ET ÉLASTIQUE
764. Les fibres lamineuses qui composent surtout ces tissus, les nappes et les faisceaux proprement dits, entourés ou non de fibres élastiques que forment ces fibres, seront préparés en dilacérant dans l'eau de petits fragments de tels ou tels organes fibreux enlevés avec des ciseaux courbes ou avec des pinces fines et des ciseaux.
La dilacération doit être prolongée d'autant plus longtemps que le tissu offre plus de consistance, en raison de la grande adhérence les unes aux autres des fibres dans les ligaments, les disques interarticulaires, par exemple, les produits morbides de consistance analogue. On trouvera les fibres ou les faisceaux qu'elles forment, d'autant plus nettement isolés, que le lissu sera plus mou et qu'on examinera des portions plus transparentes de la préparation. Dans les tissus fibreux très- consistants, on ne voit les fibres isolées que dans une étendue peu considérable, dans le voisinage de leurs bouts rompus au bord des fragments du tissu dilacéré. Au delà, elles ne montrent plus qu'une masse de fibres parallèles plus ou moins onduleuses, empâtées ou non dans une certaine quantité de substance amorphe, réunies en couches ou en nappes vers les bords ou les extrémités desquelles les fibres ne sont pas ou presque pas isolées. Après avoir nettement disséqués les faisceaux, on les examinera à l'aide d'un grossissement de 400 à 500 diamètres réels. On déterminera la quantité absolue ou relative des noyaux interposés aux fibres en les traitant par l'acide acétique, ou par la glycérine et par la teinture ammoniacale de carmin.
Pour examiner le volume, la forme, la disposition réciproque des faisceaux et des cloisons de tissu lamineux interposées, dans les