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PRÉPARATION DU TISSU PLACENTAIRE

Des coupes de ce genre faites successivement sur les mamelons, vers la jonction des deux substances, dans la substance corticale et d'autres, comprenant la tunique fibreuse du rein en même temps que le lissu propre de celui-ci, donnent des préparations dont la comparaison est des plus utiles, il en est do môme de celles qu'on pratique sur des reins dont les vaisseaux encore pleins de sang ou congestionnés après ligature de la veine rénale, ont été durci dans le chromate de potasse, sans autre injection que celle-là.

Toutes ces préparations se conservent comme celles du testicule (voy. p. 689).

Examen du tissu placentaire.

815. L'étude de ce tissu ne peut être très-bien faite qu'après celle du tissu lamineux du cordon ombilical ou allantoïdien et de la couche qu'il envoie entre le chorion et l'amnios.

On examinera ensuite à un grossissement de 400 à 500 diamètres des petites portions du chorion lui-même, qu'on enlève avec les pinces et les ciseaux courbes pour les débarrasser, avec les aiguilles, du tissu précédent, ou même les dilacérer un peu pour bien voir sur les bords déchirés les cellules polyédriques le formant par leur juxtaposition. On les traitera ensuite par les acides acétique, sulfurique, etc., comme lorsqu'on étudie les épithéliuras.

Sur la face utérine du chorion, hors de la zone placentaire, on cherchera quelque villosité isolée pour la détacher entière à son point de continuité avec le chorion, l'étaler dans l'eau ou la glycérine et observer sa forme, ses subdivisions, etc., sous un grossissement de 10 à 50 diamètres d'abord. Un grossissement de 300 à 400 fois montrera ensuite l'identité de structure de sa paroi avec le chorion. On cherchera si son canal central est entièrement comblé par dati.su lamineux (fig. 178) ou si dans celui-ci rampent des capillaires. L'emploi de l'acide acétique est des plus utiles dans ces circonstances pour rendre le tissu lamineux intérieur transparent On étudiera ensuite de la même manière les villosités ou des portions des villosités qui forment chaque cotylédon placentaire, qu elles aient ou non été injectées par la véine et une artère du cordon. Dans tous les cas, leurs subdivisions peuvent être isolées sur une assez grande étendue par dissociation attentive avec des aiguilles, a 1 oeil nu ou sous le microscope à dissection

Pour voirie mode de juxtaposition des subdivisions des villosités cotyledonaires entre elles et avec le tronc de celles-ci, les rap^

098 l'UÉPARATION DES VII.LOSirÉS PIACENTAmES.

ports des gros vaisseaux dans ces dernières, on fera des coupes minces du lissu placentaire durci dans l'alcool, dans les solutions de bichromate de potasse ou d'acide chromique. Les préparations

ÉIÉÊÊÊ

de la muqueuse utérine et de ses cotylédons (sur les rummants, etc.) se font de la même manière. On rend les préparations meilleures en poussant par le cordon une injection du liquide durcissant ; dans celui-ci, on plonge ensuite l'organe ainsi rempli (voy. p. 41).

Quand les placentas ont leurs vaisseaux pleins de sang, on peut parfois, sans injection artificielle, suivre ceux-ci dans les siibd.visions des viUosités qu'on dissocie après le durcissement. On peut

. cylindre de tissu lamineux extrait ^^'^^^^ ;:^^:T9T^ chorion après la délivrance et ayant cessé dêt.c a'-J^ 'petit rameau.

Sceau d'une grosse branche. ■^-'-.'-/J^f^t^^.î.^^^etts corps Abro-plastiquo^

c. d. Amas de granules gr--'>s«e«/«!"P'f ^''"^/nnis en"re f»»''*fûsilormes de ce tis.u. Des granules isolés sont épais entre les no

PRÉPARATION DES LÉSIONS PLACENTAIRES. OPfl

aussi voir ces vaisseaux en les injeclant avec la solution d'azotate d'argent gélatiné (voy. p. 39-40), avant de durcir l'organe dans l'alcool. Avec les placentas durcis, on cherchera à voir sur des coupes perpendiculaires à la surface utérine des cotylédons les rapports des subdivisions villeiises avec la portion de muqueuse que l'organo entraîne lors de la délivrance. A l'état frais, on isolera par dilacéralion les éléments de celte courbe pour voir sous un grossissement de 500 diamètres les modifications importantes à connaître que subissent là les êpithéliums et les autres éléments de la muqueuse utérine pendant la grossesse.

