ÉCAILLES D'INSECTES COMME TEST-OBJETS
gitudinalcs granulées cl simulant des rangées de perles. Y. Mohl le contesta. Harting montra que tout dépendait de la façon d'edawer l'objet. Il V a deux séries de lignes : les unes transversales, les autres longitudinales. On distingue très-bien ces deux séries de lio-nes en employant de la lumière oblique ou convergente, mais en employant de la lumière divergente on ne voit que des lignes
granulées. .„ . , ,
Ce test est difficile et exige un bon objectif et un grossissement
de 3 à 400 diamètres.
Le Baillif se servait aussi comme test-objet des petites écailles cordiformes des ailes du mâle du Pieris rapœ, dit vulgairement petit papillon du chou.
677 Les écailles du papillon appelé Satyrus jantra {Papiho ou Hipparchiajanira), prises sur un individu femelle, ont d'abord ete recommandées par Âmici, en 1846, et ensuite par \ Molh et Schacht C'est un bon test pour essayer dans la lumière obhque des objectifs de moyen grossissement. On y voit des lignes longitudinales et transversales, ces dernières sont éloignées les unes des autres d'environ 4/1200 de millimètre. Les lignes doivent se montrer bien nettes dans îa lumière centralejorsqu'on emploie des objectifs forts. Schacht recommande comme étant plus difficiles les écailles lono-ues et transparentes.
Molh a fait remarquer que lorsque le grossissement ne dépassait pas 200 fois, on ne voyait pas les lignes transversales, qu en gênerai il fallait un instrument pourvu de bons et puissants objectifs Grossissant de 220 à 300 fois, pour les apercevoir nettement^ 11
reconnut alors que les microscopes dAmici, de Plœssl etl'un de ceux d'Oberliaeuser parvenaient seuls à résoudre ce test.
Les écaUles de Podura plumhea, dont les micrographes anglais font un usage trèsjudicieux dans les essais de leurs raicro-
scopes, forment avec les écailles de Piem
p":""^;^^ rapce le meilleur test pour la lumière cen-
ÈcmedeMurapiumbea. traie; les marques à déterminer sur les
Podura plumhea sont {fxcj. loi) des V^^''\'^-^^^f'\''^^^^^ une fine pointe, en demandant de la part de 1 objecti une er am faculté dedéfinitionjointe àun bonpouvoir «eparatem 0 ov . M Si l'objectif est complètement réussi, elles doivent de lu n-^^^^^^^^^^ une ligne médiane blanche produite par la refraction de la sub
DES DIATOMÉES COMME TEST-OliJETS. 543
stance même, et qu'un objectif incomplètement corrigé ou mal centré ne montrei'a jamais bien parfaitement.
De nos jours, on considérerait comme mauvais un instrument qui, avec un grossissement de deux cents^ fois, laisserait à désirer quelque chose dans la résolution des écailles transparentes du Satyriis janira. Ce n'est que pour des objectifs de puissance moyenne que les écailles fines de ce lépidoptère peuvent encore être considérées comme un moyen d'essai.
678. Au lieu des écailles de papillons, on se sert davantage aujourd'hui des enveloppes siliceuses des' diatomées en employant celles qui offrent les stries les plus fines et les plus serrées
Nombre de stries contenues dans '/loo millimctre :
Navicula strigilis lô.
Pleurosig-nia formosum 14.2
— liippocampus 1(5.5
Navicula (pleurosigma) Spenceni . . 19.7 Pleurosigma angulatum (grande).. .25.6 — — (petite). . . 27.6 Navicula strigosa (petite) 51.5
— (nitzscliia) sigmoidea. . 41.5
— (eunotia) acus 51.2
Parmi les nombreuses Diatomées, celles qui méritent d'être signalées comme étant de bons test-objets sont surtout le Pleurosigma angulatum et Nitzscliia sigmoidea, puis le Navicula Amicii, Surirella gemma et les Grammatophora subtilissima de Bailey. Ces deux derniers tests (qu'on peut obtenir de M. Bourgogne) sont d'une étude difficile.
Reinicke {Microscopie nouvelle, 5 vol. Dresde, 1865) a indiqué le Frustuliasaxonica, monté dans du baume da Canada, comme étant aussi un test fort délicat. Les lignes transversales n'en sont pas tres-serrées, mais elles sont très-délicates et très-difficiles à apercevoir.
Le Pleurosigma angulatum est un excellent test pour apprécier a valeur résolutive d'objectifs puissants ou de force moyenne, avec la lumière oblique. Toutefois, ses stries doivent se montrer de la façon la plus nette avec un bon objectif à immersion et sous l'in- Huence du simple éclairage central. Avec l'éclairage oblique, ce
îol M?" ? les travaux remarquables de W. Smith, d^
Solhlt, etc., avec les indications bibliographiques qui s'y lapportent.