PRÉPARATION DES TUMEURS FIBREUSES
tondons, les ligaments, les aponévroses, la dure-nièrc, la sclérotique, etc., on fera des coupes minces, soit longiludmales, soit perpendiculaires à la direction des fibres qui, placées dans 1 eau ou dans la glycérine étendue, seront examinées successivement a des grossissements de 60 à 400 diamètres. Ces coupes peuvent être faites dans le tissu frais lorsqu'il s'agit des disques inter-verlebraux des ménisques inter-articulaires du genou, etc. Dans les autres cas, on durcira l'organe par la dessiccation ou par le contact du chromate de potasse, de la solution chromique, etc.
Les coupes du tissu frais pourront être rendues transparentes, de manière à montrer les dispositions des fibres élastiques dans les faisceaux et dans les cloisons, en chauffant dans un tube sur la lampe à alcool ces coupes plongées dans l'eau acidulée avec les acides sulfurique ou tartrique, fibres que ces agents n'attaquent pas, tandis qu'ils rendent les autres éléments translucides. (V. p. 526.)
C'est aussi le moyen employé pour voir les nerfs et même les capillaires vides ou pleins de sang qu'ils accompagnent dans les cloisons de ces organes. (Sappey.)
On peut aussi ne pratiquer les coupes que sur des fragments plus ou moins gros de ces tissus préalablement traités de la sorte. Les faisceaux même du tissu fibreux deviennent plus transparents que les cloisons qui contiennent les vaisseaux, les nerfs et ordinairement plus de fibres élastiques que ceux-là. Dans les cloisons, les fibres lamineuses sont, en effet, devenues molles et fondues les unes avec les autres.
Il est très-important de faire des coupes sur les disques et les corps vertébraux, etc., des jeunes sujets et sur les poissons cartilagineux, portant à la fois sur l'organe fibreux et sur la jonction avec les pièces squelettiques, tant à l'état frais qu'après dessiccation, pour voir le mode de juxtaposition de deux tissus différents. On en réussit parfois qui portent sur le ligament ou le tendon et une couche d'os assez large et assez mince pour que ces rapports puissent y être observés.
On rend aux coupes des tissus secs leur transparence, en les plaçant dans l'eau pure ou glycérinée ou même acidulée.
I a o-lycérine pure, aqueuse ou alcoolisée, la gélatine glycermee, les liquides de Pacini et autres en grand nombre, peuvent servir de liquide conservateur de ces coupes pour les préparations de coliec-
^'°765. C'est comme nous venons de le dire plus haut (p. 627) qu'on