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CHAPITRE VIII

Des test-objets et de leurs usages.

674 On donne le nom de test-objets à des préparations transparentes" faites à l'aide d'animaux ou de végétaux microscopiques, d Ua'nes ou d'éléments anatomiques des plantes ou des animaux, qui présentent des particularités de structure compliquées, gene-

poils. (D'après Alcanj photographie de Lackerbauer.)

DES TEST-OlîJETS. 541

raleracnt à contours très-délicats, mais pourtant nettement délimités. Ces préparations servent à juger la valeur comparative des objectifs, d'après la facilité et la netteté avec lesquelles ces instruments font reconnaître ces détails de structure ou en font distinguer plus les uns que les autres. - .

L'emploi habituel et le nom des test-objets (du mot anglais test pierre de touche) se sont répandus depuis la publication d'un mémoire sur ce sujet, parGoring, en i837; mais déjà en 1825,Le Baillif avait proposé comme moyen d'arriver à déterminer la valeur des objectifs l'usage des préparations de diverses écailles de papillons dites plumules, l'examen des divisions du micromètre, de la queue des spermatozoïdes, etc. Les test-objets de Le Baillif et Goring ont été vulgarisés surtout par Charles Chevalier, dans son Traité des microscopes (1859).

Les test-objets le plus en usage, servant à juger l'achromatisme et la pénétration des lentilles objectives du microscope, sont les suivants : 1. Forbicine ou Lepisma saccharina, Linné (écailles); 2. Pieris brassicœ, L.;5. Pieris'rapœ, Latreille (écailles) Zygœna Alexis, Fabricius (écailles); 5. Satyrus Janira, Linné (écailles);

6. Podura plumbea, Linné (écailles) ; et les diatomées suivantes :

7. Pleurosigma attenuatum, W. Smith; 8. Pleurosigma angulatum, W. Smith; 9. Navicula Spencerii; iO. Navicula veneta, Kùtzing; 11. les Grammatophora ; 12. Siriatella unijmnctata, Agardh [Aclinantes unipunctata, Carmichaël, Diatoma rigidum, de Candolle), et autres indiquées ci-après.

On peut aussi se servir, pour juger de la pénétration des objectifs, des leucocytes gonflés par l'eau et dont les fines granulations moléculaires sont douées du mouvement brownien.

675. L'un des plus anciens des test-objets, aujourd'hui abandonné, est celui que fournissent les écailles de la Lepisma saccharina, insecte de l'ordre des Thysanoures (vulgairement jjoisson d'argent). Ces écailles présentent deux sortes de stries, les unes longitudinales et les autres obliques par rapport aux premières. On distingue deux formes dans les écailles du Lepisma. Dans les unes, qui sont plus ou moins rondes, les stries ne se discernent qu'avec un bon instrument grossissant de 100 à 150 diamètres ; dans les autres écailles, dont la forme est une sôction de cône, les stries se monti'ent à un grossissement de 50 à 40 fois.

676. Les écailles du grand papillon du chou {Pieris brassicœ) ont été décrites par Charles Chevalier comme présentant des stries Ion '

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