ART. H. — SÉROSITÉS ET PUS
707. Pour étudier les sérosités à l'aide du microscope, il est nécessaire de les laisser séjourner pendant quelques heures, et de prendre une goutte du liquide ou de son dépôt au fond du verre à pied ou de l'éprouvelte, à l'aide d'un tube. (Voyez plus haut, page 533.)
On étudiera ensuite la préparation à l'aide d'un grossissement de 400 à SOO diamètres, pour y chercher les leucocytes types, ou de la variété dite pyoïde qui s'y trouvent souventi Ils sont ordinairement à l'état cadavérique, sauf les cas où la sérosité est examinée aussitôt après une ponction, oU encore est prise sur un animal qu on vient dé tuer»
On déterminera ensuite s'il y a ou non avCc eux des cellules épi^ thèliales des séréuscs, gonflées ou noUigrannleuses ou non, isolées
l'HÉPAIUTION DU PUS. r,7g
OU encore jaxlaposées en lamelles; s'il y a enfin des goulles d'huile, des flocons de mucosino, ef des granulafions moléculaires.
Dans la sérosité des hydrocéles, on cherchera s'il y a des groupes de lamelles, de la cholestérine, que déjà, du reste, on voit souvent à l'œilmi sous forme de paillettes brillantes.
On pourra conserver celles-ci dans l'eau phéniquée ou dans les solutions indiquées ci-dessus (page 376).
Il en sera de môme des leucocytes et des cellules épithéliales qui, du reste, n'offrent ordinairement rien de spécial à cet éo-ard.
708. Quant au pus, il n'est, en général, pas hesoin^'de le soumettre au repos, et il suffit, pour le préparer, d'en prendre une goutte avec une baguette de verre.
Si les leucocytes .se touchent entre les lames de verre et se comprimant au point de devenir polyédriques, on ne peut bien les exammer; il faut ajouter alors un peu d'une sérosité limpide quelconque ou du sérum iodé, ou, en leur absence, de la salive de la solution de phosphate de soude, etc.
II est rare d'avoir du pus assez frais pour que ses leucocytes présentent encore des mouvements amiboïdes ; mais, en général ce' n est qu'un jour ou deux après l'issue du liquide des abcès que des granules se sont réunis en amas nucléiformes bien nets'dans ces éléments.
• On étudiera ensuite sur eux l'action de l'eau et des autres réac tifs, comme il a été dit plus haut. On observera avec soin le nlua ou moms de réplétion et de distension de certains d'entre eux nar des granules graisseux [globules granuleux)
On pourra les conserver, s'il est besoin, dans le %uide de Pacini (pageû76). -^a^nn
^ Outre les leucocytes, on examinera dans le pus les granules -ri satres et graisseux hbres qui les accompagnent souvent, les globules rouges du sang venus des vaisseaux rompus etc
On peut encore rencontrer dans le pus de certains abcès an^ ciens des «.staux aciculaires d'acides gras, des lamelles de cholesl œnnu" " apercevables ou non à
J'ai trouvé deux ou trois fois dans le pus d'abcès profonds et anciens dés grains mous jaunâtres, atteignant un cHam e d, de milhiTletre, entourés d'une sorte d'atmosphère ou coud L mmce, visqueuse, finement grenue retenant des leucocytes du uns Ces grains étaient formés par des corpuscules longs de 2 à G cenlî
Fig. -lo7.
Concrétions crislalloïdes du pus.