Ô2 EXPANSIONS U'IÎXTUAITS DIVERS
d'acide azotique, ou obtient dans ces corpuscules de nombreuses granulations, plus régulières toutefois qu'à l'état normal.
Un mélange de sérum et de rmjéline donne lieu à la formation de globules ave'c des granules animés d'un mouvement moléculaire énergique. Le nombre des granulations varie de un à trois, quatre et phis encore. Comme pour les corpuscules des leucocytes salivaires, la pression suspend les mouvements ; le mouvement s'arrête spontanément avec la coagulation complète du contenu.
En prenant des sérosités diverses pour les mélanger amsi à ces extractifs albumino-graisseux dits myéline on obtient artificiellement des globules offrant des configurations qui diffèrent d'un mélange à l'autre, mais qui offrent des caractères assez constants quand^'ils se forment dans un mélange de même ordre.
692. Des mouvements analogues amenant des changements de forme incessants, avec production ou non de prolongements périphériques, s'observent sur des corps d'origine organique, mais non organisés, et dans les modifications desquels il est absolument impossible dô faire intervenir la contractilité comme cause. Les corps dont je veux parler sont certains de ceux qui proviennent d'éléments anatomiques en voie de destruction, soit morbide, soit cadavérique, et qui réfractent ou non la lumière à la manière des corps ■^ras. (v'oy. Ch. Robin, Mémoires de l'Académie de médecine. Pans, 1859, in-4°, t. XXIX, p. 248.) Ce sont encore les gouttes de la substance médullaire ou myéline des tubes nerveux centraux ou périphériques, soit frais, soit déjà modifiés cadavériquement. Ce sont surtout les corps gras, chimiquement extraits du sang ou de divers tissus qui mélangés à l'eau ou à des substances albuminoides, et qui n'étant pas encore assez purs pour cristalliser, prennent sous le microscope des dispositions analogues à celle que montre la viyéline proprement dite séparée des cylindres-axes.
Des amas de ces extraits, on voit aussi sortir et s'allonger sous les yeux de l'observateur des filaments d'aspect tubuleux, prenant des dispositions rectilignes, coudées, onduleiises ou spiroïdes, ana^ lo-ues à celles de. divers éléments anatomiques; parfois 1 extrémité de° certains de ces tubes se resserre, devient monihforme, et les resserrements vont jusqu'à produire une scission avec séparalmn complète d'un globe creux, comme dans le cas de production des spores à l'extrémité des cellules tubuleusesde divers champignons
oïdiés ctc» * Lorsque ce sont des gouttes sphériqucs ou à contour sinueux qm
DE L'EXSUDATION MUQUEUSE DES ÉLÉMENTS. 563 se sont formées, on peut les voir sous Je microscope non pas s'infléchir dans un sens et dans l'autre, comme les filaments tubuleux précédents, mais changer de forme incessamment, par suite de resserrements et de dilatations alternatifs de certaines de leurs parties. Ces resserrements vont même jusqu'à produire une division complète de certains globules en deux, de la même manière qu'on voit s'opérer la scission par étranglement graduel de certaines cellules végétales et animales.
Ces mélanges, décrits par E. Montgommery et d'autres auteurs, sont aussi remarquables par l'aspect de cellules que prennent leurs gouttelettes microscopicpies, par la manière dont ils se disposent en pellicules vésiculaires analogues à des parois de cellules, circonscrivant une cavité pleine de liquide avec des granules doués de mouvement brownien avec ou sans corps nucléiformes de même espèce, ou englobant soit des noyaux, soit des éléments anatomiques proprement dits, autres que des noyaux libres.
De Valtérntion avec exsudation muqueuse des éléments.
693. Avant d'entrer en putréfaction proprement dite, les éléments anatomiques présentent des degrés intermédipiires entre cet état et l'état normal qui se montrent avant que le reste de leur structure soit notablement modifié. Ils peuvent en effet laisser exsuder une portion de leur substance altérée, soit sous l'aspect de matière muqueuse, soit sous la forme de globules particuliers dits de sarcode, d'autres fois lis se réduisent en détritus d'aspect finement granuleux.
694. Le premier degré consiste en la production d'une matière glutineuse fluide, incolore, très-transparente, qui exsude de la surface de l'élément anatomique : celui-ci semble alors en être enduit Cette matière peut exsuder de toute sa surface à la fois ou de quelques points seulement. Elle n'est pas toujours apercevable immédiatement en raison de sa petite quantité, mais sa présence est démontrée par l'adhérence des éléments les uns aux autres ou aux corpuscules divers qui flottenl dans le champ du microscope ; puis elle se gonfle peu a peu en perdant de sa viscosité.
Gouttes ou globules de sarcode.
695 Dans des conditions d'altération un peu plus avancées que la précédente, on voit se produire à la surface de presque toutes les espèces de cellules une, deux ou plusieurs gouttes d'une substance diaphane, hmitéepar un contour très-pâle, très-net, qui ont été appe-