RECHERCHES DES ŒUFS DES VERS INTESTINAUX. C
geâtre ; on peut toutefois en déterminer aisément la nature par le même moyen.
Parmi les faits dont il faut aussi se préoccuper dans cet examen, compte la recherche des œufs des helminthes, tant dans les fèces des invertébrés que dans celles des vertébrés, dans celles de l'homme en particulier ; pour cela, on les prépare par dissociation dans l'eau comme à l'ordinaire, et on les examine sous des grossissements de 50 à 100 diamètres, puis lorsqu'on a sous les yeux quelque corps que l'on suppose être un œuf d'helminthe, on remplace l'objectif faible par un autre grossissant de 500 à 400 diamètres environ, en cherchant à ne pas déranger la préparation. On peut ainsi, en découvrant leur présence dans-les fèces, déterminer nettement l'existence dans le tube digestif de tel ou tel entozoaire. (Voy. Davaine, Comptes rendus et Mémoires de la Société de biologie, Paris, d837, m-8°, p. 188 et Traité des entozoaires, Paris, 18*60,' p. 51.) Les vers dont on a déterminé ainsi la présence chez l'homme par l'examen de leurs œufs, sont l'Ascaride lombricoïde (fig. 161 , 1«) ; le Trichocephalus dispar (2) ; l'Oxyure vermiculaire (3); le' Tœnia sohum armé (4) ; le Bothriocépliale large (5) ; tous ces entozoaires habitent dans le tube digestif. Mais M. Davaine a de plus constaté la présence dans les fèces du mouton, des œufs du Distome lancéolé (6) et du Distome hépatique (7) qui vivent dans les conduits biliaires.
750. D'après Gruby et Delafond, les ruminants ont quatre espèces d'mfusoires vivants dans les deux premiers estomacs ; mais dans le troisième et le quatrième, ainsi que dans les matières excrémentitielles, on ne trouve plus, disent-ils, que les carapaces de ces animalcules. Le cheval a dans le cœcum et la partie dilatée du côlon sept espèces de ces animalcules; plus loin, dans la partie rétrécie du côlon et dans le rectum on ne trouve plus que leurs carapaces vides. Il suffit pour les voir de faire une préparation du mucus comme il a été dit déjà. (Voy. aussi plus loin, dans les seciions.U et 111, ce qui concerne les Paramécies, les Monades et les Vibrions trouvés dans l'intestin de l'homme, etc.)
Les Leptothrix (Bactéries) ne se trouvent pas à l'état normal dans le contenu de l'estomac et de l'intestin de l'homme; mais ' Ils s y développent de dix à vingt-quatre heures après la mort chez les suppliciés et pendant la vie durant un grand nombre de maladies. Il est un certain nombre de dyspepsies gastriques de longue durée a vomissements fluides, Iroubles, grisâtres ou brunàties, t. RoiiiN. — Microscope.