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PRÉPARATION DE LA FIBRINE DANS L'URINE

Le petit volume des granules graisseux qui colorènt ces urines et dont il sera toujours utile de s'être fait une idée en examinant du chyle pris sur un chien, etc., permettra toujours aisément de les distinguer des globules de lait qu'on est parfois appelé à voir dans l'urine de certains simulateurs qui le mêlent à ce liquide, pour faire croire à l'eî^istence de quelque affection morbide singulière.

Préparation de la fibrine dans les urines.

735. On peut rencontrer de la fibrine dans l'urine dans deux ordres de conditions. . '

Le plus souvent, c'est dans les cas de cysiUe cantharidienne où des lambeaux de pseudo-membranes fibrineuses grisâtres mêlés ou non à du mucus et accompagnés de leucocytes avec ou sans hématies, flottent dans l'urine et se réunissent par le repos. Pour les préparer, on les saisit avec des pinces et on les place sur le porteobjet pour les dissocier un peu au besoin avec les aicruilles sans addition d'autre liquide que l'urin.même. (Voy. Ch. RotitL 1 sur les humeurs, \m, -p. im.) ■

Dans certaines formes d'hématurie, la fibrine se coagule dans 1 urine avant ou après son émission, la rend presque gélatiniforme puis, en se retractant, elle forme des caillots de figures variées (voy. Ch. Robm, zZ^fJ., p. 722), colorés ou non. On les piW omme les précédents pour en déterminer la nature. L'action de acide acehque sur la fibrine qui les constitue permet de les disn guer aisément des filaments de mucus à substance striée dont 1

d^^^rT TT"" P'"^'"' même des années

dans le liquide de Pacini destiné à la préDaritinn i ? ' Cn cr^u ih ^>i, • 1 pieparaiion des hématies

p. 0 6) soit la fibrine de ces caillots, soit les globules rou^^es des hématuries, en ayant soin de reprendre autant d'urine que pos ib à la préparation avant de lui réajotiter le liquide cons rva eur tou jours mis en excès. ^""£>ei vaieur, tou-

Pi-éparation des sédiments épithéliaux de l'urine. ' ,736. On ne constate guère de sédiments urinaires dans lp.m,.i prédominent les épithéhums, ou du moins dans ÎLqiI iïïot

596 PRÉPARATION DES ÈPITIIÉLIUMS DANS L'UIUNE.

ment la partie essentielle de ceux-là, que chez les individus affectés de fongus vésical. (Voy. Ch. Robin, loc. cit., p. 728.)

Le liquide renferme, en outre, le plus souvent une quantité plus ou moins considérable de sang.

La préparation se fait en prenant avec un tube une portion du dépôt qu'on examine à un grossissement de 400 à 500 diamètres.

On 'constatera ainsi la présence des épilhôliums nucléaires et cellulaires de la vessie. Ces derniers offrent, et surtout dans les cas de tumeurs amenant la production de ces desquamations et dépôts, des variétés de forme plus nombreuses et plus singulières

que partout ailleurs.

Ces cellules sont isolées ou juxtaposées en lambeaux ; ceux-ci reproduisent souvent la forme en doigt de gant des sadhes papillaires du fongus qu'elles engainaient. 11 peut y avoir des papilles dont les capillaires sont vides ou pleins de sang, et soit pourvues encore de cette gaîne èpithéliale, soit au contraire privées de celleci Leur substance homogène finement grenue montre parfois les noyaux et les fibres du tissu lamineux qui prennent part a leur constitution. Les urines qui contiennent ces dépôts som toujours plus ou moins sanguinolentes. m. Ho

Du reste, pour arriver à déterminer la nature de ces dépôts et de plusieurs de ceux dont il a été question plus haut et dont il va e re parlé, il sera toujours nécessaire d'avoir examine auparavant nonselment l'épithélium vésical, mais aussi les variétés de cellules épithéliales qu'on trouve, sur le cadavre, desquamees dans le bas-

''"oans les urines albumineuses, il existe parfois des cellules épithéliales du rein , polyédriques, «-«^^^^^.^ /JXs prismatiques, courtes, qui sont plus ou moins pleine de gouttes d'huile, jauges, brillantes, qu'un peu d'habitude fait distinguer aisémeit des gouttes plus petites et plus foncées que renferment les leucocytes devenus granuleux, pouvant se rencontrer av c celles-là quand les urines sont purulentes. Pour de ^^^^^^^^^ nature du reste, il est indispensable d'avoir observe les cel ulos de ceUe espèce Inr des reins frais d'individus morts delà maladie

'^'J'r'peut trouver quelques-unes de ces diverses cellules qui sont dCnues le si^ge d'un gouttement hyalin, ^^^^ par un commencement d'altération cadavérique, surtout dans 1 u rine alcaline.

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