PRÉPARATION DU TISSU ET DES TUMEURS BRECTILES
gles fines qui permellenl do tendre le i'ragmcnl, de dilater les aréoles et d'isoler les trabécules. On traite alors par le carmin ot l'acide acétique, et on laisse sécher; dès que le fragment est parfaitement sec on ôte les épingles, on rogne avec un rasoir les bords qui sont toujours irréguliers et épais, il ne reste plus qu'à faire choix d'une substance conservatrice qui donne en même temps de la transparence ; la glycérine et le baume du Canada conviennent également. Ces préparations ne donnent pas la forme exacte des aréoles, mais elles montrent nettement les rapports des vaisseaux et la texture des trabécules. On procède encore ainsi pour étudier la texture des tumeurs érectiles. (Voy. encore p. 73.)
On recherchera l'épithélium qui tapisse les trabécules sur des organes très-frais ; pour cela, après avoir poussé dans les aréoles une injection de nitrate d'argent au 500% on excisera quelques fragments qui seront exposés à la lumière et examinés dans la glycérine ; on arrive au même but en excisant d'abord quelques trabécules qui sont placées sur une plaque de verre et arrosées de la solution argentique. (Ch. Legros.) Il faut ici examiner les préparations sous des grossissements de 300 à 500 diamètres.
769. Veines, artères, capillaires et autres conduits. — Pour étudier la structure des veines et des artères, le mieux est de les faire sécher après avoir introduit dans leur cavité sans trop les distendre un cylindre de moelle de sureau ou de bois tendre, qui permet ensuite de faire des coupes portant à la fois suc la paroi et sur le mandrin. Ces coupes minces, soit transversales, soit longitudinales, sont ensuite placées dans l'eau pure ou glycérinée pour leur rendre leur transparence. Ensuite, et avant de les couvrir pour les étudier à des grossissements faibles d'abord, puis de plus en plus puissants, on en sépare autant que possible, à l'aide des aiguilles à manche, les portions du corps étranger central qui ont pu leur rester adhérentes. (Pour leurs épitheliums, voy. p. 671.)
Pour voir la distribution des fibres élastiques dans les diverses couches de ces vaisseaux, et même pour faciliter la distinction de certaines de ces couches, il est bon parfois de faire bouillir la coupe mince dans l'eau sulfurique, comme nous l'avons dit à propos do.s tissus précédents (voy. p. 527), ou même d'agir ainsi avant défaire les coupes sur une portion du conduit rempli par un mandrin do bois, de moelle de sureau ou de liège fin.
Quelquefois et surtout pour étudier les altérations des vaisseaux, il est nécessaire de faire sécher le conduit ouvert, étalé et fixé avec
Fig. 1G6 *.