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Fragments de cheveux Immains, d'après Alcan

riz, de maïs, d'orge, d'avoine, de blé à l'élat de farine et, dans le pain, les biscuits, ainsi que la fécule de pomme de terre. (fig-.140.)

On devra aussi étudier les poils caduques de quelques plantes, telles que ceux des platanes, des labiées, etc.

On fera de même pour les feuilles de thé et de quelques autres plantes dont les fi-agments imperceptibles tombent souvent avec les autres particules des poussières dans les liquides ou sur les tissus que l'on prépare. Cette étude est surtout importante en ce qui touche la structure des cellules jaunâtres polyédriques, des couches friables résinoïdes des bouchons de liège, qui tombent à chaque instant dans les flacons destinés à conserver les liquides qu'on veut étudier et qui surnagent : ceux-ci fréquemment sont emportés avec eux dans la préparation.

670. Parmi les objets qui, venus des poussières ou des linges à essuyer les lames de verre qui se trouvent souvent dans les préparations, il faut signaler les filaments microscopiques de coton, de chanvre, de lin, de soie, de laine, etc. On devra,] par conséquent,' en étudier les caractères dés le début des études microscopiques , d'après des spécimens pris sur des étoffes que l'on sait être faites de ces diverses matières, pour se familiariser avec leurs caractères et ne pas les prendre pour quelqu'un des objets cherchés.

Il faudra le faire particulièrement pour les cheveux (fig. 141 abcd) de diverses nuances comparés aux autres variétés de poils et au duvet de la surface du corps humain. On comparera de plus ceux-ci aux poils de quelques variétés des laines teintes ou non ; car tous ces filaments ont les caractères des poils en général et diffèrent pourtant assez pour être distingués aisément les uns des autres, tant par leur forme, leur volume, que par la présence ou 1 absence du canal médullaire, la largeur de celui-ci, l'aspect de son contenu, la disposition de la couche de cellules épilhéliales qui les recouvre, etc. Il n'est pas de description qui puisse répondre A tous les cas qui se présentent et remplacer cet examen, qui est des plus fa'-iles, du reste. D'autre part, son importance pour les

recherches médico-légales et autres est facile à comprendre. Il suffira pour se guider de suivre la description générale des poils examinés au microscope, telle qu'elle se trouve dans les dictionnaires de médecine et les ouvrages d'anatomie.

Dans les poils de laine, ce peuvent être ceux de \a jarre ou poils grossiers, plus gros du tiers à la moitié que ceux de la laine proprement dite, et pourvus d'un canal médullaire (fig. 142, a, b, c, d),

Fi"'. 142. — Poils de la jarre de mouton. On voit en A des cellules médullaires sans granules. En B, elles sont pleines de granules qui les masquent.

Fig. U5. - A 15 C D. Poils de laine de mouton de diverses grosseurs sans canal médullaire. E. Coupe de ces divers jMils. (D'après Alcan.)

plein de cellules encore reconnaissables («), ou masquées par les granulations réfractant fortement la lumière qu'elles renferment.

Les poils de la laine proprement dite sont épais de 5 à 4 centièmes de millimètre dans les laines communes, de 20 à 2o millièmes dans les laines fines. Ils sont Ile.uieux, dépourvus de canal

médullaire (fig. i^t'ô, a, b, c, d), plus transparents que ceux de la jarre, à moins qu'ils ne soient teints. Les uns et les autres sont tapissés d'une couche de minces cellules épilliéliales, imbriquées sans noyaux, souvent en partie détachées du poil et alors saillantes, hérissant le poil. Sur les poils de laine usée, ces aspérités ont parfois disparu, et la substance du poil se fend et se désagrège. Les poils de lapin (fig. 144) sont plus minces que les précédents,

Fig. 144. — Poils de lapin. A. Poil volu- Fig. 145.— Poils de chat (ABCDEF) mineux. B, C, D. Poils lins. (D'après Al- Coupe de ces poils monti anl le ca-

can; dessins de Lackerbauer.) nal médullaire, plein ou vide. (D'a-

près Alcan.)

formés d'une couche mince de substance pileuse à canal médullaire cloisonné. Sur beaucoup de rongeurs, comme les rats, les souris, les poils sont constitués d'après le même type.

Les poils de chat, assez fréquents dans les poussières, sont assez rigides, ont des cavités médullaires analogues à celles des poils de

lapin (fi-. 145), mais plus petites et cessant d'exister assez loin de la pointe (B). Le bord des cellules de leur couche épithcliale forme à leur s-urface des lignes transversales bien dessmées.

On devra aussi examiner de même des poils de chat, de rat de lapin, de cobaye, de chien, etc., qui se trouvent parfois dans des cœiditions analogues à celles qui viennent d'être notées au milieu des objets préparés, dans les laboratoires surtout. Les différences qu'ils offrent à côté de ceux des autres mammifères les font du reste

aisément reconnaître. . , . • , -i

Quant aux filaments de la soie, |soumis ou non a la teinture, ils se distinguent aisément des fils de coton, de chanvre, etc., par leurs réactions en tant que substances azotées et par l'absence de cavité centrale. Ils se distinguent des poils par l'absence de canal médullaire d'une part et de l'autre par le manque de revêtement de cellules épilhéliales imbriquées. De plus, on voit que ce sont des filaments homogènes, sans granulations intérieures, etc , irrégulièrement aplatis, à surface lisse et larges seulemeiit de 7 a 15 millièmes de millimètre. Tous colorent la lumière blanche polarisée.

671 Les plumes devront également être préalablement observées avec soin. Chaque barbule (fig. 146) est formée d'une cote du bord inférieur de laquelle se détache une mince bordure membraneuse (di) très-pâle. La côte porte de petites pointes vers sa terminaison,{/0 . [e barbules du côté opposé (J), ou, si l'on veut, celles qm les croisent en venant de la barbe voisine {g), ont cette bordure inferi ure b e pK^ étroite et divisée bientôt en crochets qui .-^f nt nent chacun la côte de la barbule que croise celle qm les porte [I d] , S • dhérence des barbules les unes aux autres. Près du bon de ia ba bule ces crochets se réduisent à une pointe presque droite, "ou'aiguè (f), ouàunètroitprolongem..^^^^^^^^^^^^^^ moins long. Ces dernières dispositions se retrouvent sur toutes les rume molles, à barbules non adhérentes les unes aux au res. Ce Ses barbules détachées plus que les barbes qu'on voit dans les

^"anflel'plumes du duvet (fig. 147, a), les barbules [d Z) sont réduis àla côte formée de cellules allongées soudées bout a hou , rrflée e^i nœud portant ou non deux petites pointes à son exti ilp Ces barbules sont trés-minces, aplaties et par suite

:r:i:r :tro^ ou mbannées -^^z;:

L voit deface {[) ou de côté {d i); sur ^^^"^ P^"^"^

les barbules sans crochet (&) sont aussi formées de cellules

PLUMES ET DUVETS DANS LES POUSSIEllES.

liculées bout à bout dont l'extrémité externe est reiillée et proloii gée ou non en pointe plus ou moins longue (e).

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On trouve souvent dans les préparations d'objets divers sur lesquels est tombée de la poussière, soit des fragments de barbe avec leurs barbuies, soit des débris de ces dernières seulement. Tantôt

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