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G0 PRÉPARATION DES ALTERATIONS CUTANEES

791 . On pratiquera des coupes minces, comme nous l'avons indiqué plus haut, pour étudier les lésions du derme dans un grand nombre do dermatoses, telles que les papules du prurigo ; l'esthiomène ou lupus; l'hypertrophie papillaire, simple, dermique et muqueuse; les verrues, etc.; l'hypertrophie du derme et des papilles de la peau condylomateuse et végétante, celles des muqueuses du col vésical, de la langue, etc.; les masses morbides dites tuberculeuses du molluscum; de la lèpre avec production de noyaux analogues à ceux du molluscum ; les altérations dermoépidermiques de l'ecthyma, du rupia, les taches syphiHtiques, richthyose,etc. La constitution des croûtes et autres modifications, de l'épiderme subordonnées aux altérations circulatoires et autres du derme encore mal déterminées a souvent besoin d'être observées à l'état frais (v. p. 552, etc.), surtout si ce sont des croûtes diversement colorées et agglutinées par une substance hyaline, de consistance de miel, devenant cassante par dessiccation, se ramolhssant au contact de l'eau comme l'albumine desséchée, ou mêlées de leucocytes, d'hématies, de granules graisseux, selon l'espèce d'altéralion du derme sous-jacent qui les a produites. Dans l'ecthyma et le rupia, on recherchera s'il y a ou non destruction des papilles au-dessous des croûtes épidermiques, d'où ulcération. C'est sur des coupes du tissu durci qu'on étudiera les dispositions anatomiques de Yengorcjement, la matière amorphe grenue entre les éléments du tissu dermique et les altérations par réplétion et destruction des lymphatiques dans l'érysipèle.

Dans le cas de chancre infectant, on cherchera l'état finement grenu des tissus ambiants. Dans le chancre induré consécutif on constatera l'hypergenèse du tissu lamineux avec une matière amorphe, tenace, interposée et à la fois dermique et sous-cutané.

Dans la première période de formation du chancre simple, on constatera la mortification en masse du tissu dermique.

Dans les pustules de la variole, etc., les phénomènes se passent dans l'épiderme surtout et des coupes du derme durci permettent de suivre toutes les phases des modifications morbides.

On procédera de même pour observer lesproduits morbides de texture dermique par génération hétérotopique kysteuse dans l'ovaire, le testicule, etc., dites parfois inclusions fœtales, on verra ainsi leurs papilles, leur couche èpidermique et leurs organes sous-culanes, tels que la couche adipeuse, avec les glandes sudonpares et 1 appareil pileux (fig. 175).

PRÉPARATION DES KYSTES DERMIQUES. 667 C'est à l'aide de coupes pratiquées, comme on l'a vu plus haut (page G63), qu'on étudie les callosités , les cors , les épaississo-

Fig. 175 -.

dans laquelle les cellules étaient distincles~ne vifla suî Vp' '°"'m' '^P-'e^ique «Je noyau, formant la face interne de l i nv ^ i , ,f 1"'^'^ °" "^"^^ man-iuaient

che de tissu lamineux. continue ' der e m ?s'' nlus ^''^^ adipeuse formant la porlion externe de TZ'oi^h \^ transparente, c, c. Couche sMdoripare plongée dans le tis u ndine, v p? =1 V ^"""é^le d'une glande

surface dermiqu"e (e). f. Glandes ébSes 111.'''. "«^"«^ *

niité bulbaire au forul du follicule i rThtîè e sél n'c^

portion dermique superficielle des fbnicules ' ïoik IT f ro.nplissant la

selle, j. Poil et follicule du duvet '• P<"'« «'« '» longueur de ceux de l'ais-

menls èpidermiques avec hypcrlrophie papillaire et amincissement du derme, el dans ces productions l'adhérence des cellules a surfaces de juxtaposition encore reconnaissables sans soudure complète comme dans les ongles, bien que non séparables comme dans les épithéliomas. Il en est de môme pour l'examen des cornes cutanées avec adhérence de longues cellules pavimenleuses, comme dans les ^aines ôpiihéliales des papilles de la langue, sans qu il y ait soudure des cellules, comme elle a lieu dans les ongles et dans les cornes normales dont elles diffèrent en cela.

