DOMNÈES COMMUNES A L'EXAMEN DES TISSUS
l'observation des éléments anatomiqiies doivent en général être faites par dilacération ou par d'autres procédés permettant d'isoler ceuxci, puis être examinées sous un fort grossissement. Souvent elles présentent des parties dans lesquelles on peut de plus, en même temps, voir leur texture, leur arrangement réciproque dans le tissu dont on les n tirées. Celles au contraire qui sont spécialement destinées à l'observation de cette texture, à l'étude du tissu, en d'autres termes, doivent êire faites surtout sous forme de coupes minces, ne pouvant le plus souvent être vues que sous un faible grossissement, ne pèrmettant de bien voir que les groupes d'éléments ou la place occupée par tel ou tel de ceux-ci, et non de discerner les caractères distinctifs de ces derniers. On ne saurait croire combien est grand le nombre des erreurs qui ont été commises, surtout en anatomie pathologique, par ceux qui ont voulu déterminer la nature des éléments analomiques et de leurs modifications morbides à l'aide des préparations et des grossissements qui ne peuvent montrer que le groupement de ces particules dans les tissus et non leurs attributs essentiels.
Rien n'est plus important scientifiquement que d'étudier d'abord et séparément les éléments anatomiques au point de vue de leur structure et autres caractères spécifiques, puis les fluides dans lesquels ils sont en suspension, s'il s'agit des humeurs, et enfin les tissus, c'est-à-dire l'arrangement réciproque de ces éléments ou texture dans ces parties constituantes complexes de l'économie. Mais, dans la pratique, il est rare qu'on n'ait pas, dans une même préparation, plusieurs ordres de parties microscopiques à la fois, les unes simples, les autres complexes, qu'il faut s'habituer à distinguer les unes des autres. D'autre part , c'est nécessairement dans ces parties complexes qu'il faut observer celles qui sont élémentaires.
689. C'est surtout dans les humeurs de l'économie où ces élémentssetrouvenfnaturellement isolés, que les débutants devront les rechercher pour s'en faire une idée nette. C'est aussi par l'examen de ces fluides faciles à préparer, qu'ils feront bien de commencer à s'habituer au maniement du microscope et de ses pi'incipaux accessoires, mais en se rappelant toujours que, dans l'étude des liquides, le microscope ne sert qu'à l'observation des solides tenus en suspension, arrivés à telle ou telle phase de leur évolution, soit normale, soit moi bide, la partie fluide étant par elle-même invisible.
Comparer un niênie liquide pris à l'état frais et à diverses