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EXAMEN DES MOUVEMENTS VIBIUTILES

slaiicc des villosilôs, la présence ou l'absence d'orifices au travers des membranes et des tubes naturels ou artificiels sur lesquels on observe le passage des liquides.

Les données exposées en étudiant la manière de préparer les ovules, etc. (pages 352, 555, G92 et 720), surfisenl pour montrer comment on doit procéder en embryogénie pour suivre les pbases d'évolution de l'ovule et de ses parties, celles do la fécondation, les modifications consécutives du vitellus, la production des globules polaires et du noyau vitellin, la segmentation, la formation des parties de l'embryon et leurs cliangeinents successifs de rapports, de forme, de volume et de structure ; car l'embryogénie est une division de la physiologie dont l'étude repose inévitablement sur l'emploi incessant des loupes et des microscopes.

Étude du mouvement des cils vibratiles.

857. Pour observer ces mouvements sur les muqueuses, on en enlève un mince lambeau superficiel îx la surface de la trachée ou des fosses nasales des mammifères ou des oiseaux, dans le voisr nacre de l'orifice laryngien des batraciens, à la surface des branches des mollusques, etc. On enlève ces'lambeaux par abrasion avec un bistouri ou des ciseaux courbes, ou par déchirure avec de bonnes pinces fines. On les place dans du mucus, du sérum sano-uin ou toute autre sérosité, s'il s'agit des animaux à vie aérienne ; on cherche à avoir des lambeaux repliés montrant les cils saillants sur ce bord. Pour les êtres qui vivent dans l'eau, on peut les mettre dans le liquide où se trouvait l'animal. Si les mucus sont trop denses, on peut les étendre avec une sérosité Ouide ou même avec un peu d'eau à 25° ou 50^ Les mouvements cihau-es s arrêtent en -énéral quand la température descend au-dessous de 10° et môme avant, mais elle reprend si on chauîfe la préparation; en maintenant la température à 55° ou 40° on les active beaucoup. fVoY. aussi pages 257 et 741.)

Ouand les mouvements cessent, on voit les cils vibratiles sous forme de filaments très-fins, hyalins, très-transparents homogeneT on forme de cils d'une extrême petitesse (0-",00o à 0-»,050), dressés sur toute la surface ou une partie seulement de certaines cellules épithélicdes des vertébrés et invertébrés, des embryons des divers animaux et de quelques algues (.oos;;orm) Les cils v.bi a-

ilos se contractant par eux-mêmes, se meuvent d'un n,o.m».»^ vibnUile très-vif et continu qui chasse le liquide et les corpuscules

EXAMEN DES MOUVEMENTS YIUIlATIi ES 735

qu'il tient en suspension. Le fait a lieu sans que des nerfs arrivent aux parties qui eu possèdent, et même pendant vingt-quatre ou soixante heures hors de l'animal, lorsqu'on tient les éléments anatomiques ou les fragments d'êtres qui les portent dans des conditions d'humidité et de lenipéralure convenable. L'application locale des narcotiques et de beaucoup de principes végétaux actifs sur les muscles ne modifie ni n'arrête ce mouvement, dans lequel il n'y a pas raccourcissement de tout le cil, mais inclinaisons ou courbures aliernatives, soit par torsion de la base de l'organe, soit par raccourcissement borné à l'un des bords, puis venant ensuite à l'autre bord.

On dislingue deux sortes de cils, d'après les parties ou les êtres qui les portent : 1" Cils vibmtiles propiement dits ou des éléments anatomiques. On les trouve ; a. chez les animaux à sang chaud, sur les cellules d'épithélium prismatique seulemeni ; b. chez les autres animaux, en outre, sur les cellules sphériques, lespavimenteuses, et même sur des épithéliums nucléaires (fig. 195 c,) ; ceux des spermatozoïdes et des zoospores des algues (à 2 ou 4 cils), des cryptogames vasculaires et desmousses (à cils nombreux), ne différent pas essentiellement des cils vibraliles précédents. Ce fait appuie la comparaison de la queue des spermatozoïdes avec des cils. 2° Organes ou filaments vibratiles {flagellum, etc.) situés sur la surface du corps des animaux sans être sur des cellules, mais bien en continuité de substance avec la matière homogène, granuleuse ou non, de la surface de ces organismes, tels que des infusoires à divers degrés de développement, les planariées, les tentacules des mollusques bryozoaires, etc.