Muqueuses et leurs glandes.

792 L'étude des muqueuses à l'état frais offre une grande importance pour voir la disposition de leurs épithéliums ciliés ou non et pour observer la disposition des viUosités, débarrassées ou non de leur épithélium. .

Pour examiner ces viUosités et étudier leurs contractions , il faut faire des coupes minces avec des ciseaux courbes, tant parallèlement que perpendiculairement à la surface de la muqueuse d un animal récemment tué. On les étale doucement dans du mucus clair dans une sérosité ou dans l'eau, et on les examme a des arossissements de 100 à 400 diamètres successivement pour voir feur retrait avec plissements transversaux, conséquence de leurs

contractions. . „ „„„^

On les traite ensuite par Tacide acétique et par la glycérine pour voir les noyaux de leurs fibres musculaires et les petits nopux dits du tissu cellulaire, lymphoïdes, adénoïdes, etc., qui existent dans leur substance et dans la trame même de la muqueuse.

On procède d'une manière analogue pour étudier la repletion des cellules épithèliales et du lymphatique central des villosites pendant la durée de l'absorption intestinale des corps gras.

Des coupes minces de ce genre portant sur toute 1 épaisseur des nmqueuses gastrique, intestinale, utérine, etc., permettent souven d'isoler convenablement par dilacération quelques-un de Zr. follicules, de manière à en voir à l'état frais l'epithelu.m

altération pourtant on peut en garder -sez longtemps ans liquides de Pacini et dans la gélatine glycérinee après ou sans addition de teinture de carmin. aa.trinue Pour voir les follicules inclus dans les muqueuses gastuque

PRÉPAriATlON DES VILLOSITES. 669

él intestinale, on se sert avec avantage des portions de muqueuses qui ont été gonflées, ramollies et rendues transparentes parleur séjour dans l'acide acétique étendu, dans l'acide tartrique ou même chauffées pendant quelques instants dans l'eau acidulée avec l'acide sulfurique (p. 327).

On pratique ensuite des tranches minces avec le rasoir ou des ciseaux courbes, on en prend de petits lambeaux que l'on examine à un faible grossissement dans la glycérine, pour voir la forme, le volume et les rapports des follicules que ces agents ne rendent pas Iransparents.

On cherchera en même temps à observer dans la trame des papilles et dans celle de la portion intra-glandulaire du tissu les noyaux, soit sphériques,soit ovoïdes dits du tissu cellulaire ou embryo-plastiques. Mais, pour bien déterminer leur situation réelle dans la substance intervasculaire et interglandulaire des muqueuses, ce sont les coupes sur le tissu durci et surtout plongé d'abord dans la gomme arabique qu'il faudra faire (voy. ci-après).

793. Le meilleur moyen pour étudier les muqueuses consiste, ainsi que Frey l'a indiqué ajuste titre, à les placer fraîches dans l'alcool, qu'elfes aient ou non été injectées ou encore ayant leurs vaisseaux pleins de sang. On les laisse durcir en changeant au besoin plusieurs fois le liquide. Une fois la consistance voulue obtenue, on pratique les coupes minces dans les diverses directions voidues à l'aide du rasoir.

On étale celle-ci dans la glycérine, dans l'eau avec un peu d'acide acétique, etc., ou dans la glycérine avec un peu de teintui'e de carmin, sur les coupes montrant les follicules dans le sens de leur longueur et surtout sur celles qui, faites à différentes hauteurs, les divisent en travers; on se préoccupera de voir leur paroi, ses rapports avec les tissus ambiants, et surtout de comparer l'épithélium du fond à celui du reste de la longueur du cul-de-sac.

Ce moyen est de plus applicable h l'étude des oviductes, des oiseaux et des autres vertébrés, des cornes utérines de divers mammifères, etc., et permet de voir aussi les rapports et la structure des autres couches de ces organes. Dans ces circonstances, on peu* aussi durcir ces derniers dans le liquide de Mùller, les diverses so lutions de chromâtes, etc. Le séjour dans l'eau légèrement acidulée ou additionnée de glycérine suffit en général pour rendre aux tissus leur gonflement habituel et augmenter leur transparence pour voir les fibres élastiques quand elles en renferment,

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