‹ Traité du microscopeChapitre 46 sur 578 · DE L'ÉGALE RÉPLÉTION DES VAISSEAUX · texte numérisé non relu

DE L'ÉGALE RÉPLÉTION DES VAISSEAUX

ne s'inquiète que d'un seul ordre de vaisseaux, parce qu'alors il suffit de pousser longtemps; le liquide qui pénètre par les artères revient alors par les veines. Du reste, on ne fait pas souvent les mjections pour remplir le plus de vaisseaux possible d'un seul ordre, mais bien pour étudier comparativement la distribution de chacun d'eux; il n'y a pas un grand avantage à rougir toutes les surfaces d un animal avec du vermillon ou du carmin poussés dans les artères, ou à le bleuir en poussant de l'indigo ou du bleu de Prusse dans les veines, puisqu'on ne peut étudier la disposition réciproque des vaisseaux. On fait de la sorte de belles injections, mais elles ne sont pas bonnes dans tous les organes pour le but qu'on doit se proposer en les faisant. 11 est vrai qu'on parvient avec un peu d'habitude à distinguer avec le microscope les artères des vemes, même remplies d'une seule couleur; cependant, il est bien des circonstances qui demandent beaucoup d'attention pour qu'on arrive à ne pas se

tromper. .... i

Il faut, il est vrai, quelquefois étudier les artères mjectees seules et les veines aussi, mais à la condition précisément que la matière n'aura pas passé des unes dans les autres. Parfois , en effet, les injeclions dans lesquelles on a tout rempli par les mêmes vaisseaux n ont rien de caractéristique, ni d'instructif, parce qu'on ne voit que des surfaces chargées de réseaux, sans distinguer ce qui est artère de ce

qui est veine. ' , • . i

77 La principale difficulté des injections est de remplir également les deux ordres de vaisseaux dans les limites de leur capacité, jusqu'à ce que les deux matières se touchent dans les réseaux capillaires. Cette difficulté est d'autant plus grande, quel habitude seule conduit à savoir quand il faut s'arrêter de pousser dans un vaisseau pour injecter l'autre, sans qu'on puisse rien dire qui serse de -uide. Aussi faut-il toujours s'attendre à manquer deux outrois iniections avant d'en réussirune, plus ou moins, suivant les organes et l'habitude qu'on a déjà. Souvent aussi, à côté de ParUes b^e" réussies, on en trouve qui ne le sont pas, soit a cause de rup ure soit à cause de la transsudation à travers les parois capi laires, soit par les causes déjà indiquées plus haut, ou d'autres dont on ne serend

^'TrïsTouvent, l'aspect extérieur des surfaces ou leur examen à la loupe font croire que l'injection est bien réussie ; .n^'^'^ l^ "^^^^^^^^^^ scope montre qu'il n'y a que les P'^'-'^M^aux capillaires de P "i ^^^ que les réseaux ne le sont pas ou le sont tres-imparfa.tement. Mais

Page 1