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PRÉPARATION DES GLANDES EN GRAPPES

cédemment de la manière d'injecter les conduits excréteurs de ces organes (p. 74), et d'en pratiquer des coupes transversales (p. 632). Nous noterons que le côté le plus difficile peut-être de cette étude est celui qui, dans les vertébrés surtout, concerne leur continuation avec les culs-de-sac de chaque acinus. C'est surtout par une dissection minutieuse à l'œil nu, ou mieux sous le microscope à dissection, que l'on parvient à suivre ces canaux injectés ou non jusqu'à cette jonction. Quand on a réussi cette partie de la préparation, il faut enlever à la fois l'acinus et une portion du conduit avec des ciseaux courbes et des pinces pour les examiner sous forme de préparation transparente dans la glycérine, l'eau et l'acide acétique oujla solution d'acide tartrique. Sous un grossissement faible d'abord, puis de plus en plus puissant, on cherchera à voir la paroi propre des culs-de-sac, sa continuité avec le canal excréteur par une portion plus étroite que le fond même du culde-sac, ce qui amène souvent la séparation des deux parties à ce niveau.

Ces préparations réussissent en général mieux sur les glandes des fœtus chez lesquels la trame de tissu lamineux interposée aux acini, est moins abondante et plus molle que chez l'adulte. Dans ce dernier cas, du reste, il est utile de rendre cette trame transparente avant la dissection, par un séjour plus ou moins prolongé de l'organe dans la solution, d'acide tartrique ou dans le liquide acétique de Beale (p. 288 et 296).

Pour isoler des culs-de-sac de la trame ambiante et voir leur paroi propre ainsi que leur épithélium, il importe de les examiner sur des organes frais. Pour cela, on pratique des coupes minces avec le rasoir ou par abrasion avec un scalpel ou des ciseaux. On les étale ou même on les dilacère à l'aide des aiguilles, dans l'eau ou dans une sérosité pour en voir l'ensemble à un faible grossissement et les détails à l'aide de ceux de 500 à 600 fois. Parfois on obtient une portion des culs-de-sac d'un acinus encore réunis en grappe et plus ou moins bien isolés de la trame ambiante en raclant simplement la surface de la glande fraîchement coupée. On trouve naturellement en même temps un très-grand nombre de cellules ou de noyaux de l'épithélium, isolés ou réunis en petits lambeaux, flotlant dans le liquide de la préparation.

Sur les organes congelés on peut obtenir des coupes très-minces qui, dilacérées ou non, montrent bien les rapports des culs-de-sac a»oc la trame ambiante et la disposition des éléments de celle-ci,

PRÉPARATION DES GLANDES EN GRAPPES. 679 ainsi que des épithéliums conservant les caractères qu'ils ont à l'état frais.

On traitera certaines de ces préparations par l'acide acétique pour mettre en évidence les fibres élastiques de la trame entourant les culs-de-sac et séparant les acini et pour juger de leur quantité. Celte action pourra souvent aussi déceler la présence des fibres musculaires de la vie végétative formant une couche plus ou moins mince autour des acini des glandes mammaires, salivaires, etc.

Parmi les préparations destinées à bien montrer la forme, le volume des culs-de-sac et leur continuité avec les conduits excréteurs de chaque sinus, il faut noter celles qui doivent être faites sur les glandes en grappe des embryons dans lesquelles le tissu frais est mou. Ces préparations se font bien par dilacération méthodique directe ou sous le microscope à dissection avec ces mêmes glandes après un séjour plus ou moins long dans la solution d'acide tartrique ; elles se conservent bien dans la gélatine glycérinée.

Une injection de la solution d'azotate d'argent indiquée pages 39 et 40, et ci-après (p. 681), dans les conduits excréteurs d'une glande en grappe fraîche rend plus nette la délimitation des cellules épithéliales ; elle rend par suite plus facile à voir leur disposition dans les culs-de-sac et la conformation de ceux-ci. On les prépare comme il vient d'être dit ou par des coupes après durcissement.

Toutes les particularités qui viennent d'être indiquées s'appliquent également à la préparation des tumeurs d'origine glandulaire pour en observer successivement ou simultanément les éléments plus ou moins altérés et la texture plus ou moins modifiée comparativement à l'état normal.

On peut conserver les préparations de ces tissus frais dans les liquides de Pacini (p. 376) surtout, ainsi que dans la gélatine glycérinée (p. 372).

802. Pour voir exactement le diamètre total des culs-de-saî, celui de leur canal central, la disposition des épithéliums à leur face interne, la distribution du tissu de la trame glandulaire entre ceux-là et entre les acini considérés dans leur ensemble, on fera des coupes minces sur des glandes durcies dans l'alcool, dans le liquide de Miiiler ou dans les solutions plus ou moins concentrées de bichromate de potasse.

L'alcool et le liquide de MûUer sont préférables aux autres agents durcissants. On rendra aux tissus leur transparence à l'aide de la glycérine ou par l'action de l'acide acétique. On s'aidera

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