Etitde de la contraction musculaire et du cours du sang.

838. Tous les observateurs ont signalé depuis longtemps comment l'étude sous le microscope des animaux invertébrés transpa-

• Cellules (■■plUiéliales presque réduites à un noyau poiXant nn ou plusieurs cils vibraliles, doril le mouvement entraîne l'élémenl quanil il est libre. On les Ironve à la surface de divers organes des llliizosloma Cuvieri et autres acalèplics. a. Très-iictits noyaux que leurs cils entraînent, b. Noyau à i cils. c. Koyau unicilié. d. Noyau bicilié Us tapissent leurs conduits gastro-vasculaires, etc.

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reiils, des embryons des vorlébrés et autres , permet de suivre directement, soit sur les faisceaux striés, soit sui' les faisceaux de fibres lisses ou sur ces fibres isolées même (voy. p. 074) les pliénomènes de leur contraction. C'est surtout en étudiant la circulation dans la langue de la grenouille, étudiée comme il est dil (p. 7oG) qu'on peut voir le raccourcissement avec gonflement des faisceaux striés de cet organe se propageant sur toute la longueur ou sur une portion seulement de ceux-ci. Le fait est surtout nettement saisissable, ainsi que l'a depuis longtemps décrit M. Donné {Coias de microscopie, Paris, 1814, in-8», p. 114), quand on parvient à enlever l'épithélium lingual sans causer trop d'bémorrliagie.

839. Aux faits déjà exposés (p. 3 etsuiv.) concernant la marche à suivre pour étudier la circulation sur des animaux vivants, nous ajouterons les suivants. (Voy. V. Feltz, Sur le passage des leucocytes à travers les parois vasculair es, in Journal de l'Anatomie et de la Physiologie, Paris, 1870, p. 45.)

Circulation dans le mésentère de la grenouille^ On fixe la grenouille sur le dos contre une plaque de liège à l'aide de fortes épingles, après lui avoir prélablement lié ensemble les pattes de derrière. A chaque membre antérieur, on attache un petit lacs qui permet de le tirer à volonfé et de le maintenir aussi immobile que possible. La tête est retenue par des épingles qu'on passe dans la mâchoire supérieure sans le moindre inconvénient.

La grenouille établie sur la planchette de liège-, il s'agit d'avoir sous le microscope une pnrlie suffisante du mésentère, sans saignement des parois de l'abdomen et surtout sans dilacération de la séreuse à examiner.

Pour ce faire, on fend l'abdomen sur le côté gauche, dans une étendue de 2 centimètres, par incision successive des couches et très-lentement, pour laisser aux petites hémorrhagies inévitables le temps de s'arrêter par le contact de l'air ou par l'application

» Joblot a décrit et ligure plusieurs sortes de porta-objets,^ cadres ou supports destinés à étaler et immobiliser la queue et le corps des têtards et des petits poissons, afin, dit-il, de mettre hors de contestation, à l'aide du microscope, le fait de la circulation du sang, de son passage des artères dans les veines, son arrêt sa reprise, etc. [Observations d'hist. naturelle. Pans, 1716 et iloo, m-t", t II, pages 61 et 74, et pl. 18, 21 et '2'2.)

Adams [Micrographia iUuslralu. London, 1746, petit in-4°, p. 4o, pl. Xlll, fio 48) a figuré un appareil eu laiton, avec Lvinanièrc d'y étaler le mesenlerc de la grenouille pour observer sur lui la circulation du sang à l'aide du imcros-

GOpCi

EX.UH'IN DE LA CIRCULATIUiN MÉSENTÉItIQUE 735

d'un corps froid. Le péritoine ouvert, on déroule l'intestin en le tirant hors de la cavité abdominale. De cette manière, on obtient une portion de mésentère suffisante, qu'on étale sur une plaque do verre légèrement échauffée, soit au soleil, soit sur une lampe à alcool. Ou choisit la lame de verre de façon que l'intestin la déborde, puis on place cette dernière chargée du mésentère sur la moitié encore inoccupée du liège auquel l'animal est attaché, et l'on fixe l'intestin sur cette table au moyen de petites épingles. De la sorte, il est de toute impossibilité qu'une goutte de sang puisse tomber sur la plaque de verre qui supporte le mésentère.

