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PRÉPARATION DU TISSU CÉRÉBRO-SPINAL

ajoute une très-petile quantilé de glycérine, une parlie environ pour 200. (Ch. Legros.)

Pour observer les corpuscules de Pacini ou de Valer dans la nuiqueuse et dans les papilles du bec des oiseaux, on pratique des coupes minces comme ù l'ordinaire, porfant sur la muqueuse durcie seule, ou sur le bec et la muqueuse tout à la fois, à l'état frais. (Voy. p. 513, pour l'emploi du chlorure d'or dans ces recherches.)

Tissu nerveux central.

784. Méthode de Lockhart Clarkes imir durcir lé cerveau et préparer des coupes minces du tissu cérébro-spinal. Modifications par W. Rutherford et J.-B. Tuke. (Voy. aussi p. 2i9 à 252.)

i" Prendi^e le cerveau aussi frais que possible ; le couper en morceaux ne dépassant pas le volume d'une noix ; mettre ces derniers dans une solution d'acide chroraique dans la proportion d'une parlie d'acide solide pour 800 parties d'eau. Mêler à 500 parlies de cette solution 1 parlie de bichromate de potasse. Renouveler le liquide quand les fragments de cerveau ont séjourné deux à trois jours, changer de nouveau (dans certains cas), trois ou quati'e jours plus tard, et laisser durcir le tissu pendant deux à trois semaines environ, avant d'en faire les coupes minces. Cependant, il sera convenable d'augmenter la proportion d'acide chromique jusqu'à l partie pour 500 ou 600 parties d'eau au bout de dix à douze jours. 11 sera bon aussi d'ajouter de temps en temps une petite quantilé d'acide chromique au liquide, dans lequel sont plongés les fragments de cerveau, et cela dans le but de remplacer la portion d'acide chromique qui a, en quelque sorte, saturé une certaine proportion du réactif durcissant.

Si la substance cérébrale est devenue fragile, c'est que la solution chromique a été trop forte. Pour la moelle épinière et la protubérance, la force de la solution chromique peut être de 1 parlie pour 500, ou môme pour 400 parties d'eau.

La pureté de l'acide chromique varie selon les échantillons qu'on acheté, et c'est là une des causes des variations de l'action durcissante de la solution. 11 faut s'assurer expérimentalement du degré de cette action, à chaque fois qu'on emploie de l'acide de provenance nouvelle.

2" Couper des lamelles avec uil couteau très-trdnchant à lame arge, longue, mince et rigide. Celle des faces, qui est tournée vers la masse qu'on réduit en lamelles, doit être tout à fait plane. Le

C56 l'I\ÈI'\I\\TION DU TISSU CÈRÈBRO-SPlNAL.

coulcau doit ûlrc pi éalablemont trempé dans l'alcool, et une portion de ce liquide doit être laissée sur la face supérieure du couteau, de manière à ce que la lamelle de tissu coupée puisse llolter dans ce nuidc à mesure qu elle est enlevée par la lame. En coupant, il faut qt.e le couteau agisse par un mouvement de propulsion homoiitale commençant du côté de sa pointe pour finir vers le manche.

5° 11 faut faire tomber les tranches dans l'alcool rectifie, et on renouvelle ce dernier une ou deux fois pour priver le plus possible le tissu de son eau.

40 Les tranches minces peuvent être colorées par le carmui en solution ammoniacale, dans la proportion de 1 partie de carrnm pour 900 parties d'ammoniaque concentrée. La durée du séjour des tranches dans la solution carminée varie suivant les cas, et l'expérience apprend vite à en juger d'après l'aspect de celles-ci. Laver ensuite dans l'eau ou mieux dans l'alcool les tranches colorées, pour • enlever le superflu de la matière colorante.

