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EXAMEN DES PRÉPARATIONS D'ACARIENS

même temporairement sur l'homme; cette disposition porte à sept articles les pièces des pattes de certains acariens, nombre qu'on voit chez les Aranéides ; 4» h jambe; 5" la pièce solide du tarse ou })ied, toujours conique, courbe ou allongée, terminée par deux pointes mousses dans les Sarcoptes, les Psoroptes, etc., chez lesquels elle est très-courte et à large base circulaire. Le tarse se reconnaît aux crochets pectinés ou non, aux caroncules, aux ventouses avec ou sans crochets, ou aux longues soies qu'il porte comme appendices terminaux, et qui sont caduques dans quelques espèces, telles que le Sarcoptes niutans. (Lanquetinet Ch. Robin.)

Le céphalothorax offre souvent quatre anneaux distincts, au moins à un certain âge. La vulve est toujours portée par le troisième anneau, et elle n'est pas située à l'extrémité postérieure de l'abdomen, tandis que les organes génitaux mâles dépendent du quatrième anneau. Ces organes sont placés à la face ventrale du corps.

Les saillies tuberculeuses du tégument sont une modification de ses plis réguliers, et ne sont pas analogues aux poils. Les vrais poils offrent, d'une espèce à l'autre, des différences de distribution sur le corps et sur les pattes, différences qu'on peut ramener cependant à un même type.

Les poils sont insérés à l'aide d'un tubercule, ou d'une petite plaque tuberculeuse circulaire, saillante à la surface du tégument. Souvent l'appendice se brise au ras de ceux-ci, qui se présentent alors sous forme d'une petite pièce circulaire, avec un point brillant, central, rond, simulant un trou.

Une fois accomplie la mue qui laisse sortir les mâles ou les femelles pourvus d'organes sexuels, on ne voit plus s'en produire d'autre. Le nombre des mues que subit chaque individu dans le cours de son existence ne correspond pas à celui des états successifs offerts par chaque Arachnide. On voit, eu effet, une mue ou deux avoir lieu, après chacune desquelles l'animal conserve encore, soit l'état de larve hexapode, soit l'état de nymphe impubère (p. 756). Chaque mue est annoncée par l'immobilité dans laquelle reste l'animal. La première commence sur beaucoup d'espèces vers le quatrième jour après l'issue hors de l'œuf de l'individu hexapode, et l'animal reste environ trois jours dans l'immobilité avant d'abandonner son premier tégument chitineux. Cette immobilité est de trois à cinq jours pour les autres mues, avec des périodes d'activité entre chaque mue, qui sont de six â dix jours au moins sur les Tyroglyphes et les Glyciphages

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On préparera des indWidiis immobiles, avec leur rostre et leurs pattes retirés du légumcnl qu'ils vont abandonner, et repliés avec leurs poils sous le corps. C'est par une déchirure de la partie latérale ou dorsale du tégument que l'animal abandonne sa précédente enveloppe chitineuse. (Yoy. Ch. Robin, Comptes rendus des séances de l'Académie des sciences. Paris, 1859 et 18G8, et A. Fumouze, Thèse sur la cantharide officinale; Paris, 1867, in4°, p. 45.)

C'est aussi par une déchirure de leur carapace entre le céphalothorax et l'abdomen que les Crustacés sortent ainsi, avec une nouvelle coque déjà produite, mais encore molle et avec une pellicule muqueuse interposée à la nouvelle et à l'ancienne.

L'ordre des Acariens tel qu'il est adopté aujourd'hui embrasse tous les animaux compris dans le genre Acarus de Linné. Beaucoup d'écrits, même* des plus modernes, parlent souvent des espèces de ce genre comme s'il pouvait être maintenu. Mais il est très-important de rappeler que le genre Acarvs n'existe plus en fait et que depuis assez longtemps déjà nulle des espèces de l'ordre des Acariens n'y rentre ; car les Acanis de la gale détermmant des affections cutanées diverses chez les animaux domestiques sont devenus des espèces des genres Sarcoptes (Latreille) , Psoroptes (Gervais), Symbiotus (Gerlach), etc. ; les Acarus du fromage, des poussières des collections, des pelleteries, etc., rentrent dans les genres Tyrocjlyphus (Latreille), Glyciphacjus [Wevmg), et amsi des