Avant d'établir d'une manière fixe le rnésentère, il faut avoir soin de faire au liège une fenêtre correspondant à la place où devra se trouver la lame de verre ; car cette dernière devra être libre dans toute l'étendue de la partie moyenne de sa face inférieure. L'observation microscopique sera ainsi très-facile, lorsque l'on aura fixé le petit verre porte-mésentère à l'aide d'un mastic quelconque.

Pour le nettoyage des parties, on se sert d'un pinceau très-mou et d'eau distillée pure et tiède. On n'emploie aucun réactif, parce qu'il faut éviter l'action d'agents étrangers sur les substances coagulables qu'ils pourraient rencontrer dans les tissus.

On peut procéder à volonté avec ou sans couvre-objet.

On se sert des faibles grossissements pour suivre l'ensemble des courants (objectif n" 1 deNachet), et les objectifs 2 à 5, avec divers oculaires, pour observer les autres particularités.

On voit les leucocytes progresser plus lentement que les hématies; ils sont toujours plus rapprochés de la zone transparente de plasma que de l'axe du courant occupé par les globules rouges. 11 est des capillaires où les globules passent un à un; c'est en ces points qu'il est facile d'établir par l'observation que les globules blancs passent, chez la grenouille, dans le rapport d'un pour quinze rouges, et au maximum un pour vino-t.

On voit encore, dans le mésentère, un certain nombre de vaisseaux incolores, peu réguliers, souvent accolés aux artérioles, à cuxulalion très-lente, centripète , avec des leucocytes ronds , smis globules rouges ; ce sont des vaisseaux lymphatiques.

Quant aux autres parties constituantes du péritoine, il est aisé de les voir et même de les étudier. L'épithélium se montre sons forme d'une lame unique et mince, formée de cellules plus ou moins régulièrement polyédriques, juxtaposées les unes aux autres, sans

7r.6 EXAMI'N DK LA OIllCUUl ION LINGUALE.

inlci'posilioii de quoi que ce soil. Ces cellules épilliélialcs sont Irès-

Iransparciiles, et ont ohaciiiuî un noyau distinct.

A dei'aibles gi ossisscmenls, on ne voit pas d'éléments cellulaires dans la trame fibrillaire, mais à 550 diamètres déjà on remarque çà et là quelques renncments allongés et fusiiorines , sans noyaux, ni nucléoles, avec des granulations très-fines (pii réfractent peu la lumière et qui font que les éléments fibro-plastiques dont il s'agit se découpent sur le fond clair des préparations sous forme de fuseaux plus ou moins opaques. Dans le voisinage des vaisseaux, existent de loin en loin quelques cellules adipeuses.

Pour la membrane interdigilale, on peut se sei-vir du fro<i plate de Goadby. C'est une plaque de cuivre, ayant sur les cotés une rancrée de irous. La grenouille est maintenue dans un sac attaché à la plaque de cuivre par un lien, la patte de la grenouille est étendue sur un verre, à l'aide de fils que l'on enroule dans des chevilles, qui se placent dans les trous. Ce moyen est lacile à employer.

Circulation dans la langue de la grenouille. On fixe solidement l'animal sur une plaque de liège, en procédant comme ci-dessus. L'immobilité une fois obtenue , on écarte les deux mâchoires de l'animal, et avec une pince mousse on tire la langue au dehors. Cette manœuvre réussit mieux si l'animal est couché sur le dos que sur le ventre ; il y a moins de torsion du pédicule, et par conséquent moins de gêne dans les troncs vasculaires qui pénètrent dans la langue par sa base d'insertion.

La langue est ensuite étalée sur une lame de verre plus ou moins circulaire, à bords mousses, mesurant à peu près 1 centimètre carré : celle-ci est disposée et fixée sur une fenêtre pratiquée dans la lame de liège, au devant de la bouche de la grenouille; tout autour du support de verre, on fixe les bords de la langue à l'aide de fines épingles plantées dans le liège. De cette manière, on a sous le tube du microscope une certaine étendue de la langue bien étalée sur une plaque de verre; on peut y placer un couvre-objet ou s en passer ; l'observation sera aussi facile dans ce cas que dans 1 autre.

En examinant l'état des choses immédiatement après les dispositions ci-dessus mentionnées, on verra très-facilement l'épithélium de la lan-ue présentant de distance en distance des solulions de continuité résultant probablement de l'élirement que l'organea subi dans les préparations préliminaires. Le tissu musculaire se distmguc très-aisément, ainsi que latrame qui forme la charpente de 1 organe. Comme pour le mésentère, il sera aisé de séparer le système ar-

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