PRÉPARATION DU TISSU ÉREGTILE
tiquer dans les organes énumérés plus haut frais ou dessécliôs. On peut au besoin faire bouillir ces coupes dans l'eau acidulée pour gonfler et rendre transparents les éléments dés cloisons de tissu lamineux interposés aux faisceaux élastiques. C'est ce qu'il est nécessaire de faire pour bien voir les rapports des fibres élastiques de la tunique moyenne des vaisseaux, tant entre elles qu'avec celles de la tunique externe dans les artères aortiques, pulmonaires, les veines pulmonaire, porte, etc. On peut aussi n'exécuter ces coupes qu'après avoir ainsi traité à chaud des morceaux plus ou moins longs des artères.
Les préparations de ce tissu et de ses éléments fondamentaux peuvent être conservés aisément dans la plupart des liquides, tels que la glycérine pure, alcoolisée ou acidulée, etc., et surtout dans la gélatine glycérinée.
ART. V. — EXAMEN DU TISSa ÉREGTILE, DES VEINES, DES ARTÈRES ET AUTRES CONDUITS.
768. Tissu érectile. — Pour le tissu érectile, divers modes de préparation peuvent être mis en usage ; en insufflant de l'air dans un organe érectile bien développé, comme les corps caverneux de l'homme, et en laissant sécher, il sera facile de faire des coupes au rasoir; mais les organes érectiles tels que le clitoris, la verge des petits animaux, la crête de certains oiseaux se prêtent moins bien à ce procédé ; pour ceux-ci on cherchera à remplir les aréoles avec de la gélatine colorée que l'on injectera tantôt par les veines, tantôt par les artères. En liant sur un animal vivant les veines qui émergent d'un organe érectile, on réussit à amener la distension des vaisseaux et des aréoles par le sang ; si, profitant de la turgescence, on place une forte ligature à la racine de la verge, par exemple, on peut sectionner en arrière de la ligature et plongei' la pièce dans unhquide coagulant; l'examen se poursuivra comme d'ordinaire. Ces divers moyens permettent d'étudier la forme cl la capacité des aréoles, le volume et la longueur des Irabécules, mais ils sont très-imparfaits. Nous donnons la préférence au procédé suivant : Après l'injection fine des vaisseaux de l'organe, on tranche avec les ciseaux (car les coupes au rasoir, même sur les pièces durcies, sont difficiles et ne peuvent guère s'exécuter avec succès que sur les pièces insuffièes, puis desséchées), on tranche, disons-nous, une portion de tissu, on la fixe sur une plaque de liège avec des épiu-