autres (1). -j i

Les Ixodes se distinguent facilement des Sarcoptides par la

» Joblot [Description de plusieurs nouveaux microscopes, avec des observations sur une nmlliiude d' insectes. Paris, 1710, et Obsei-valions d' histoire naturelle Paris 1754 in-4°, 1. I, pl. 9 et 10) a, sous le nom de mite vagabonde, figure im Tvroe'lynhe'reconnaissable à ses 8 pattes, au pli dorsal qui se trouve enU-e la i» et la 5» paire de pattes, à la forme générale du rostre, et à la distribution des poils. Sa n-ure de la mile domestique est plus mauvaise. Sous le nom de pou du scrm de Canaric, il représente d'une manière reconnaissable un Dcrmanysse; mais comme à la mite précédente, il met sur le ^^^re 'les yeux qui n exist^e^^^^^^^^^^ en est de même de Ledermuller, dans sa ligure des mdesdu ne donne que 6 pattes, bien que la forme du corps, la d'^POS-Uon des poi s cl du pli transverse dorsal fassent reconnaître aisément qu il s agit la des lyo clYPhesdedermiiller, Mila-oskopisclw Gemulhs, etc. Nuremberg, l^^o in-4 P^» n r ic p 68 pl 55, lig. 2). Joblot (p. '22, pl. 8 ACC) a décrit et représenté lS^^:^-rlL r^conJsMe la nymphe octopod. du Oermany^ sous le nom de mile de ta limace des caves, et qu'on '^^ ^'^^Zaîé. escargots, etc; cet animal avait déjà été vu par Réaumur [Mémoires Je Acaac mie des sciences, 1710).

EXAMEN DES PRÉPARATIONS D'ACARIENS, 765 lormc des palpes de leur grosse lèvre hérissée, en forme de

Fi g. 200 *.

' Nymphe d'Onbate, vue par la force ventrale , grossie 200 fois. a. Le rostre nue dépasse en avant une petite bordure membraneuse et l'une des mandibules en slvlet accidentellement saillante, e. Stigmate envoyant une grosse trachée vers le bord dé la base du rostre et une autre dans l'abdomen {/) où elle se subdivise. /. Sillon trans versai et épimùre sternal envoyant une branche à la base du 1" article de chacune des pattes des 2 premières paires, b. 1" paire de pattes dont le 5" article est terminé par un crochet, c, (7, ft. Les pattes des trois dernières paires terminées par une vcn touse dont le pédicule porte 2 petits crochets, d. Appendice claviCormo propre à beau coup d'Oribatcs, porté par les cotés du corps un peu en arrière, des pattes da la nrc mière paire, m. l'oil latéral, t. Arrière du corps avec les poils y attenant et l'anus

■366 EXAMEN DES PllÉPA HATIONS D'ACARIENS.

cuiller, el par leur bouclier dorsal, ainsi que par leurs trachées.

Les Gamasides se distinguent des Sarcoptidcs , par leurs palpes filiformes, à cinq articles, d'épaisseur égale, par leurs pattes à sept articles et par leurs trachées. Les nymphes de ces animaux vivent parfois en parasites sur l'homme, dans les pays chauds, et aussi en Europe pendant l'été.

Les Oribalides sont distincts des Sarcoptides, par la dureté de leur enveloppe extérieure (bouclier ou cuirasse), et leurs palpes à cinq articles velus et par leurs trachées.

Parmi les Acariens qui peuvent accidentellement se trouver sur l'homme, je citerai le suivant qui m'a été envoyé en 1867 par M. le docteur Royet (de Saint-Benoit-du-Sault). 11 s'était multiplié en quantité innombrable dans les tas de blé nouvellement égrené, et avait déterminé un prurit ayant duré plusieurs jours sur les individus qui maniaient le grain ou vivaient dans le voisinage de ses amas. Un examen attentif fit voir à M. Royet que la cause de ces accidents était un parasite.

L'étude de celui-ci m'a fait reconnaître que c'était une nymphe (individu octopode non sexué) ressemblant aux nymphes des Onbates. Ici la plupart avaient une longueur de 0-",20 à 0-'",25 el une largeur de 0'°"',08 ; une teinle jaune rougeâtre avec un rostre massif, à mandibules grêles en stylet (fig. '200, k).

Bien que les palpes des Sarcoptides n'aient que trois articles et

leurs pattes cinq, ces animaux se distinguent facilement aussi des Cheylètes, qui sont des Acariens grisâtres d'un volume qui varie de trois dixièmes de millimètre à un millimètre environ ; Corps (fig. 201 ) mince, aplati sur le dos et sous le ventre, très-mou, nôn cuirassé, sans yeux, y^owrvit (le trachées qui sont très-apparentes, avec un sillon circulaire immédiatement en avant de la troisième paire de pattes et un autre entre le corps et le rostre. Rostre énorme, à mâchoires inermes por- 'tuîlir^SÎSi^erS':;; tant de gros palpes maxillaires latéraux.

dos (Voy."'aussi fig. 214, p. 756.) couoïdes, à trois articles libres, non soudés à la lèvre ; le dernier article terminé pai- deux styles pectinés falciformes et le deuxième par un seul qui est mousse, falciforme bi ou trituberculeux à sa base. Lèvre : étroite en pointe, membra-

EXAMEN DES PRÉPARATIONS DE SARCOPTES. 767 lieuse, terminée de chaque côté par un palpe labial épais muni de deux poils à sa face inférieure et d'une languette lancéolée à sa face supérieure. Mandibules grêles à onglets minces, non dentés.

