PRÉPARATION DES LÉSIONS DES MUQUEUSES
les noyaux embryo-plasliquos ronds ou ovoïdes plus ou moins
nombreux qu'elles renferment.
On peut, en balayant les coupes à l'aide d'un pinceau dans l'eau pure ou alcoolisée, les débarrasser de leurs ôpitbéliums, surtout lorsqu'il s'agit de l'étude des plaques de Peyer et même des villosités.
794. Nous avons déjà vu que, pour étudier les villosités et en faire des sections, on peut se servir utilement des muqueuses prises dans la gomme desséchée (voy. p. 362). Par ce moyen on parvient à faire des coupes transversales et des coupes longitudinales des villosités même aussi bien que des glandes et de toutes les muqueuses qui sont celles qui permettent le mieux de voir les rapports de toutes leurs parties constituantes.
Ces préparations peuvent être conservées dans la glycérme acidulée ou gélatinée, dans les liquides de Pacini et de Beale, etc. La plupart, surtout celles qui sont injectées ou un peu épaisses, doivent être conservées dans la térébenthine du Canada ou dans la solution chloroformique de colophane (p. 566).
C'est sur des coupes minces surtout, faites comme nous venons de -le dire, que l'on étudiera les lésions que présentent les muqueuses dans les cas d'induration, l'hypergenèse des éléments fibreux de la trame et atrophie glandulaire ; les lésions glandulaires diverses des muqueuses, les ulcérations qui souvent sont d'origine glandulaire, les cicatrices lisses, sans villosités, ni glandes ; les cicatrices fibreuses avec beaucoup de matière amorphe.
Quant mxi^roduits morbides qui dérivent des muqueuses, ils sont principalement d'origine glandulaire et n'offrent, en général, rien de propre à la trame de la muqueuse dans leurs caractères, sauf la situation, qui, quant au reste, ne joue qu'un rôle secondaire. C'est, par conséquent, comme les tissus de nature glandulaire, qu'on les préparera pour les observer.
On procédera, au contraire, comme il a été dit precedenmient (3 793) pour étudier la netteté des différences que présentent les muqueuses et la peau à la limite de leur jonction, quant à la présence ou l'absence des papilles, de telles ou telles glandes, comme à la ionclion de la peau de l'anus avec le rectum ; à 1 union de la muqueuse œsophagienne avec celle de l'estomac, du larynx et du pharynx des ailes du nez avec la pituitaire, ainsi que la netteté de la déliminâtion des altérations produites en ces points, tels que les chancres, les plaques muqueuses, etc.
Préparation du tissu séreux.
795. La texture des séreuses est des plus faciles à étudier. Ou peut, sur la plupart d'entre elles, trouver des portions minces, translucides, dont on peut détacher un mince lambeau avec une pmce fine et des ciseaux pour le placer entre deu.v lames de verre.
Mis dans l'eau, le fragment le plus transparent, comme une portion des épiploons, devient opalin, sans toutefois cesser de montrer sa texture, même à un fort grossissement. Cet inconvénient est bien moins prononcé, si on place l'objet préparé dans une sérosité incolore ou dans de l'eau légèrement glycérinée.
On peut, sur ces préparations, voir les fibres lamineuses isolées ou en faisceaux, droites ou ondulées, ainsi que les fibres élastiques , entre-croisées, éléments disposés sui' un seul ou plusieurs plans contigus ou hmitant des espaces pleins de substance hyaline, avec ou sans noyaux libres, qui composent ces membranes. Ces derniers éléments ne sont généralement visibles qu'après l'action de l'acide acétique. Ces préparations se conservent bien dans la -élatine glycérinée, etc. °
Ce réactif met en évidence encore les capillaires.quand ils ne sont pas visibles immédiatement par injection ou par congestion
L epithelium des séreuses se voit souvent aussi sur ces préparations fraîches, ou sinon il faut en enlever des lambeaux par le raclage, que l'on examine dans leau à un fort grossissement Pour être sur de son absence, lorsqu'on ne l'aperçoit pas de suite, il faut laisser un lambeau de séreuse pendant vingi^quatre heures environ dans la solution de nitrate d'argentr On voit alors aisément ses cellules polygonales, mais sans noyau, que l'on observe sous divers grossissements. (Voy. p. 39 § 56 et p. 3H § 440.) Les lymphatiques des séreuses se préparent comme nous l'avons
traTtZ 1 • /'rr'r P''^'^''^'^'^- Les couches épithéliale traitée pa, 1 azotate d argent, se conservent de la même manière
des Ss^frrr"' ^'T'''^'"^' f-tes par dilacération , des tissus fiais aux coupes faites par les mêmes tissus durcis qu on étudiera dans les séreuses, les néo-m.nbranes, 2 ion leurs vaisseaux lymphatiques et sanguins, les différence c ui
es séparent des pseudo-membranes fibrineuses les néo-3bl^^^^^ des synoviales et leurs végétations dans les tumeurs blanches lesneo-membranes arachnoïdiennes ou de la pie-mère; leurs 'adlê:
C72 PRÉPARATION DES FlBRlLS-CELLULiiS
renccs ù la durc-mèrc, leurs hémorrhagies ; les lâches el épaississcn.enls ou plaques blanchâtres, laiteuses du péricarde, oie , les uéo-.nenibranes avec cpaississemcnls de la lunu,ue vaginale. leurs hémorrhagics; les êpaississemenls du péritoine dans les sacs herniaires avec production de taches noires dans la trame , taches duesî des amas d'hématosine ainsi que dans les cas d hematocele, et enfin les végétations des synoviales et les grains" riziformes Les umeur; épilhluales des séreuses à cellules trés^larges tresninces, translucides, avec ou sans excavations, p emes de liquide ou de corps solides, arrondis, hyalins, fréquentes dans 1 arachnoïde érébrale, contenant de nombreux globes épidermiques, se prepa- ■ent comme les tumeurs épithéliales, en général.
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