50 Conserver les sections colorées dans l'alcool rectifie, en attendant le moment où on en fera des préparations.

60 Pour faire celles-ci, mett>e les tranches dans la glycérine ou dans le baume du Canada. La glycérine réussit assez souvent, mais le baume du Canada vaut mieux.

a Placer la tranche mince sur la lame porte-objet.

h. Faites évaporer l'alcool jusqu'à ce que la section semble -près-

01,16 sècllG

c Passer, à l'aide d'un pinceau de martre, une goutte d essence de térébenthine rectifié au-dessous de la tranche mince.

d Observer sous un faible grossissement si la section commence à devenir transparente, et ajouter alors un peu plus d essence pour rendre la transparence plus complète.

e. Quand la transparence est convenable placer une goutte d solution de baume du Canada dans le chloroforme ou dans 1 sse de térébenthine sur la tranche mince , et superposeï la lame

""f Appliquer un compresseur élastique pour maintenir la lame rniieL'n'riatranchedutissuprèparè, et pour tenir celle-cibien

XrS^a!e:^ii^Luon des remarquables pr^araticn. et des';rux travaux sur les cerveaux

publiés par les auteurs que nous venons de citer, de Meyne t, etc Ces préparations se conservent mieux dans la solution

PRÉPARATION I)U TISSU UE U MOELLE ÉPIMÈRE. Cj7

colophane de la lérébentliiiie du Canada, comme nous l'avons dil plus haut (page 367), que dans les autres véhicules.

On pratiquera naturellement des coupes aussi étendues que possible, en divers sens, sur les parties grises et blanches séparément ou portant sur l'une et l'autre à la fois.

Sur la substance blanche, on étudiera la forme, le volume et l'arrangement des tubes et de leurs faisceaux, ainsi que les proportions des diverses variétés de tubes, leurs relations avec la matière grise, etc. Dans la substance grise, on cherchera quelle est la proportion des diverses sortes de cellules, leur arrangement entre elles et par rapport aux myélocytes, ainsi qu'à la matière amorphe. Dans les circonvolutions cérébrales, on étudiera surtout les petites cellules prismatiques triangulaires à grand diamètre perpendiculaire à la surface que couvre la pie-mère, et séparées de celles-ci par une couche de substance amorphe hyaline. On cherchera à suivre leurs cylindres-axes, et l'on comparera, d'autre part, la vascularité des deux tissus.

Les coupes fraîches des parties grises, des centres nerveux, ou bien des lamelles de ce tissu durci par l'acide chromique ou dans l'alcool, plongées dans la solution de carmin pendant six, douze, vingt-quatre heures, s'imprègnent de la matière colorante et deviennent uniformément rouges. Si on les traite par l'acide acétique, la matière colorante se fixe principalement dans les cellules et les cylindres-axes des fibres nerveuses.

Le cerveau des mollusques céphalopodes doit être préparé conmie celui des vertébrés, ou comme il sera dit ci-après de la moelle épinière. Quant aux ganglions des invertébrés, on les durcira et on fera des coupes, en procédant à l'état frais et de durcissement comme pour les ganglions des autres animaux.

785. Préparation de la moelle épinière. Ce qui précède s'applique naturellement aux procédés à suivre pour faire des préparations de la moelle épinière saine ou altérée, durcie, comme il vient d'être dit, ou dans l'alcool, l'acide chromique, les chromâtes et les autres agents dont il a déjà été parlé.

Les coupes, les unes longitudinales, les autres transversales, se font directement au rasoir après avoir fixé la moelle à l'aide des doigts simplement ou de l'un des instruments décrits ailleurs (p. 248 à 255 ; voy. aussi p. 512 et 514, pour l'emploi des sels d'or et d'argent).

On peut, pour l'étude, placer les pièces dans la glycérine pure

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OU mêlée d'acide acétique, qui les rend assez transparentes pour qu'on en puisse faire un examen convenable et môme les conserver.

Sur ces coupes on cherchera à voir les i'aisceaux que forment les tubes dans la substance blanche et qui sont cylindroïdes, ovalaircs ou prismatiques, à angles arrondis, formés par 7 à 20 tubes environ. On observera les prolongements de la substance grise des cornes formant des cloisons qui les séparent, les vaisseaux qui les parcourent, l'épaisseur de celles-là et les prolongements épais de 0""",001 à peu près visibles seulement à un grossissement de 500 diamètres ou environ qu'elles envoient entre chaque tube. On observera le volume de ceux-ci, la coupe de leur myéline et de leur cylindre-axe, en "général prismatique, un peu irrégulier plutôt qu'aplati ou cylindrique.

