DIFFÉRENCES ENTRE L'INJECTION ET L'INFILTRATION
dans chaque tissu, comparés aux contours moins réguliers, parfois
Fis. 8
aux traces d'épancliemcnt et aux différences de volume déjà si-
. Capillaires à une seule luniquc. avec les uoyaux de celle-ci à l'étal uormaL sa.s 'T?ù;NSiKSlaiSd:s Ss'î^ls, isolés ûe la substance cérébrale grise ''olhrirVa'iU'auxl'aSll isolés do. la réline d'un enfa.-t d'un an.
fllFFÉHENCËS EiNTRE L'INJECTION El' L'INFILTRATION. 51
gnalées, feront distinguer les premiers des traînées précédentes qui peuvent simuler un état normal.
Enfin, il faut rappeler que l'étude des vaisseaux, indépendam* ment des autres éléments de chaque tissu et de leur arrangement réciproque, ne mène à rien, et expose à de nombreuses erreurs dont il serait facile de signaler beaucoup d'exemples. Dans l'étude de la texture d'un parenchyme ou d'un tissu proprement dit, celle de la vascularité est la dernière à faire et forme le complément des autres, sans lesquelles elle devient presque inutile.
Lte placenta ne fait pas même exception ; on sait que, dès avant la formation de cet organe, les villosités du chorion sont creuses et ramifiées ^ Plus tard, lorsque l'allantoïde s'applique à sa face interne, ses vaisseaux pénètrent dans les villosités, qui sont alors parcourues par un réseau capillaire avec un tronc artériel et un tronc veineux. Chez les animaux à placenta, ces vaisseaux intra. villeux s'atrophient bientôt, à l'exception de l'endroit où se forme le gâteau placentaire; là, au contraire, leurs ramifications se nuiltiplient. De l'intricalion des villosités résulte le parenchyme de cet organe; or, quand on en porte un fragment sous le micro, scope sans injection préalable, on peut parfaitement reconnaître les vaisseaux dont les villosités sont parcourues, surtout quand elles sont pleines de sang coagulé. On peut reconnaître en même temps leur intrication, leur terminaison, en petits prolongements arrondis en doigt de gant, qui se détachent çà et là des branches principales ou forment leui s extrémités. (Voir l'explication des fig. 9 et 10, p. 52.) L'injection du placenta est du reste facile, et la densité de la membrane spéciale, qui, à proprement parler, n'est pas vasculaire par elle-même, fait que les transsudations arrivent rarement.
69. Les prétendus capillicules ou lacunes ne sont, en résumé nen autre chose que les interstices des fibres de chaque tissu qui ont ete remplis par la matière à injection épanchée lentement ^es espaces n'existent pas primitivement; mais, quand les capiU aires (et non un gros vaisseau) viennent à se rompre, comme il
les unes des autres en glissant dans le sens de leur longueur et en se creusant un canal entre elles par suite de leur écartement forclé.
' Gostc,' Embryor/iinir. comparée, l'nrh, -1837.
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■ DIl'FÉRENCE ENTRE L'INJECTION ET L'INFILTRATION. Lorsqu'on connaît déjà la texture du péritoine, de la plèvre, du poumon, du foie, des muscles, du tissu cdlulaire, on voit ces traînées de matière coiorante reproduire la direction des fibres, ou des faisceaux primitifs de fibres et leur mode d'cnlre-croisement.
Aussi forment-elles des mailles entre-croisées àangles aigus bien distinctes de celles des muscles, dans le tissu lamineux, la plèvre, le derme, le péritoine, etc. , ou on les remplit quelquefois avec du mercure en
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voulant injecter les lymphatiques. Cependant, au bout de peu de lemps, on les distingue des réseaux d'origine de ces vaisseaux,
* n >l \ -.mboau d'une muqueuse utérine exfoliée 16 jours après les dernières règles, , , ' tm^in de 1 1 cessation desquelles avait eu lieu un rapprochcmenl sexuel. - ' r Setmeur iucUu.nte, à surface rouge, vasculaire. ponet.jèc par de peUU «n- •' ô • c, T^nrinlièi ip et 11 ui , ouYcrle, a été reconnue pour un œuf. , ''Tcoupe de l'an'bea; uiontriul la nn.queuse ou caduque utérine (1) et la ca- , „ ,^l:,'Me recouvrant l'œuf, luu'issé de petits filaments villeux (o). '''f L'S emi'er isol" chargé de' villosités presque contiguê.s longues de l/î m.ll.- ■ '. • I m;iiimij|ip (Dessins de srandcur naturelle.) . ,
ViUosiïés «ei la formation du placenta tirée de l'oeuf Inuua.n pré-
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quoique, clans quelques cas, on voie le mercure partir de ces traînées pour remplir, soit des réseaux, soit des troncs lymphatiques.
70. Pour ceux qui ont vu, dans tous les tissus, quels qu'ils soient, de tous les vertébrés, et même des Mollusques, que les capillaires sont constitués de la même manière, c'est-à-dire par une couche épithéliale formant une membrane homogène, insoluble dans l'acide acétique, ayant 1 ou 2 millièmes de millimètre d'épaisseur pour les capillaires les plus fins, qui n'ont jamais audessous de 0""",007 de diamètre total chez l'homme, ce qui est le diamètre des globules du sang, il serait inutile d'insister sur l'impossibilité où se trouve quelque poussière que ce soit de sortir des vaisseaux. Je ne l'aurais pas fait s'il n'était nécessaire de prévenir de cet accident ceux qui se proposent de faire des injections, et si l'on ne voyait encore ces erreurs être admises et se propager sans examen. Henle* a remarqué déjà que nulle part on ne voit d'orifices aux parois des capillaires. Nous savons aussi que le passage de matières solides ne peut s'effectuer à travers les parois vasculaires qu'à la suite d'une lésion de ces parois (voy. fig. 8, p. 50).
L'injection des interstices fibrillaires se produit, quand on pousse l'injection outre mesure, et principalement quand les tissus sont trop altérés ; il est alors presque impossible de l'éviter. En se plaçant dans de meilleures conditions, cet accident ne se montre pas ; on peut faire les injections les plus riches, dans lesquelles on voit les matières en contact au milieu de tous les réseaux capillaires sans que les interstices soient remplis, non plus que les lymphatiques. Les faits précédents sont d'observation journalière.
Il faut ajouter encore que l'opérateur peut voir quelquefois ce mode particulier d'épanchement se produire brusquement sous ses yeux, dans un point du tissu qu'on injecte, et se propager peu à peu par places plus ou moins étendues, suivant l'état de la pièce et la force de la pression. Il est encore d'autres faits qui rappellent la formation accidentelle de ces capillicules. En piquant la cornée avec un tube à injecter les lymphatiques et en poussant une injection li-éspénétrante sous une forte pression, on développe un réseau coloré. La pièce portée sous le microscope montre des corps étoilés îuiasio-
cédoiil vues à un giossissemcnl de 6j diamètres. - h, l.o cliorion. - f, q, Villosi- «"/«'ie dcdéveloppemenlnl de suhdivision. I,a ligure est parsemée de,.o>,,s représenlant les noyaux dos cellules formant leur pa.oi'et celle du cliorion f.M la juxtaposition et l'adhésion réciproque et intime de celles-ci. lleiile, Traïki (l'niifitomic gém'ralr. Paris, 1813, t. II.