PHÉPARATIOIN DES FIBRES-CELLULES
du rasoir ou des ciseaux courbes, que l'on étale ou non sur le porte objet, dans l'eau ou dans une sérosité limpide. On sait que le volume, la direction et la disposition réciproque des faisceaux s'apprécient très-bien par la disposition relative des noyaux des fibres rendues transparentes, ainsi que le tissu lamineux ambiant, à l'aide de l'acide acétique. On peut remplacer cet agent par la coction du tissu dans l'eau pure ou acidulée (voy. p. 326).
On peut également user de ces moyens sur les coupes de pièces durcies, comme il a été dit plus haut à propos des muqueuses, quand le simple gonflement dans l'eau ou dans la glycérine ne suffit pas. Les coupes du tissu durci, faites perpendiculairement à la direction des fibres, montrent bien la forme, le volume et la juxtaposition réciproque des faisceaux primitifs, quand elles sont conservées dans la térébenthine du Canada. On peut, du reste, les préparer aussi dans la glycérine ordinaire ou gélatinée.
II est très-utile d'étudier des coupes faites sur l'uténis de la femme, à l'état de vacuité, et rendues transparentes par les moyens habituels, et de les comparer aux préparations exécutées de la même manière et par dilacération sur l'utérus gravide. Cette comparaison est utile également sur les mammifères.
Les préparations des fibres musculaires de la vie végétative, prises dans le gésier des oiseaux gallinacés, etc., ne se font pas autrement que les précédentes, tant pour leur isolement, que lorsqu'il s'agit de faire des coupps sur le tissu frais ou durci, portant ou non à la fois sur les tissus tendineux et musculaire de cet organe. (Pour la terminaison de leurs nerfs, voy. p. 651.)
Les préparations des produits morbides qui dérivent de ce tissu se feront comme il vient d'être dit (p. 672), pour étudier, par exemple, les tumeurs provenant d'une hypergenèse de ce tissu ; dans l'utérus et les ovaires (corps fibreux) ; ici la coction dans l'eau pure ou acidulée facilitera l'examen des faisceaux de fibres-cellules. On procédera de même pour suivre leur évolution, leur texture, leur ramollissement central, observer leur état phymatoïde central, pour déterminer leur vascularité, la disposition de leurs faisceaux musculaires, en général circulaires ou obliques concentriquement, celle de leur matière amorphe et des fibres lamineuses qui accompagnent ces éléments.
798. Pour préparer les fibres musculaires des mollusques, des annéhdes, etc.ffig.174), les procédés à suivre sont les mêmes que ceux qui viennent d'être indiqués. Leur isolement à l'état frais est sou-