On examinera à un faible grossissement d'abord la forme de la colonne grise centrale et de ses cornes, ainsi que le canal central, sa gaine et son êpithélium. A un plus fort grossissement on cherchera les cellules multipolaires de la substance grise et les faisceaux obliques superposés, parlant des cornes grises antérieures et postérieures pour former les racines correspondantes.

Sous les forts grossissements aussi on remarquera la coupe des tubes obliques transversalement de la commissure antérieure blanche, la rangée de tubes minces sur une épaisseur d'une vingtaine environ formant la surface des faisceaux antérieurs de la moelle jusque vers le fond du sillon antérieur, avec parfois un ou deux petits fascicules séparés des autres dans la pie-mère racliidienne, le long des artères spinales, en avant du sillon antérieur. Le reste de ces faisceaux et les faisceaux blancs postérieurs sont surtout formés de tubes larges et de tubes minces en faisceaux bien limités, comme les autres, groupés çà et là entre ceux-ci dans la proportion d'un dixième environ.

786. Préparation des lésions cérébrales. On préparera comme il été dit pour la substance grise ou blanche à l'état frais (page 655), le tissu cérébral dans le ramollissement, qui porte sur la substance même des tubes et sur la matière amorphe, plus que sur les cellules qu'on retrouve. Les leucocytes granuleux ou non sont constants. Dans la sclérose, on cherchera la trame fibrillaire, les concrétions calcaires, etc, qui se produisent alors.

On fera encore ainsi pour étudier les lésions des diverses formes d'aliénation mentale, l'état granuleux des cellules, etc. Ici, en particulier, il faut suivre le procédé que nous vénons d indiquer en

PRÉPARATION DES LÉSIOiNS CÉRÉBRALES. 659

dernier lieu (p. 655). On procédera de même aussi pour étudier les tumeurs à myélocytes dues à l'hypergenèse de cette espèce d'éléments, leur texture, leurs modifications phymatoïdes et leurs i7ulurations jaunes. On fera auparavant des préparations du tissu frais (voy. page 596), de leur superficie à leur profondeur pour constater les caractères de leur matière amorphe, des myélocytes, des tubes nerveux minces complets et même des cellules multipolaires qu'elles contiennent parfois, et enfin pour bien observer leur couche mince superficielle molle, demi-transparente, prise à tort pour un ramollissement, tandis qu'elle marque le début du produit. On étudiera de même et sur des coupes après durcissement leur centre blanc jaunâtre, mou avec substance amorphe plus grenue, montrant plus de tubes en ce point et moins de capillaires. On constatera aussi l'absence d'état phymatoïde dans celles de ces tumeurs qui dérivent de la rétine ; là ces tumeurs sont plus molles et plus vasculaires {cancer de la rétine) et renferment souvent des amas de grains calcaires et des cellules nerveuses devenues granuleuses.

Dans les tumeurs à myélocytes de la moelle épinière chez l'adulte, dans celles dejla moelle du fœtus (où souvent, volumineuses, elles dé^ terminent un spina-bifida, ou sont au contraire séparées de la moelle par la réunion normale des lames vertébrales de manière à ne plus rester adhérentes qu'aux ligaments interépineux). On constatera en procédant ainsi la densité plus grande de la substance amorphe et la présence de quelques noyaux embryo-plastiques ou parfois d une trame fibrillaire. Leur teinte grisâtre spéciale un peu lactescente ou opaline, leurs portions rouges par congestion autour 'de celles qui tendent à passer à l'état phymatoïde devront être l'objet de préparations analogues destinées à les étudier spécialement

On procédera, ainsi que nous l'avons vu page 521, pour étud'ier es tumeurs fibreuses et les tumeurs fibro^plastiques très-vasculaires, avec des vaisseaux capillaires nombreux, longs, parallèles ou {indurations rowcyes) passant rapidement à l'état phymatoïde {in duration jaune ou inflammation chronique suppurée du cerveau de quelques auteurs). On étudiera ainsi la distribution des granules leur donnant l'aspect dit tuberculeux dans le cervelet, etc., et les différences offertes par ces dernières, dont les unes sont des tu- Weurs fibreuses les autres des tumeurs à myélocytes devenues phymatoïdes et différentes des tumeurs dites tubercules dupoumon.

l'IŒPAIUTlOlS DES MEMBRANES DE L'ŒIL.

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