Les préparations des parties fraîches, dont il vient d'être parlé, se conservent bien dans la gélatine glycérinée (page 372) et dans les liquides de Pacini. Les coupes du tissu durci seront préparées, comme nous l'avons dit, pour le testicule.

Quand on pourra avoir des placentas humains ou de divers animaux adhérents à l'utérus, on cherchera à suivre les rapports des vaisseaux maternels avec les villosités placentaires depuis la face utérine jusqu'à la face fœtale du placenta, en injectant les artères et les veines utérines avec de la gélatine peu colorée ou avec de la solution d'azotate d'argent trés-chargée de gélatine (p. 39 à 40), avant de durcir la pièce pour pratiquer les coupes voulues. On peut aussi obtenir le durcissement en injectant de l'alcool dans les vaisseaux du cordon, après avoir fait l'opération précédente.

11 est possible de conserver longtemps dans les conditions d'un organe frais, pour en faire ensuite des préparations, l'utérus, avec le placenta ainsi que d'autres organes, en remplissant les vaisseaux utérins à l'aide de la gélatine arsenicale et phéniquée, ainsi que nous l'avons indiqué plus haut (pages 51-32).

m. Les particularités exposées plus haut sur l'étude des placentas frais ou durcis sont applicables en tous points aux cas dans lesquels, au lieu de placentas normaux, l'on doit préparer ceux qui sont le siège d'oblitérations fibreuses avec ou sans dépôts graisseux ou calcaires, ceux qui portent des caillots apoplectiques dans leur épaisseur, des couches fibrineuses sur leur face fœtale, etc.

On procédera ; comme il vient d'être dit (page 697) , pour observer la structure de la paroi des dilatations liydropisiques ou kysteuses dos villosités placentaires {môle hydaliforme) et des diverses sortes de môles plaeentaires dues à des rétentions de la totalité ou d'une partie du placenta qui continue à croître, avec ou sans dilatation hydaliforme de quelques villosités et oblitération fibreuse

m PRÉPARATION DU TISSU DU POUMON.

des autres après ccriaines fausses couches. Nous avons déjà vu (p. 698) comment il faut préparer le lissu pour étudier 1 écartement des filaments villeux auparavant rapprochés, écartement causé par la coagulation du sang maternel en caillots durs, plus fermes que ceux que forme la fibrine du sang fœtal. Les indurations par oblitération fibreuse due à l'atrophie des capillaires avec hypergenese du tissu lamineux qui les accompagne dans le conduit de chaque subdivision des villosités s'étudient de la même manière.

Du tissu pulmonaire.

817. Pour étudier la constitution du poumon, il est important d'observer d'abord les fibres élastiques qui forment en réalité sa charpente ou squelette. Pour cela, des coupes minces faites avec des ciseaux courbes à l'état frais , puis étalées et dilacerées ou non, examinées à des grossissements de 300 à oOO diamètres montreront bien leur quantité proportionnelle, leur disposition' circulaire en général, autour des canalicules, aériens, leurs anastomoses, surtout si on traite le tissu par les acides sulfurique ou acétique ou par la potasse, une fois la préparation mise au point. On observera en même temps les caractères et quelle est la quantité des petits novaux dits du tissu cellulaire qui existent entre les faisceaux ou nappes de fibres élastiques. Avant de faire agir ces composés chimiques, on cherchera à isoler par la dilacération les corps fibro-plastiques qui, avec les éléments précédents, prennent part à la constitution du tissu pulmonaire. Pour étudier l'épithélium pulmonaire, on doit employer plusieurs ■ moyens. 11 faut l'observer sur les nouveau-nés morts sans avoir respiré ou n'avant pas respiré longtemps. La dilacération faite comme il vient^ d'être dit, met en liberté des cellules pavimenteuses isolées et des gaines épithéliales complètes reproduisant la forme et le volume des culs-de-sac des conduits respirateurs. Parmi elles se voient des cellules prismatiques ciliées qui viennent de la muqueuse des brondies. Il faut étudier ces préparations sous un giossissement de 500 diamètres environ. f^,„, nu neut

