EXPANSIONS MICROSCOPIQUES DE LA MYÉLINE
suffit pour produire dans le champ du microscope, au contact de l'eau qu'on ajoute, une série dephénomèn. a remarquables. (Drummonà, Mo7ithbj Journal, 1852; Virchow; .Vontgommery, 1862.)
De tous les bords libres de la masse, on voit sortir des tubes déliés, d'aspect assez analogue à celui des tubes nerveux. Ils semblent constitués par un cylindre central, entouré d'une paroi, dont un léger espace le sépare. Ils s'allongent sans perdre rien de leur diamètre initial, et ils s'étendent hors des limites du champ de vision. Leur flexibilité est extrême ; ils se replient en spirale, et quelques-uns, revenant sur eux-mêmes, adossent leur spirale à la spirale première du prolongement qu'ils continuent. Ces expansions conservent leur forme au milieu de l'eau, malgré le pouvoir imbibilif de la substance qui les constitue. Ils n'adhèrent pas l'un à l'aulre et restent aussi indépendants que des corpuscules du sang. L'ébranlement de la préparation produit un treillis de tubes très, singulier.
Des masses de ce mélange se détachent des globules plus ou moins gros qui en enveloppent d'autres en s'allongeant ; puis, ea continuant à progresser, ils laissent derrière eux un filament grêle qui s'allonge à mesure que continue celte progression. 11 est de ces gouttes qui, par pression réciproque, prennent des formes polyédriques souvent des plus régulières (cellules artificielles).
Quand la myéline est intimement mêlée à du blanc d'œuf, l'addition d'eau fait paraître, non plus des tubes, mais des globules brillants, sur toute la périphérie de la masse. Ces globules, dont on peut suivre la production, ont à peine atteint la forme sphérique, qu'ils se détachent spontanément et fiottent libres dans la préparation. Les formations analogues (avec ou sans granules et corps nucléiformes intérieurs) se succèdent avec rapidité et offrent une grande analogie avec le fait observé sur le cristallin des poissons, etc., qui consiste en une e.xsudation incessante par ses fibres molles de grands globules hyalins. On ne peut distinguer les globules mor- ' phologiquement les uns des autres. Une fois libres, ils ne présentent plus des expansions. Les proportions du mélange de blanc d'œuf et de myéline s'obliennent après quelques tâtonnements
Cette marche vers l'individualisation d'une matière amorphe est un fait important que Montgommery rapporte à quelque tendance mo éculaire qu il appelle crystallising propensity. Les globules artificiels, avec leur aspect hyalin, méritent suivant lui le nom de cellules. Précipitant l albumino qu'ils contiennent à l'aide d'une dilution C. UoBiN. — Microscope.