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PRÉPARATION DES MUSCLES DES INVERTÉBRÉS

vent plus difficile à obtenir, en raison de la mollesse de ces éléments. Leur durcissement amène en général leur diminution de volume à un point qui rend l étude des coupes également moins aisée. Les fibres prises sur ces animaux encore vivants, sur les annélides particulièrement, et placées dans une sérosité, bien qu'isolées, s'y contractent [encore assez longtemps sous les 'yeux de l'observateur. Au lieu de conserver leur forme régulièrement rubanne, à bords parallèles (fig. 174, e), elles deviennent plus étroites sur certains points de leu longueur et plus larges sur d'autres, avec 'ou sans inflexions {a, b). En même temps, les parties renflées offrent des plissements transversaux assez réguliers (c, d) . Sur d'autres fibres, ces plis transversaux, plus fins que dans les cas précédents, se produisent sans que la forme de celles-là soit notablement changée (/"). Ces formes varient surtout quand les fibres, se contractant, restent adhérentes par l'une de leurs extrémités.

Fig. 174.

Fibres musculaires de la Nereis nuncia, Savigny, isolées, montrant les formes qu'elles présentent pendant qu'elles se contractent.

Éléments et tissu musculaire de la vie animale ou à fibres striées.

799. Pour préparer les faisceaux striés des muscles, on en dilacérera de petits fragments dans l'eau ou dans une sérosité, et

on les étudiera sous un grossissement de 200 à 500 diamètres.

Pour bien voir les bandes claires et foncées transversales (stries), on choisira sur les mammifères des sujets maigres, et on prendra de préférence des faisceaux du psoas, du diaphragme, etc. Sur les muscles des membres, on trouve davantage des faisceaux dont ces bandes ne sont pas très-nettes, et qui montrent bien les lignes longitudinales dues à la juxtaposition des fibrilles. , 11 importe d'examiner comparativement de ces faisceaux pris sur un animal vivant, ou du moins qui vient d'être tué, placés dans une sérosité tiède, et d'autres faisceaux pris plus ou moins longtemps après qu'est survenue la rigidité cadavérique.

Dans ces dernières conditions, les hasards de la dilacération brisent souvent et écartent le faisceau des fibrilles contractiles, de manière à laisser voir entre les deux bouts écartés la gaine de rayolemme, dont on peut alors bien étudier les caractères.

Quand cette particularité ne se rencontre pas, 'il faut traiter les faisceaux par l'acide acétique, qui gonfle et liquéfie un peu les fibrilles, les rend transparentes, en fait couler en quelque sorte la substance dans le myolemme, qu'il n'attaque pas et que, par suite, il permet de voir, ainsi que les noyaux. On observe en même temps les noyaux, qui, interposés aux fibrilles, sont entraînés avec elles et se distinguent bien de ceux du myolemme.

Pour voir les fibrilles isolées, on cherchera le bout coupé ou rompu des faisceaux où elles sont souvent dissociées hors du myolemme, et on les étudiera sous un grossissement de 500 à 800 diamètres. Cette dissociation se voit bien sur les faisceaux soumis à une coction plus ou moins prolongée dans l'eau.

La séparation en disques minces superposés par rupture de l'ensemble des fibrilles d'un faisceau vers le même niveau^ correspond dant toujours au point de jonction d'une bande claire avec une bande foncée, se voit bien sur quelques-uns des faisceaux dilacérés, après durcissement des muscles, dans l'alcool et autres liquides durcissants.

Les préparations des muscles dés insectes, des crustacés et des autres articulés, se font comme sur les vertébrés. Il en est de mêmé de celles qu'on doit faire des muscles d'embryons et de fœtus, à divers âges sur ces derniers, pour constater les phases du développement du myolemme et des fibrilles contractiles, dont l'étude offre une grande importance. Voyez, page 650, ce qui concerne la terminaison des nerfs dans ces muscles.

,i7fi PRÉPARATION DES MUSCLES STUIÈS.

Les laisceaux striés sans myoleinme, mais ramifiés et anastomosés des parois du cœur, ne se préparent pas autrement. On en réussit parfois aussi do bonnes préparations, en en faisant une coupe mince par abrasion avec le rasoir ou les ciseaux dans la direction des fibres, que l'on étale ensuite doucement ou que l'on dissocie avec les ai<^uilles. Au milieu de fragments irréguliers et ne se prêtant pas àTôtude, on en trouve qui montrent très-bien les fines stries, les noyaux, les granulations, les ramifications et les anastomoses des faisceaux, dans les préparations faites en raclant le tissu du cœur avec le tranchant d'un bistouri.

Il importe de comparer les préparations faites à l'état frais avec du tissu de la face externe du ventricule à celle du tissu de la face interne des oreillettes, pour constater les différences de volume, d'état granuleux, etc., de leurs faisceaux, qui se retrouvent sur presque tous les vertébrés.

L'étude de l'ai-rangement réciproque des faisceaux striés entre eux pour former les faisceaux secondaires, les rapports de ceux-ci entre eux et avec les minces cloisons du tissu lamineux qui le séparent dans les muscles normaux comme dans ceux qui se sont atrophiés avec ou sans substitution adipeuse, se voient aisément sur des coupes faites à l'aide des muscles durcis, soit par dessiccation, soit dans l'alcool, dans le liquide de Mùller, ou dans la solution de chromate rouge de potasse. On les place ensuite dans 1 eau glycerinée pour rendre au tissu son volume et sa transparence, et on les étudie d'abord à un grossissement de 80 à 100 diamètres, puis

de plus en plus forts.

Ces coupes doivent être faites tant parallèlement que perpendiculairement à la direction des faisceaux. Il faut en pratiquer qm portent à la fois sur le muscle et le tendon à leur point de jonction. Pour le cœur, il est surtout important d'en pratiquer qui portent a la fois sur le muscle et les anneaux fibreux, les veines caves et pulmonaires, le péricarde et l'endocarde, sur les colonnes charnues et les tendons leur faisant suite, etc.

Celles de ces coupes qui sont faites sur des muscles injecles doivent être préparées dans la térébenthine du Canada ou dans la solution chloroformique de la colophane (p. 307), qui les conservent indéfiniment et rendent très-évidenls tous les détails.

Les autres peuvent être mises dans la glycérine pure ou avec un peu d'acide acétique, dans la gélatine glycérinèe, e|c.. sans (^e ces liquides ni les actions auxquelles on a soumis les tissus fassent

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