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PRÉPARATION DES CARBONATES IIRINAIRES

hydrique élciulu, mais bien plus lentement que ceux d'urale de soude. Ils laissent après eux une gangue organique incolore. Les cristaux signalés plus haut se dissolvent bien plus lentement que les cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien. Les grains de carbonate de chaux ressemblant aux précédents, se dissolvent aussi bien plus vite que ceux du phosphate, et surtout ils dégagent alors des bulles de gaz d'une manière très-caractéristique.

On peut débarrasser ces grains des cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien en lavant le sédiment sur un filtre ou dans un tube avec de l'eau très-légèrement acidulée avec de l'acide acétique, puis avec de l'eau pure. On peut alors les conserver dans l'eau alcoolisée, phéniquée ou glycérinée, dans l'huile de naphte créosotée, la gélatine glycérinée, etc.

Préparation du carbonate de chaux.

746. Il se présente comme partie accessoire dans les sédiments des urines putréfiées,, de beaucoup d'urines alcalines, surtout chez les enfants et normalement c'est lui qui rend jumenteuses les urines des herbivores. Ici il est à l'état de granules plus ou moins fins, de sphères et d'amas en sablier qui peuvent atteindre un diamètre de quelques centièmes de millimètre. Souvent des stries s'irradient du centre vers la circonférence.

Dans les urines humaines on les voit sous forme de sphèrules régulières, isolées ou réunies en plaques ou en forme de sablier.

Tous ces grains réfractent fortement la lumière en lui donnant une teinte jaune plus ou moins foncée, tandis que leur contour est très-noir. Leur dissolution au contact des acides, avec dégagement de gaz sous les yeux de l'observateur, permet de les distinguer aisément des autres corpuscules sédimentaires de même forme. Il faut les étudier sous un grossissement de 400 diamètres ou environ.

Quand on peut isoler ces grains dans l'urine des herbivores, par exemple, on les conserve aisément dans l'eau alcoolisée ren*^ due très-légèrement alcaline par la soude ou l'ammoniaque.

Prépdration des sédiments de cystùie.

747. La production de la cystinè en quantité suffisante poUr qu'elle se dépose dans l'urine n'a lieu que très-rarement. Cependant on trouve, particulièrement chez les individus qUi ont ou qui Ont eu des Calculs de cystinc, des sédiments cristallins d'un blanc assez put" en général, et plus où moins épdis formés par ce prin-

PRÉPARATION DE U CYSTINE ET DES FÈCES. 607 cipe. On recueille ces deriiiors comme ou le fait pour les autres sédiments cristallins, et il faut les examiner à un grossissement de 500 à 500 diamètres, selon le volume des cristaux. Ces corps sont des plus aisément reconnaissables, même lorsqu'ils sont mélangés d'urates et d'acide urique, ou de cristaux do pliosphate ammoniaco-magnésien si l'urine est alcaline. La plupart sont des lamelles régulièrement hexagonales, parfois assez épaisses pour former de véritables prismes à six pans; elles sont isolées ou superposées, ou encore groupées en amas par adhérences de leurs bords. 11 en est qui ont la forme d'aiguilles isolées ou en amas irradiés. Ces cristaux sont incolores et réfractent fortement la lumière.

Les caractères précédents et leur faible solubilité dans l'ammoniaque quand on les place dans une goutte de ce liquide qu'on chauffe, sans formation de granules ou d'aiguilles d'urates, permet de les distinguer sans difficulté des cristaux d'acide urique, qui parfois, bien que fort rarement, sont incolores et présentent des formes pouvant, à un premier examen trop peu attentif, ressembler à ceux de la cystme. L'acide acétique, même concentré, ne les dissout pas • mais les acides sulfurique, chlorhydrique et azotique non étendu' les dissolvent.

L'insolubilité de ces cristaux dans l'eau permet d'en faire aisément des préparations qui se conservent dans ce liquide pur et mieux créosoté ou phéniqué. '

ARTî VI. — DE l'examen DU CONTENU INTESTINAL ET DES FÈCES.

748. Rien n'est plus fréquent que l'obligation dans laquelle se rouvent les anatomistes, les physiologistes et les médecins de laire des préparations du contenu intestinal soit pendant la durée de recherches physiologiques, soit dans le but d'applications chi^ miques ou médico-légales.

Quand ce contenu est liquide, les préparations se font comme pour les autres fluides dont il a été question précédemment. 11 es généralement à l'état pulpeux ou de pâte plus ou moins ferme • le

LTeTorTor :1 V""' ^-P^^ dissocia'tioi

sur le porte-objet des parcelles que l'on veut examiner', parcelles placées dans une goutte d'eau ou de sérosité incolore Cet examen suppose connues les particules pouvant venir de ntostin et des glandes qui s'y jettent. Mdis, en outre, il exige a connaissance préalable des caractères principaux des tissus an.V.

008 PRÉPARATION DES FÈCES.

maux et végétaux ingérés comme aliments, dont il faut saisir les modifications successives dans chacune des divisions principales du tube digestif. Les fréquentes et importantes applications qu'on en peut faire exigent donc des études préalables plus étendues peutêtre que la plupart des autres observations de ce genre.

11 faut tenir compte d'abord de ce que quelques parcelles de tous les corpuscules qui forment les poussières peuvent s'y trouver accidentellement. De plus, la facilité avec laquelle se développent, dans ces matières en voie de mélange et de modifications, des animaux et des végétaux microscopiques, fait qu'on doit avoir examiné préalablement, à l'aide du microscope, le contenu des diverses parties du tube intestinal sur des suppliciés ou au moins sur des chiens tués en pleine santé, tant à jeun que durant la digestion.

La nature des corpuscules, observés dans ces conditions, exige que l'examen soit fait à l'aide d'un grossissement de 500 diamètres ou environ. (Voyez, pour les détails concernant ce sujet, tant à l'état normal qu'à l'état pathologique, Ch. Robin, Leçons sur les humeurs, Paris, 1867, in-8°, p. 801 à 823.)

L'examen microscopique de la structure cellulaire végétale des noyaux arrêtés dans l'appendice iléo-cœcal, des graines rejelées avec les fèces et prises pour des produits morbides, fait reconnaître, mieux que tout autre moyen, quelle est leur nature réelle et leur provenance. On procède ici comme s'il s'agissait d étudier des noyaux ou des graines ordinaires. (Voy. la 111-= section ci-après.)

749. Notons encore ici que les études de cet ordre poursmvies sur les divers animaux vertébrés et invertébrés sont du plus grand intérêt au point de vue de l'histoire naturelle. " Les éléments anatomiques et les fragments des tissus végétaux sont particulièrement intéressants à étudier dans les excréments des chenilles, des insectes parfaits, des mollusques et d'autres animaux herbivores. Indépendamment des produits de ces divers ordres en rapport avec la nature de l'ahmentation, il faut, sur les animaux ovipares, tenir compte de la présence à la surface ou dans l'épaisseur des fèces de grains d'urate de soude provenant de leur urine qui est pâteuse. Ces grains sont arrondis, isolés ou groupés, à contour net, et ils réfractent fortement la lumière. L'action des acides en amenant le dépôt de cristaux d'acide urique, les fait aisément reconnaître (voy. plus haut p. 600). Sur les insectes on en trouve aussi, mais ils y sont généralement colorés en brun rou-

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