Sur les individus ayant respiré ou même '^^^ rendre l'épithélium plus facile à voir en injectant la solution d azo te d'ar'ent, gélatinée ou non (voy. p. 3940), dans les vaisseajix d une art, e't dans les bronches de l'autre ou ment. Les coupes du tissu durci ou non dans 1 alcoo F^^^^^^^^^^ alors d'examiner l'épithélium tapissant les culs-de-sac lespuateu. s,

l'ItÉl'AUATlON DU TISSU l'i;LMU.\.\ IIIE. 701

sur ceux de ces derniers que la section a ouverts d'une manière favorable (Voy. aussi sur l'examen de cet épithélium, p. oH et 705).

Les coupes du poumon sain ou malade insufflé et desséché après ligature de la trachée permettent aussi parfois de le voir quand on les maintient quelques heures dans la solution d'azotate d'argent. Les coupes pratiquées dans divers endroits convenables successivement, serviront à étudier la largeur des conduits respirateurs et des petites bronches, les rapports réciproques de ces canaux entre eux et avec les vaisseaux sanguins.

Il est utile de rendre aux tissus leur gonflement et leur transpal'ence en mettant les tranches minces dans l'eau glycérinée, additionnée ou non d'un peu d'acide acétique. On peut aussi les traiter alors par la potasse ; les acides acétique et sulfurique pour mettre en évidence la disposition de leurs fibres élastiques et ceux de leurs autres éléments qui sont insolubles dans c'?s agents.

Les coupes ainsi faites permettent de bien observer les diverses phases que présente le développement des lésions de la trame même du poumon, des canalicules dits alvéoles ou vésicules respiratoires, des parais de ses petits vaisseaux, etc.

Les mêrnes particularités peuvent être vues aussi sur des poumons injectés à la gélatine pour distendre ses conduits aériens et sanguins, ou durcis par injection préalable lente dans les bronches, du liquide durcissant dans lequel l'organe est ensuite plongé après ligature des vaisseaux remplis, pour empêcher leur déplétion (voy. p. 41).

Pour voir la forme des terminaisons des canalicules ou culs-desac respirateurs {alvéoles des auteurs) dans chaque lobule pulmonaire, il existe un grand nombre de procédés indiqués généralement dans les traités d'anatomie descriptive, tels que les injections de matière à corrosion qui permettent de laisser détruire le tissu même du poumon, pour ne garder que le mou'e des conduits aériens qu'on observe ensuite à la loupe. Nous n'avons pas à parler ICI de ces moyens d'étude. Mais il est u tile de noter qu'on peut voir ces dispositions en insufflant un poumon d'enfant ou de jeune animal (fig. 197), dont la (rame n'est pas encore parsemée de granules pigmeniaires. En empêchant le gaz de s'échapper on peut, sous une lorte loupe, apercevoir toutes les particularités de forme et de volume des conduits respirateurs {b,c,d,e,n au travers du tissu transparent qui les limite, surtout vers les bords minces du poumon à 1 état frais, sans même qu'il soit toujours besoin de rendre le

702 l'IlÉl'ARATION DES aiSAI.lCUI.IiS llKSI'IUATK liRS.

lissu plus Li-aiisparaiL on riunilranl par injcclioii d'eau dans les conduits sanguins. La surlace des pelils cylindi'cs d'air réfléchil la lumière coiumc ses bulles dans la mousse de savon elun grossissement de 4 à lOdiamètros permefde distinguer tous les détails de cette surface, qui représente le moule exact des conduits dans chaque lobule du poumon (fig. 180). Ces particularités se constatent

Fis. ro

Fig. 180

irès-bien sur les poumons insufllés des fœtus mort-nés ou des enfants morts peu après la naissance.

En préparant le poumon des embryons, comme nous avons du qu'on doit le faire pour le tissu des glandes (p. 678), on isole facilement les conduits bronchiques et pulmonaires de manière a ce

environ"^ loîi. a. U.'oachiole. b, c. Subdivisions Autre B^b » ec . d . (Te

renies formes de terminaisons en culs-de-sac (e, /, o. ''. *) t"""' P'"=' ^ rail un dixième de millimèire.

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