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PRÉPARATION DU FOIE BILIAIHE

utilement de l'action colorante de la teinture de carmin sur les noyaux des cellules épilhéliales, etc.

Ces coupes devront être faites en diverses dii-ections en tenant toujours compte dans l'interprétation des dis[)ositions observées de ce lait que ces préparations montrent des sections de cylindres creux, fréquemment flexueux, tranchés directement suivant tel ou tel de leur axe, ou au contraire à des degrés divers d'obliquité.

Sur les pièces non injectées, il faut tenir compte aussi de ce que ces tranches font voir la section des vaisseaux sanguins congestionnés ou non, plus ou moins gros, et celle des canaux excréteurs dont l'étude ne doit pas être négligée.

Ces coupes montrent le canal des culs-de-sac, leurs rapports avec la trame et avec les conduits qui parcourent celle-ci, mais elles ne montrent que rarement bien le fond des culs-de-sac, le mode de réunion de ceux-ci avec le conduit excréteur qui part de leur ensemble formant l'acinus. C'est aux préparations du tissu frais faites comme il a été dit plus haut, qu'il faut recourir pour voir ces détails importants, aussi bien sur les tumeurs d'origine glandulaire que sur les glandes normales.

Toutes ces préparations durcies se conservent bien dans la glycérine, dans la gélatine glycérinée, dans le liquide de Millier lui-même, avec ou sans glycérine, etc.

Préparation du foie biliaire.

803. On injecte, dit M. Ch. Legros, les canaux du foie par le conduit hépatique avec une solution de gélatine contenant de nitrate d'argent. Sur les foies d'homme, de chien, de rat, de cobaye, de lapin, de cheval, de mouton, de chat, de pigeon, de poule, de grenouille, de lézard, l'injection réussit difficilement; le lapin doit être choisi de préférence; avec les autres animaux, les résultats sont presque toujours incomplets. Il est indispensable de faire ces recherches sur le foie d'animal récemment tué et d'éviter de presser cet organe en le détachant et en plaçant les canules dans le canal cholédoque et dans le tronc de la veine porte. On fait passer un courant d'eau pendant une demi-heure par la veine porte dans le but de chasser le sang des capillaires et surtout d'imbiber le foie; l'eau passe de proche en proche dans les conduits biliaires, se mêle à la bile et l'entraîne en partie au dehors. En effet, l'obstacle important c'est la bile, qui s'oppose à toute injection complète, et qui est plus nuisible encore avec notre mélange,

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