852. Les Sarcopticles (Sumleiual. Conspectus aracJmidum, 1805), ayant pour type le genre Sarcopte sont des acariens sans yeux, ni trachées, à corps mou, à tégument lisse, ou hérissé de saillies (fig. 202, 203 et 204), très-finement grenu ou plissé ayant un rostre ou appareil buccal pourvu de mandibules propres à diviser ou à piquer, reposant sur une lèvre mince, plus ou moins soudée à des palpes maxillaires à trois articles ; pourvus de pattes à cinq articles avec un tarse terminé par une ventouse avec ou sans crochet, ou par un crochet seulement , ou enfin par un ou deux longs poils qui peuvent manquer d'un sexe à l'autre. Dans cette famille rentre les genres ïyroglyphe, Glyciphage, Car-

!■ 1^. 202.— Sarco;jies scafcîet Lalreille, femelle Ficrw^ i

vue par la face ventrale, a. OE^l. ^'^ "«^ '^.^^^ Zs.

poglyphe, Psoropte, Symbiote. Sarcopte S Demodex ou Simonée,

* 11. Backer {The microscojie madc easii, etc Londnn '17fiO Pifth

du fro.a,e (p. 190). .1 .,ure l'œuf cle^ Sî^ïé ^Z^Zr^ l^":: dis .nguer Je mâle do la lon.olle. Il dit .eltcnent que a dé^rlL c ot " .fimalcule donne rauon a ceux qui, au lieu des remèdes inte.Z m .d t

i EXAMEN DES PRÉPARATIONS DE SARCOPTES.

'on trouve dans les follicules pileux de l'homme et du chien

VOr m - Le Sarcopte màle vu par la face Fig. 20b. - Simonca ou Démoder ' ^' ventrale au même grossissement. foUiculorum de rhomme Gross.

500 fois (d après Simon).

(fig. 205). C'est cet acarien {Simonea ou acarus folliculonm) qui sur le chien cause la maladie appelée le rouge, eu pénétrant entre le poil et son follicule. Pour le préparer on exprime le contenu des follicules pileux, de ceux du duvet, de la peau du nez ou des joues, sur l'homme; on dissocie dans l'eau pure ou alcoolisée ou acidulée la matière expulsée. On les cherche d'abord à un faible grossissement, pour se servir ensuite des plus forts (p. 366). On peut les préparer dans la gélatine gly,cérinée. La glycérine acidulée les fait à la longue se resserrer.

Les Sarcoptidés apicoles ont dâs affinités avec les Symbiotes, les Sarcoptes et les Psoroptes, par les analogies que présentent des uns aux autres les sillons de leurs téguments, et par 1 existence chez les uns et les autres de plaques granuleuses dorsales ; mais ils en diffèrent beaucoup par la forme de leur corps, par la disposition de leurs lèvres, de leurs palpes maxillaires, de leurs mandibules, de leurs organes génitaux et surtout de leurs pattes.

A ces derniers égards, ils se rapprochent davantage des Tyroglyphes (fig. 194) et surtout des Glyciphages ; mais ils se distinguent

contre la Raie les lotions, les bains et les onctions avec le soufre, le vitriol, Je me "uÏ, S sublimé, les sels, les précipités, remèdes ^^^^^^l^;'^'^ nui atteignent la vermine dans la peau. Il n'eu est pas question dans son aiit e

e Sl.."--^ ror U. microscope London, 1755. Il y d'après un dessin envoyc par Rcdi, sous le nom de pediculus , uu Dermanyssus qui paraît être celui de la Pipistrelle ou un autre voisin.

Fig. 206

PRÉPARATION DES ENTOMOSTRACÉS. 7C9

aisément de ces derniers, qui ont le tégument lisse ou grenu, sans sillons ni plaques granuleuses de l'épistome et thoraco-abdominale, et qui de plus ont le corps de forme plus massive. Enfin les larves et les nymphés diffèrent plus des individus sexués, et les mâles diffèrent plus des femelles sur les Sarcoptides avicoles que chez les Sarcoptes , les Symbiotes, les Psoroptes, les Tyroglyphes et les Glyciphages.

Les Sarcoptides avicoles se trouvent surtout entre les barbes des rémiges et des tectrices d'un très-grand nombre d'oiseaux. II ne faut pas les confondre avec le Sarcoptes mutans, découvert par Lanquetin et Ch. Robin dans les croûtes d'une forme de gale observée pour la première fois par Reynal.

Pour étudier ces croûtes, il faut les laisser tremper quelques heures dans un mélange à parties égales d'eau, d'acide acétique et d'alcool. On les dissocie ensuite et on les examine sous un faible grossissement, puis avec le prisme redresseur, on isole les animaux des cellules épithéliales et autres corpuscules qui les accompagnent. (Voy. p. 566 et 336.)

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