VI. ÉTUDE DE LA TEXTURE DES MEMBUANES OCULAIRES
CUTANÉES, MUQUEUSES, SÉHEUSES ET DE LEUHS ÉI'lTllÉLIUMS.
Membranes de VœU.
787. En parlant des agents durcissants, de la manière do pratiquer les coupes minces et de les conserver (pages 304, 313, 314 et 350 § 494) , nous avons si souvent pris comme exemple les diverses membranes de l'œil, que nous ne pourrions que répéter ce qui a déjà été dit, si nous voulions revenir sur ce point.
Il y a avantage en général à les préparer dans la glycérine ou dans la gélatine glycérinée, dans les liquides de Pacini, etc., plutôt que dans la térébenthine du Canada qui, en général, les rend trop transparentes. Cela est surtout manifeste pour la cornée.
Un peu d'expérience montre bientôt dans quel sens doivent être dirigées les sections pour arriver à voir les rapports et la texture des diverses parties de l'œil, telles que les diverses couches de la choroïde, le cercle ou muscle ciliaire, la sclérotique, la cornée, etc.
Dans les cas de productions morbides aux dépens de l'iris, de la choroïde, de la rétine, de la cornée, les coupes se font comme s'il s'ao-issait des organes normaux et aussi après durcissement dans le liquide de MùUer. On arrivera facilement avoir la distribution et la terminaison des cylindres-axes des tubes nerveux de la cornée, à la surface surtout, en prenant cet organe entier sur un petit oiseau, ou même sur les grenouilles, etc., le posant à plat entre deux lames de verre, dans l'eau ou dans la glycérine avec ou sans teinture de carmin, et en évitant toute forte compression. C'est particulièrement au niveau des points où les cylindres-axes se subdivisent que l'on peut les apercevoir et suivre ensuite chaque branche sous forme d'un filament pàle que la teinture de carmin ou le séjour dans le chlorure d'or ou dans la solution d'acide osmique au centième rend un peu plus facile à observer.
On isole aisément les cellules épithéliales pigmentées de la choroïde des divers animaux (fig. 172, p. 664 a, e, f, g, q), du peigne des oiseaux pour en voir les diverses formes et la structure en enlevant une petite quantité de la couche pigmentaire avec des ciseaux courbes et les dissociant, s'il en est besoin, dans de l'eau ou mieux dans le liquide de l'humeur vitrée.
788. Dans des cornées normales, on peut constater ainsi la présence de corpuscules fusiforraes et étoilés, disposés régulière-