corpuscules est de forme polygonale, anguleuse, a angles nets (voy. fig. 136, a). Quelque petits que soient ces fragments, ils sont tout à fait opaques, si ce n est lorsque le charbon a été incomplètement brûle. ,-6 * Âlor les plus minces fragments ont une légère

. c,,;„,e. a. Charbons d». '"ST^^^^^^'^V^

POUSSIÈRES CIIAnnONNEUSES. 531-

en forme de table, soit triangulaire, soit irréguliôremenl polygonale, et plus rarement rectangulaire (fig. iSG, b, c). La lai'geur de ces tables varie entre 5 millièmes de millimètre et 6 à 8 centièmes de millimètre. Leurs bords sont nets, non amincis en biseau, sans reflets ni transparence spéciale.

Souvent on retrouve sur ces fragments les ponctuations où les raies des cellules et vaisseaux ponctués des végétaux qui ont servi à fabriquer le charbon, au point même de permettre d'en déterminer la provenance, lorsqu'il s'agit des conifères particulièrement.

Tous ces délails doiventêtre connus, parce qu'onrenconire souvent dans diversespréparations des fragments de ce genre (fig. 136, c, d, i), et spécialement dans les liquides qu'on a concentrés par évaporation et dont on veut examiner les cristaux. Or il importe de ne pas les prendre pour des cristaux, ainsi que cela a été fait par suite de la netteté des bords de certains d'entre eux.

Pour le volume de la trés-grande majorité desxgranules, la teinte générale (le mode de réfraction de la lumière excepté) et l'intensité du mouvement brownien, rien ne ressemble plus au pigment que les granules du noir de fumée, lorsqu'ils ne sont pas agglomérés en petits groupes, comme ils ont de la tendance à le faire; et cela, soit qu'ils proviennent de la suie, de l'encre de Chine, de l'encre d'imprimerie, du noir de bougie ou du noir d'ivoire, du poumon, des ganglions bronchiques (en ayant soin ici d'éliminer les véri^ tables fragments microscopiques de charbon de bois, toujours peu nombreux à côté des granules de noir de fumée). Dans le charbon porphyrisé, les granules.sont noirs et opaques ; les plus grands ont a forme de tables peu épaisses, d'un contour irrégulier, anguleux • Le non- de fumée proprement dit ne renferme pas des fragments en forme de tables. Il est composé de fins granules de un à deux millemes de millimètre, accompagnés, quand il est grossier, d'un tres-petit nombre d'autres granules anguleux, mais souvent à angles mousses, larges au phis de 5 à 8 millièmes de millimètre, d'un ton brun jaunâtre, foncé sur les bords. Beaucoup de ces granules sont agglomères en amas de formes et de grandeurs diverses, ou en chapelets, etc.

C69 Fréquemment, dans les poussières qui accompagnent beaucoup d objets examinés au microscope, se trouvent une ou plusieurs des thèques ou sporanges stipités, bispores ou muUispores à .spores superposées en forme de massue brunâtre, vena.it des Puccinies, des

532 POUSSIÈRES VEGETALES.

Phranmidium ou des spores d'autres champignons arlhrosporès, soil sphériques, des Uredo, etc., soit en massue pédicellcc ou fusi-

forraes, transversalement cloisonnées des Sporocadus , des Bactridium, des Seplonenia, et autres.

.• •,• .„ On V trouve surtout souvent des

Fig. l57.-Tlièque ou sporange stipilu (le Unyi-iuuvcou Cladosporium dont les ccUules super- gporangeS pédicellcS dU LiadOSpOpo^sées ont leur contenu en segmenta- ^1^^^^ j,,^larum (flg. 137).

On Y trouve souvent aussi des chaires de spores A'Scidium et des spoi^es isolées ou e.i chapelet de Fuma(/o que font distmguer leur couleur brunâtre et leur forme sphérique.

On s'habituera rapidement à distinguer les grains de pollen

Fi"-. 139 — Grain de Pollen du Ciclioriurn Iniyhus L., vu de deiix côtés différents (200 diamètres).

Fi". 140. — Deux cellules contenant des grains d'amidon prises dans un tubercule de pomme de terre, grossies 200 fois environ.

(D'après Ducharlre.)

Fig. 138. — Un grain de pollen du Pelargonium zonale W. \u dé deux côtés différents pour en montrer la forme. — A, de côté. — B, par son extrémité (200 diamètre-).

dont la forme bien déterminée, la teinte foncée, la surface souvent hérissée de pointes, de mamelons (fig. 138) «"^^^^^^^ /««^ ,,^^fj; frappent au début des observations. Pour, cela .1 suffira d avoir examiné le pollen des fleurs de quelques familles de plantes au début des éludes microscopiques. fA^„lp„fc On fera de même pour les fruits et les racines féculents en raison de la présence fréquente des grains ^ a-don ns les préparations extemporanées les plus diverses. Ceux qn on ouv îe plus habituellement sont ceux des graminées qui viennent de l'empois d'amidon usité pour le blanchissage. Leur fort Touvoi rSgent, leur forme, leurs lignes concentriques au- Cr du centre ou hile de chaque grain, et au besoin l'action de la teinture d'iode les feront aisément r'^^onnaitre. On devra, par conséquent, étudier comparativement lesfcculc.

Fis-.

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