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CONDITIONS QU'EXIGENT LES APPLICATIONS DU MICUOSCOPE

du développement des tissus animaux, sans connaître celui des parties élémentaires dans les plantes.

Bien plus, les analogies d'organisation des uns et des autres sont incontestables, et c'est à juste titre qu'on a donné le nom de cellules aux éléments anatomiques des tissus animaux, nom liré de ce' que dans les plantes les parties correspondantes sont de vraies cellules, c'est-à-dire des vésicules pourvues d'une paroi bien distincte et d'im contenu qui a une composition différente de l'enveloppe; or chez les animaux les éléments sont rarement des cellules proprement dites; mais bien que le plus souvent ce soient des masses d'une substance homogène parsemée de granulations, les pomts de ressemblance portant sur les caractères fondamentaux n'en restent pas moins saisissables.

687 On cherche toujours à trouver dans les livres, traitant du sujet dont on s'occupe, la solution immédiate d'un grand nombre de questions, très-souvent mal posées, qu'on se fait à la vue de chaque objet, de manière à apprendre de suite ce qui ne peut être donné que par l'expérience et le temps. Or la plus grande difficulté ce qui met le plus dans l'indécision pendant les observations microscopiques, c'est de savoir ce que l'on a sous les yeux, à quoi est dû tel aspect, si c'est là une chose différente ou non de celles qu'on a déjà vues. Ce sont ici autant de problèmes qu on ne peut résoudre e ue par la comparaison, «'«^t-à-dire lorsqu on es arrive à connaître déjà assez bien un grand nombre de choses analogues ^our constater leurs différences ou leurs ressemblances avec celles qu'on étudie. Aussi, encore une fois, ne voit-on disparaître cette incertitude que peu à peu, à mesure qu'on observe, et surtout qu on dessine un plus grand nombre d'objets.

On reconnaît ainsi qu'il n'y a que le temps employé a chaque observation pour étudier la forme, le volume Mes variétés, etc., des

■ . ,u lieu do prendre le millimètre pourunitéde --ure 'les objeU ^^^^^^ ques, comme on le fait en France, ou la ligne '^'^^^.'l^^^^X^^^^ Lagne et en Angleterre, quelques auteurs -J^j^P^ ^7^; ^no d^^^^^^ surafon le mllic>ne dc rnilHmèlre ^^^l^^'f^'^Z Tait Listing. Vogel, mtlre ou par abréviation micra ou ^""P^"^™^"' j^' ^„"a, à 0- 001 ; 10 micra = Koiliker, Nageli et Sch^^'endener Un ,ucra « ; .^^^^^ temes.ce que.

O-.Ol; 1,5 micra = 0-»,0015; 0,1 "^''^•"^ = " Z*^"" ^" o»"- 001 ; 0»»,010;

DONNÉES COMMUNES A L'EXAMEN ANATOMIQUE. 557 éléments fondamentaux et accessoires de chaque tissu, puis la comparaison de ce qu'on voit avec ce qu'on a déj<à vu qui donne un peu d'assurance au jugement. Quant aux livres, ils ne servent qu'à montrer si on a bien observé, si les descriptions qu'ils nous donnent coïncident avec ce qu'on a sous les yeux, et à faire lenir compte de beaucoup de détails qui, au premier abord, ne frappent pas et qu'on laisserait échapper. Mais c'est la nécessité de donner au début toujours plusieurs heures à chaque observation pour la rendre aussi complète que possible, qui fait trouver ce qui ne peut que rarement être dans un livre, c'est-à-dire ce qui ne peut s'apprendre que par l'expérience, que par de nombreuses écoles, ainsi qu'on le dit vulgairement avec beaucoup de raison, que par une mise en rapport incessamment répétée de chacun avec les diverses formes de la matière organisée.

Ce n'est pas du premier jour, en effet, qu'on arrive à saisir, soit les caractères fournis par l'aspect général des éléments anatomiques qu on a sous les yeux, soit les caractères distinctifs tirés de la forme, de la structure, etc., de ces objets infiniment petits et si différents de ceux qui frappent ordinairement nos yeux. 11 faut observer longtemps avant de se bien pénétrer de la valeur des différences d'une petite dimension absolue, mais constantes et réellement grandes, l'une par rapport à l'autre, que présentent les éléments anatomiques, les tissus et même les organes comparés d'une période a 1 autre de leur évolution à compter de l'époque de leur apparition embryogénique.

ART. If. SUR QUELQUES DONNÉES C0MMU.>ES A l'exAMEN DES LIQUIDES ET DES SOLIDES EN ANATOMIE, EN PHYSIOLOGIE ET EN PATHOLOGIE.

688 II est de toute nécessité, pour se faire une idée exacte de la constitution des éléments anatomiques, des humeurs et des tissus, de toujours examiner les mêmes parties, éléments et tissus, frais et durcis comparativement. En outre, les préparations destinées à

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que les avantages que l'on croit int olire fcît S nar c ' 7 " ï

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